« The footballer of Loos »: une anecdote historique (1915).

La tête vidée des horreurs du concours (ne riez pas! Les sujets en partie faux etc., je m’en serai bien passé), reprenons doucement, avec une petite anecdote de la Première Guerre mondiale. Son centenaire approchant à grands, pas, j’en parlerai en effet de plus en plus jusqu’en 2018 (j’ai bien l’intention d’être encore présent avec ce site à cette date!)…

L’Artois et la Champagne: 

Nous sommes donc en septembre 1915. L’Artois et la Champagne s’embrasent, dans la tentative des armées de l’Entente de repousser l’adversaire allemand de la terre de France, terre de France où se battent avec courage de nombreux soldats venant des îles britanniques. Le maréchal French, commandant ces hommes, est alors persuadé qu’il peut l’emporter en utilisant cette nouvelle et terrible arme qu’est le gaz de combat. Il dispose de 60000 hommes répartis en six divisions, sous le commandement de Douglas Haig. En face, un peu moins de la moitié de cet effectif, mais retranché.

La bataille, dont le détail nous importe ici peu, est un demi-succès: les Britanniques ont manqué de munitions pour leur préparation d’artillerie, le gaz moutarde utilisé est en partie revenu sur leur tranchées avec le vent et, si l’objectif (la ville de Loos) est pris, la percée initiale ne put être exploitée. Après quelques jours de combat, les troupes de sa majesté doivent revenir sur leur point de départ.

Frank Edwards. 

Le héros de cette histoire est alors soldat au London Irish Rifles, partie de l’unité de réserve qu’est le London Regiment. Son régiment participa à la majorité des grandes actions de cette guerre, dont la bataille de Loos, volet local de la grande bataille de l’Artois. Or, Edwards est aussi capitaine de l’équipe de Football de son bataillon et pour galvaniser ses hommes, les entraîner en avant, le sous-officier les mène au combat avec son ballon! Imperturbable, il tape dedans en plein no man’s land et son calme stoïcien inspire les soldats qui avancent à ses côtés. Portés par leur élan,ils emportent la ligne adverse et sont décorés pour cette action incroyable. De plus Edwards survit à la bataille et à la guerre. Le ballon est toujours conservé au Royaume-Uni de nos jours et l’événement commémoré tous les ans.

Quand un gradé se rit de la mort, il peut entraîner ses hommes où il le souhaite…

 Bibliographie:

-MURPHY (David) et EMBLETON (Gerry), Irish Regiments in the World Wars, Osprey publishing, Oxford, 2007, 64 p.

Pour en savoir plus (en anglais):

http://www.twickenham-museum.org.uk/detail.asp?ContentID=358

Lady Butler, grande peintre historique (voyez absolument ses tableaux sur Waterloo), a immortalisé l’événement dans la toile que voilà. Crédit photo: dailymail.co.uk/ London Irish Rifles Association

 

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Mes vidéos d’histoire sur youtube:  La chaîne

 

 

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