Garibaldi au secours de la France, 1870-1871: II) En route pour les Vosges !

Une venue difficile

Le moins qu’on puisse dire est que la venue de Garibaldi en France n’est pas chose aisée. Pourtant, il a fait savoir qu’il était volontaire dès le mois de septembre, peut-être pas le 6 comme il l’affirme, mais en tout cas parmi les premiers. Toutefois, la nouvelle République française laisse filer les semaines sans d’abord lui répondre et il le commente amèrement dans ses Mémoires: « en France, on ne veut pas de moi. »

En fait, toute une partie de l’opinion ne souhaite pas qu’il vienne: il est un vieil homme jugé encombrant, voire franchement malsain par les catholiques et les monarchistes qui détestent cet anticlérical destructeur de trônes (Naples notamment)… D’autres refusent d’être commandés par un étranger, sans compter tous ceux qui méprisent plus ou moins ouvertement les Italiens.

Une autre partie de la France va tout de même le décider à venir: ceux qui voient en lui un héros libérateur, un champion de la cause des peuples… Mais aussi les grandes villes opposées aux décisions de Paris, et plus généralement la gauche républicaine et socialiste. Enfin, plusieurs grandes voix comme l’historien Jules Michelet prennent sa défense. Finalement, poussé par quelques amis il débarque à Marseille le 7 octobre 1870.

Garibaldi a Digione, huile sur toile de Sebastiano De Albertis, 1877.

La naissance de l’armée des Vosges

Les difficultés ne s’arrêtent pas là, et peuvent sembler étonnantes, car nous parlons tout de même d’un homme qui vient se mettre à la tête d’étrangers pour secourir un autre pays ! Toutefois, elles sont bien réelles: lorsqu’il arrive à Tours, où le gouvernement est réfugié (voir article précédent), personne n’est là pour l’accueillir, il est mal logé, et plusieurs membres du gouvernement ne cachent pas leur hostilité.

La rupture est évitée de peu et on le charge tout de même de transformer en unité digne de ce nom les quelques centaines d’Italiens réunis pour se battre dans le sud et en Savoie, unité à laquelle d’autres volontaires pourront s’agglomérer. Ces troupes sont chargées de combattre dans l’est et doivent former le cœur d’une future armée baptisée « des Vosges », sous son commandement. Cette solution qui rassemble les étrangers permet de ne pas interférer avec le commandement de l’armée régulière, très pointilleux.

Evidemment, quand Garibaldi arrive sur place, à la mi-octobre, il se retrouve face à des éléments très disparates et peu organisés. La tâche promet d’être rude.

Bibliographie utilisée (qui n’a pas pour but d’être exhaustive):

-MILZA (Pierre), Garibaldi, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2014, 731 p.

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