Garibaldi au secours de la France, 1870-1871: III) L’armée des Vosges s’organise

Comme je l’évoquais en conclusion du dernier article, Garibaldi va devoir donner une allure un tant soit peu militaire aux volontaires qu’il va commander. Ceux-ci sont alors environ 5000, mal vêtus, mal équipés, de plusieurs nationalités, dont des Italiens.

C’est ce dernier groupe qui est en meilleur état. Outre les deux propres fils de Garibaldi, il compte des hommes ayant fait le coup de feu en Italie ces dernières décennies, dans les guerres du Risorgimento, l’unification italienne. Une partie a donc déjà connu le combat, ce qui est toujours appréciable. Pourtant, ce sont loin d’être tous des hommes au passé exemplaire, car beaucoup ont eu des démêlés avec la justice. De plus, on retrouve à leur côté des idéalistes et des artistes, ainsi que des étudiants venus des grandes villes de France et d’Italie, qui n’ont pas d’expérience militaire. Toutefois, très peu d’ouvriers ou de représentants du monde rural, qui se sent moins concerné par cette «cause. »

Image d’Epinal, le fils de Garibaldi et ses hommes à Dijon.

Cette composition arrange et inquiète les Français comme on l’a dit, qui sont réticents à l’idée de tels alliés étrangers et marginaux, mais qui trouvent là le moyen de les concentrer au même endroit et peuvent leur donner des tâches peu reluisantes pour l’armée régulière. Signe évident de ce peu d’intérêt : la hiérarchie militaire de Besançon écrit même au gouvernement pour lui demander de ne pas trop renforcer les troupes de Garibaldi !

Malgré cela, ses forces, regroupées entre le Morvan et l’Alsace en dépit de leur nom « d’armée des Vosges », voient leurs effectifs croître. Elles comptaient seulement 5000 hommes début octobre 1870 comme je l’ai dit plus haut, mais passent à près de 20.000 au début de l’année 1871. Si cela n’est pas négligeable, cette augmentation complique l’entraînement et la cohésion de cette armée, par ailleurs très pauvre en artillerie ou cavalerie. Néanmoins, dès la mi-novembre, elle est engagée au combat.

Garibaldi et ses volontaires

Bibliographie utilisée (qui n’a pas pour but d’être exhaustive):

-MILZA (Pierre), Garibaldi, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2014, 731 p.

On trouvera un récit d’époque de Bordone, proche de Garibaldi, sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64723408.r=

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