Garibaldi au secours de la France, 1870-1871: V) Bilan

Derniers jours sur le front

Les derniers moments de Garibaldi sur le front sont peinés par une affaire encore mal élucidée. En fait, l’armistice a été conclu le 28 janvier avec les Etats allemands, mais il exclut précisément la zone des combats où se trouvent ses troupes. On ne sait pas encore bien si c’est une volonté de Bismarck de s’emparer de Belfort vaillamment défendue par le fameux Denfert-Rochereau, et/ou une manœuvre de certains républicains comme Jules Favre, désireux de se débarrasser du gênant patriote italien.

Toujours est-il que c’est ainsi que Garibaldi le perçoit, mais il parvient à faire retraiter ses troupes en bon ordre vers Chalon-sur-Saône, non sans un affrontement le 31 janvier, contre un ennemi venu en force. Finalement, il laisse le commandement à son fils le 11 février, après avoir été élu député dans plusieurs départements français ! C’est là l’un des derniers « combats » de son existence, puisqu’il se retire progressivement de la vie publique (mais pas totalement) jusqu’à sa mort en 1882.

Garibaldi et sa famille en 1878. Le vieux guerrier va s’éteindre quelques années après, laissant un souvenir impérissable en Italie et au-delà.

Bilan

A l’heure de faire le bilan de sa dernière campagne militaire, on ne peut qu’être impressionné par la vigueur et la ténacité de cet homme usé par les guerres et les rhumatismes. Même s’il lui a fallu souvent commander depuis une calèche, en retrait, si on l’a traité assez mesquinement en France, s’il n’a pas disposé des meilleures unités… Il a su organiser une troupe disparate et en faire un instrument de combat ayant prouvé sa valeur au feu plusieurs fois. Si son action n’a évidemment pas changé le cours de la guerre, très mal engagée par ailleurs, elle offre quelques beaux faits d’armes et, on l’a vu, a suscité une vive colère de Bismarck.

Il n’en reste pas moins que son souvenir est perpétué en France par quelques associations à l’heure actuelle. De plus, les images et plaques que j’ai pu vous montrer témoignent de la mémoire encore présente de son engagement aux côtés des Français pendant l’une des guerres les plus désastreuses de leur histoire, et ce malgré ses démêlés passés avec les soldats de Napoléon III.

Bibliographie utilisée (qui n’a pas pour but d’être exhaustive):

-MILZA (Pierre), Garibaldi, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2014, 731 p.

On trouvera un récit d’époque de Bordone, proche de Garibaldi, sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64723408.r=

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