Musée de la Libération de Paris/Musée du général Leclerc/ Musée Jean Moulin (Denfert-Rochereau)

Le musée

Longtemps présent dans le haut de la gare Montparnasse, le triple musée dédié au maréchal Leclerc, à Jean Moulin et à la Libération de Paris restait un peu difficile d’accès et pas forcément connu. Riche, plutôt bien fait et présentant des pièces rares et intéressantes, il constituait tout de même un espace muséal de la Ville de Paris de grande qualité. Or, pour coïncider avec l’anniversaire de la Libération de Paris en 2019 il a été déplacé dans un nouvel espace près des Catacombes et de la place Denfert-Rochereau. Le lieu est plus central, plus vaste et plus historique aussi car c’est là que se trouvait le PC du colonel Rol-Tanguy, PC que l’on peut d’ailleurs visiter désormais. Un musée qui fait peau neuve c’est toujours intéressant. Voyons donc ce qu’il en est.

Le site: 

http://www.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr/

PHOTOS DE L’AUTEUR, 7 MARS 2020

Mon avis

Mon avis est hélas plutôt négatif. Les trois collections auparavant bien séparées et que l’on pouvait suivre une à une ont été rassemblées dans le même parcours. Le tout avec beaucoup d’ajouts sur la vie en France entre 1939 et 1944, sur le régime de Vichy et la Résistance. Si bien qu’on s’y perd, que le cœur de cible est noyé dans des généralités sur la Seconde Guerre mondiale, bien que les pièces ne soient pas inintéressantes. Je le disais, le nouveau parcours mêle les trois d’avant: on passe par exemple d’une salle consacrée à Moulin à une autre sur la colonne Leclerc en Afrique, deux histoires pourtant bien distinctes et sans peu de rapports. Un néophyte s’y perdra, un habitué tiquera. Je n’ai pas non plus retrouvé des pièces essentielles présentes dans l’ancien musée, comme le fanion de la compagnie saharienne italienne de Koufra, pris à l’ennemi. Toutefois, peut-être ai-je mal regardé ?

La muséographie est très contemporaine, avec beaucoup plus de textes que d’objets… De textes d’ailleurs très mal traduits en anglais, ce qui est toujours gênant même si cela n’affecte pas le francophone.  De plus, pour un musée consacré à Leclerc, et à la Libération de Paris, je trouve qu’on manque singulièrement d’objets militaires, comme si c’était honteux d’en montrer. Très peu d’armes, d’uniformes, de casques, de mannequins ! D’ailleurs, la Libération de la capitale en elle-même est le parent très pauvre de ce parcours, avec une unique salle (!) sans vraiment d’objets et un écran de projection en relief, cassé en plusieurs parties qui empêchent de suivre réellement l’image. C’est très déroutant.  Aucun mannequin de FFI, de soldat allemand, d’armes utilisées par la population parisienne…

Bref, si d’intéressantes pièces sont présentées et que la gratuité permet d’en profiter simplement, l’organisation du musée laisse à désirer. Sans céder au « c’était mieux avant », je regrette qu’on perde en lisibilité, en nombre d’objets et que les aspects purement militaires soient presque absents, ce qui est un comble et justifie le peu de photos que j’ai à vous montrer.

Leclerc sur le front en 1940, il est capitaine. Le cartel ne précise pas l’unité, le lieu, la date précise… Si bien qu’il est difficile de suivre.

Pistolet « Radom » d’origine polonaise ayant été utilisé par Rol-Tanguy. Celui-ci l’a sans doute pris à un Allemand, car ceux-ci utilisaient cette arme comme prise. On peut en voir un autre au musée de Bayeux.

Des faux papiers de Jean Moulin, nommé ici Joseph Mercier.

Boîte d’allumettes de Jean Moulin, dans laquelle il cachait des photographies microfilmées.

Valise parachutée de Jean Moulin lors de son retour de Londres en mars 1943. On se demande encore si la poignée contient ou non des documents, mais cela n’a pas été vérifié.

Calendrier de l’Afrika Korps capturé par la colonne Leclerc.

Casque du Français Libre Raymon Bergère, tué par un soldat italien le premier mars 1942. On voit bien le trou de la balle. C’est un modèle 1935 des troupes motorisées.

Leclerc et le fanion capturé à Koufra. Il était visible et je ne l’ai pas revu dans le musée…. À creuser.

Objets personnels de l’équipage d’un char carbonisé le 11 août 1944. On distingue des pièces, un insigne, une clé, des plaques d’identification.

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