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L’ouvrage-abri de Hatten: la ligne Maginot en Alsace

L’Alsace et la Moselle ont vu l’essentiel des ouvrages de la ligne Maginot y être construits. Ainsi, sur le territoire de la petite commune de Hatten, pas moins de 19 fortifications de toutes tailles (casemates d’infanterie, observatoire, abri…) ont été implantés. Je vous propose cette fois la visite de l’abri, dont les 28 pièces souterraines permettaient à l’équipage (nom des garnisons de la ligne) de vivre en autarcie sous le sol. Le site du musée (qui offre aussi des salles consacrées aux combats de la Libération en Alsace, en 44-45). Photos de l’auteur.

http://www.abrihatten.fr/musee.html

 

L’entrée de l’abri, côté regardant vers la France. Il est protégé par des cloches GFM (guetteur fusil-mitrailleur), des portes blindées, des FM sous masque et un fossé. Photo de l’auteur.

Vision rapprochée de la cloche blindée. Photo de l’auteur.

Un des interrupteurs Alsthom à l’intérieur. L’autarcie pouvait être complète: citernes d’eau, centrale électrique système de désenfumage… Photos de l’auteur.

Les chambrées. Photo de l’auteur.

Le système de ventilation. Photo de l’auteur.

Vue de la cuisine. Photo de l’auteur.

L’escalier menant vers la cloche vue plus haut. Photo de l’auteur.

La citerne d’eau. Photo de l’auteur.

Autres ouvrages Maginot ici:

https://antredustratege.com/2015/07/22/apercu-de-la-maurienne-militaire-1940-1944-45/

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L’Alsace-Lorraine dans la Grande Guerre: III) La guerre de position

Des combats coûteux et peu décisifs

Une fois le front stabilisé, il resta pratiquement tel quel jusqu’à la terrible année 1918. Les combats, quoique très violents et tout sauf sporadiques, ne permirent pas à l’un des deux camps de l’emporter, comme dans les autres secteurs de la guerre à l’ouest d’ailleurs. Quelques lieux emblématiques concentrèrent les plus grands affrontements, notamment le Lingekopf et le Hartmannwillerskopf, sommet d’importance dans les Vosges alsaciennes. Là, en montagne et dans des conditions épouvantables, Français et Allemands se firent face. Y creuser des tranchées, régler les tirs d’artillerie, passer à l’assaut et tout simplement communiquer était rendu difficile par le relief et le climat semi-continental, chaud en été et froid en hiver. Des offensives allemandes et françaises s’y succédèrent durant l’année 1915 pour le contrôle de l’éperon stratégique, qui permettait de bien observer la plaine d’Alsace. Les chasseurs français s’y illustrèrent particulièrement et les pertes totales furent de 30.000 hommes. Cela est certes bien moins « impressionnant » que les batailles comme Verdun mais masque la dureté des engagements, que les monuments, cimetières et vestiges permettent de mieux appréhender encore aujourd’hui.

Après cela, plus aucune attaque de grande envergure ne fut tentée dans la région, et l’on peut faire le même commentaire pour l’Argonne, où les Français avaient attaqué (combats en 1914 et 1915): ils furent repoussés par les défenseurs allemands. Une chanson allemande nommée Argonnerwaldlied évoque d’ailleurs ce front. Enfin, notons tout de même l’installation, en Lorraine cette fois, d’un canon allemand à longue portée qui bombarda Nancy entre 1916 et 1917, avant d’être réduit au silence par les avions français. Nous le verrons, d’importants combats reprirent en 1918 seulement.

 

Mitrailleuse allemande Maschinengewehr modèle 1908. Elle fut allégée en 1915 pour une autre version. C’est un matériel fiable et robuste. Objet conservé au fort de Mutzig. Photo de l’auteur. https://antredustratege.com/2015/09/21/le-fort-de-mutzig-alsace-reportage-photo/

Tranchées au Hartmannswillerkopf, haut-lieu des combats. Photo de l’auteur. http://www.memorial-hwk.eu/

Tranchées au Hartmannswillerkopf, haut-lieu des combats. Photo de l’auteur. http://www.memorial-hwk.eu/

Ouvrage au Hartmannswillerkopf, haut-lieu des combats. Photo de l’auteur. http://www.memorial-hwk.eu/

La situation à l’arrière, côté allemand

Par contre, ne l’oublions pas, une très grande partie des départements annexés en 1871 resta sous côté allemand entre 1914 et 1918. Ceux-ci durent donc vivre la difficulté d’être à la fois zone de combats et arrière immédiat du front, par où transitaient munitions, ravitaillement, blessés et renforts allemands, ainsi que les prisonniers français (on a dit le rôle de la place de Metz plus haut). Les transferts vers et hors de l’Allemagne y étaient plus faciles que pour les soldats stationnés dans les Flandres, où les lignes de communications étaient plus longues.

Côté humain, les mobilisés dans cette « terre d’Empire » (Reichsland) furent 380.000, dont une très grande partie fut envoyée en Russie pour éviter la fraternisation avec les Français, ce qui put arriver. De plus, l’Empire allemand intensifia de manière très importante la germanisation après l’entrée en guerre, interdisant totalement l’usage du français et confisquant les biens possédés sur place par des ressortissants de la République. La censure fut totale et la vie de plus en plus difficile à mesure que la guerre se poursuivait. Les réquisitions augmentèrent, les pénuries et rationnements aussi alors que le statut futur de l’Alsace-Lorraine était fermement débattu dans les cercles du pouvoir. Jamais élevée au rang d’Etat comme la Saxe ou la Prusse, elle restait en fait une terre de « seconde zone » appartenant à tous les Etats allemands. Bref, les années de guerre furent difficiles pour les Alsaciens et les Mosellans. 

Le Hartmannwillerskopf. Interprété par la fanfare du 13e bataillon de chasseurs alpins. 

Bibliographie:

-ROTH (François), Alsace-Lorraine. Histoire d’un « pays perdu » de 1870 à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2016, 222 p.

-Informations glanées lors de la visite de nombreux forts et musées, dont:

https://antredustratege.com/2017/10/12/le-fort-rapp-moltke-reichstett/

https://antredustratege.com/2015/09/21/le-fort-de-mutzig-alsace-reportage-photo/

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Le volet militaire de la National Portrait Gallery (Londres)

Au cœur de Londres se cache la très riche National Portrait Gallery. Gratuite et très dense, elle permet de revisiter l’histoire britannique par le portrait. J’en présenterai ici quelques-uns, évidemment liés à la thématique militaire. Photos de l’auteur. 

Le site:

https://www.npg.org.uk/

Il s’agit de « Bonnie Prince Charlie » dont j’avais longuement parlé et là peint par le Français Blanchet en 1738. Les articles sur la question: https://antredustratege.com/?s=bonnie+prince+charlie&submit=Recherche Photo de l’auteur.

Le roi George IV en prince de Galles, artiste inconnu (vers 1815). Peu marquant aux yeux de la postérité, ce monarque fut longtemps dans l’ombre du très long règne de George III, obscurci par sa folie. Il régna de 1820 à 1830 et ne laissa pas un immense souvenir, notamment à cause de sa vie dissolue. Photo de l’auteur.

Herkomer (portrait) et Goodall (arrière-plan) ont là réalisé un intéressant tableau (1890) sur la figure de Kitchener, qui œuvra notamment au Soudan pour réprimer la révolte du Madhi (bataille d’Omdurman) . Il termina sur des affiches de propagande et comme ministre de la guerre durant la Première Guerre mondiale, avant de mourir dans un accident de bateau en 1916. Photo de l’auteur.

Le même Herkomer signe là un portrait de Baden Powell, officier en milieu colonial à la fin du XIXe siècle et le fameux créateur des Scouts. Le mot signifie d’ailleurs « éclaireur » en anglais. Photo de l’auteur.

Détail d’un tableau de Barker (1859) qui représente la délivrance de Lucknow durant la grande mutinerie de 1857 en Inde. La ville a été libérée de son siège. A lire sur la question le livre de Saul David. Photo de l’auteur.

Détail d’une toile de Jerry Barrett qui représente Florence Nightingale visitant des blessés de la guerre de Crimée à Scutari. Cette femme fit énormément pour le soulagement de ceux-ci et montra que le monde militaire n’était pas réservé qu’aux hommes, même s’il fallut encore bien du temps pour que les mentalités se mettent à évoluer plus clairement . Photo de l’auteur.

C’est au tour de la reine Victoria de se rendre au chevet de ses soldats, encore à l’occasion de la guerre de Crimée. La toile date de 1856 et est du même peintre que précédemment. Sur cette reine, lire la belle synthèse de Philippe Chassaigne.

Lavery représente ici la famille royale en 1913, avec le roi George V, son épouse, son fils Edouard et sa fille Mary. A noter que le futur George VI n’est pas présent sur la toile. Photo de l’auteur.

Churchill bien entendu, infatigable homme politique représenté tel qu’il était en 1916 par Orpen. Il venait de se retirer de l’amirauté après le désastre des Dardanelles, bien qu’il ne fût pas responsable de tout. A lire à ce sujet, la superbe biographie de François Kersaudy, et celle de François Bédarida.

On voit ici Churchill avec d’autres hommes d’Etat de la Première Guerre mondiale (dont Lloyd George) et des officiers, le tout dans le détail d’une toile de Guthrie.

Dans ce détail d’une oeuvre de 1921, Cope représente les officiers de la Royal Navy ayant commandé durant la Première Guerre mondiale, du moins les plus importants. Photo de l’auteur.

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L’Alsace-Lorraine dans la Grande Guerre: II) Les combats de 1914 et l’arrêt de la guerre de mouvement

Après avoir présenté la situation de l’Alsace-Lorraine en 1914, et rappelé que c’était avant tout un terme administratif allemand, nous allons à présent nous intéresser aux combats de cette première année de guerre. Les deux « provinces perdues » virent en effet les armées française et allemande s’y affronter durement dans la chaleur de l’été, avant que le front ne se stabilise, ce qui mit fin à l’épisode bien connu de la guerre de mouvement, d’ailleurs bien plus meurtrière que les mois qui la suivirent.

Les combats de l’été 1914

Dès le début de la guerre, le gouvernement allemand interdit les journaux d’expression française en Alsace-Lorraine, procéda à l’arrestation des personnalités les plus anti-allemandes et mobilisa les soldats issus de ces régions, à l’instar de ceux qui provenaient du reste de l’Empire. Or, les insoumis furent rares et cette opération se passa dans le calme. La France, elle, en vertu de ses orientations militaires décidées avant guerre, le fameux « plan XVII », attaqua rapidement en direction de l’Alsace-Lorraine: à la fois dans la région de Metz et plus au sud, pour déboucher dans la plaine d’Alsace.

Ces premières opérations constituèrent des succès pour les armes françaises, puisque la résistance ennemie fut maigre les premiers jours. Alors que certains soldats d’un régiment de Saverne passèrent même du côté français, d’importantes villes comme Mulhouse ou Sarrebourg furent un temps occupées. Les réactions locales furent mitigées: plutôt bien accueillis dans les villages restés francophones de Lorraine, les soldats de la République se comportèrent aussi en occupants ailleurs, arrêtant des personnes gênantes et bientôt dirigées vers l’intérieur de la France.

De plus, l’armée allemande était loin d’être vaincue et procédait en fait à sa concentration, avant de partir à l’offensive, ce qui intervint dès le 18 août 1914. Les Français furent rapidement bousculés, souvent rejetés sur la frontière de 1871, voire au-delà. En Lorraine, Nancy ne fut sauvée que grâce à la défense tenace menée de main de maître par le général de Castelnau.

Certains cavaliers français portent encore des cuirasses en 1914 ! Vitrine au musée du fort de Mutzig, photo de l’auteur.

Les fameuses pipes et chopes allemandes…. Musée de Mutzig, dans le fort. Photo de l’auteur.

Assiette commémorative allemande, musée dans le fort de Mutzig, photo de l’auteur.

Képi français du 105e RI, qui combattit dans la région. Photo de l’auteur, musée dans le fort de Mutzig.

La stabilisation du front

En fait, comme partout ailleurs sur le front de l’ouest, le front se stabilisa rapidement, notamment après la victoire française de la Marne, début septembre et qui permit de protéger Paris. Bientôt, incapables de percer  face à la puissance des mitrailleuses ainsi que des canons à tir rapide comme les 75 et 77 mm respectivement français et allemand, les soldats s’enterrèrent dans des tranchées pour se protéger des balles et surtout des éclats d’obus.

Si elles n’étaient au départ que des trous faits à la va-vite, elles se perfectionnèrent rapidement, inaugurant une forme de guerre inédite à cette échelle. En Alsace, les Français avaient gardé la région de Thann et d’Altkirch, où vivaient 55.000 habitants, le reste des deux départements restant aux mains des Allemands. En Lorraine, ces derniers avaient efficacement repoussé leurs ennemis, et le front se situait bien souvent sur le territoire français, au-delà de la frontière fixée par le traité de Francfort. Ainsi, la richesse minière et industrielle de Meurthe-et-Moselle était-elle perdue pour Paris.

De plus, Metz, conservée par l’Empire, gardait sa fonction dissuasive et demeura jusqu’à la fin de la guerre une zone arrière très importante pour Berlin, qui s’en servit comme dépôt de munition et plate-forme de transit pour ses troupes.

Bibliographie:

-ROTH (François), Alsace-Lorraine. Histoire d’un « pays perdu » de 1870 à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2016, 222 p.

-Informations glanées lors de la visite de nombreux forts et musées, dont:

https://antredustratege.com/2017/10/12/le-fort-rapp-moltke-reichstett/

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Visite de la citadelle d’Arras

Bâtie par Vauban, la citadelle d’Arras est l’une de nombreuses œuvres du génial maréchal, qui ceint la France d’une « ceinture de fer » sous Louis XIV. Loin d’être la plus connue, elle fut dès le début surnommée « La belle inutile » car Arras ne connut pas de siège en règle après sa construction. Toutefois, elle aura été lieu de garnison, de mémoire, d’horreurs car on y vit des exécutions de résistants durant la Deuxième Guerre mondiale. De plus, sa relative « inutilité » est finalement une chance pour nous car elle a été préservée et non modifiée comme certaines le furent au XIXe siècle du fait des progrès de l’artillerie. Elle abrite aujourd’hui des services administratifs, des événements culturels et se visite gratuitement. Photos de l’auteur.
Plus d’informations:

Les murs en étoile à la Vauban, qui permettent d’offrir de multiples angles de tir et gênent l’avancée ennemie. Les fossés peuvent être également inondés, grâce à la présence de la rivière Crinchon. Photo de l’auteur.

Les murs en étoile à la Vauban, qui permettent d’offrir de multiples angles de tir et gênent l’avancée ennemie. Les fossés peuvent être également inondés, grâce à la présence de la rivière Crinchon. Photo de l’auteur.

L’entrée, près de la rivière Crinchon, qui servit à inonder les fossés. Photo de l’auteur.

Le bâtiment où logeait le gouverneur, dans la citadelle. Photo de l’auteur.

Près de la place d’armes. Photo de l’auteur

Le clocher de la chapelle, construite en 1673 et restaurée sous Napoléon III. C’est aujourd’hui un mémorial pour les soldats du génie morts à l’ennemi. Photo de l’auteur.

A la gloire des armes de la France, détail de la façade de la chapelle. Photo de l’auteur.

A la gloire des armes de la France, détail de la façade de la chapelle. Photo de l’auteur.

La place d’armes. Photo de l’auteur.

Les murs. Photo de l’auteur.

Vue depuis le chemin de ronde. Fossés et autres parties herbues sont aujourd’hui tondus par des animaux. Photos de l’auteur.

L’exposition sur Napoléon, à Arras:

https://antredustratege.com/2018/10/22/napoleon-images-de-la-legende-exposition-a-arras/

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L’Alsace-Lorraine dans la Grande guerre : I) La situation en 1914

Terme administratif allemand, l’expression « Alsace-Lorraine » (ElsaßLothringen) renvoie en fait aux trois départements français annexés en 1871: Haut-Rhin, Bas-Rhin et Moselle. Ainsi, une partie de la Lorraine resta française, et il en fut de même pour le territoire de Belfort, détaché de l’Alsace et demeuré, du fait de sa défense tenace, dans le giron de la République. Or, l’opinion française ne sut jamais se résoudre à la perte de ces territoires vus comme des « provinces perdues ». Si la perspective d’une guerre de revanche pour les récupérer ne fut en fait jamais très sérieuse, dès que la Première Guerre mondiale éclata, la situation changea et ils devinrent très tôt un but de guerre essentiel pour Paris, ce qu’on s’attachera à expliquer ici.

Une frontière assez ouverte mais surveillée

Installé dans la région depuis 1870, l’Empire allemand avait entrepris très rapidement d’administrer et de germaniser (sans succès complet) le territoire reçu par le traité de Francfort de l’année suivante. Pourtant, la nouvelle frontière avec la France n’était pas hermétique, contrairement à une idée reçue. Longue de 285 kilomètres, elle était matérialisée par des poteaux-frontière assez impressionnants, et souvent arrachés, et il fallait bien se soumettre à des contrôles, mais ceux-ci n’étaient pas rédhibitoires. D’ailleurs, si l’Empereur Guillaume II avait instauré un passeport spécial pour la franchir en 1887, il l’annula dès 1891.

Ainsi, les Alsaciens et Mosellans ayant fait le choix de rester Français en 1871 se rendaient-ils souvent dans leur ville ou village d’origine et ce sans grand problème. C’est par exemple le cas du peintre Jean-Jacques Henner, dont la carrière parisienne ne doit pas faire oublier les origines alsaciennes et rurales. Il est connu pour son fameux tableau Alsace. Elle attend (1), personnification saisissante de cette région. Les Allemands, dans l’autre sens, pouvaient aussi se rendre en France, bien que ce fût plus compliqué pour les militaires en service, ce qui est assez compréhensible.

Toutefois, de la Suisse au Luxembourg, cette frontière était surveillée. Un climat « d’espionnite » aiguë régnait alors, dont on a du mal à saisir l’ampleur de nos jours. Dans les gares et villages frontaliers une vraie guerre de renseignement se livrait, réelle comme supposée. Commissaires de police aux fonctions spéciales, douaniers et militaires tentaient de recueillir des informations sur les fortifications, mouvements de troupes et situation économique de l’autre côté de la barrière.

Quelques affaires émaillèrent ainsi les relations franco-allemands, comme celle de Schnaebélé, fonctionnaire français attiré dans un traquenard par un homologue allemand en 1887, sous prétexte d’échanger des informations. Arrêté par les autorités allemandes au motif d’espionnage, il fut finalement relâché après qu’une émotion intense eut soulevé la France et fait croire, un instant, à une déclaration de guerre.

L’entrée du fort Rapp-Moltke de Reichstett, ceinture de Strasbourg. Photo de l’auteur.

Dans les fossés du fort. Photo de l’auteur.

Dans les fossés du fort. Photo de l’auteur.

L’une des coupoles d’observation d’artillerie. Photo de l’auteur.

Le fort de Mutzig. Photo de l’auteur.

Les machines du fort de Mutzig. Photo de l’auteur.

L’une des coupoles de tir du fort de Mutzig. Photo de l’auteur.

Les pièces d’artillerie du fort de Mutzig. Photo de l’auteur.

Un territoire fortifié 

De plus, l’Alsace-Lorraine allemande est, en 1914, un territoire fortifié, bien défendu et terre de garnison. A la fois car elle constitue la frontière avec la France, mais aussi car elle est perçue comme une marche défensive par l’Allemagne. Le chancelier Bismarck l’avait lui-même avoué dans une lettre à l’impératrice Eugénie, femme de Napoléon III (2). Les considérations d’ordre culturel, consistant à dire que cette annexion avait été réalisée pour retrouver un rameau du peuple germanique séparé de son tronc se révèlent en fait être des prétextes masquant une volonté politique et militaire: en cas de nouvelle attaque française, c’est l’Alsace et la Moselle qui seraient les premières touchées, pas l’autre rive du Rhin.

Cela n’empêcha pas l’Allemagne d’investir énormément dans ce territoire, d’y bâtir, et l’Empereur Guillaume lui-même de l’apprécier. On connaît notamment son intérêt, certes orienté, pour le Haut-Koenigsbourg (3). Néanmoins, cet espace avait une vocation de « marche » certaine. Voilà pourquoi de nombreuses casernes y avaient été construites, à la fois pour matérialiser une présence militaire réelle, mais aussi car les soldats étaient un bon vecteur de germanisation. Les villes de Metz et Strasbourg, elles, furent dotées d’une ceinture de forts très modernes et destinés surtout à dissuader la France d’attaquer. Signe de l’évolution des temps, ils étaient semi-enterrés, pour lutter contre les progrès de l’artillerie. Parmi eux, on peut citer celui de Reichstett, autour de Strasbourg. Les débouchés des Vosges, eux, furent dotés d’ouvrages devant arrêter les troupes françaises, car la ligne du massif n’était par entièrement protégée. L’un des plus impressionnants est celui de Mutzig (voir plus bas), qui inspira indirectement la ligne Maginot.

Or, dès les premiers jours de la guerre, une partie de ce territoire connut des combats.

Notes: 

(1) : http://www.musee-henner.fr/collections/l-alsace-elle-attend

(2): Le point sur la question ici: https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/articles/une-chronique-de-thierry-lentz-limperatrice-le-tigre-et-le-retour-de-lalsace-lorraine-en-1918

(3) : https://antredustratege.com/2014/01/20/le-chateau-du-haut-koenigsbourg/

Bibliographie:

-ROTH (François), Alsace-Lorraine. Histoire d’un « pays perdu » de 1870 à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2016, 222 p.

-Informations glanées lors de la visite de nombreux forts:

https://antredustratege.com/2017/10/12/le-fort-rapp-moltke-reichstett/

https://antredustratege.com/2015/09/21/le-fort-de-mutzig-alsace-reportage-photo/

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Imperial War Museum (Londres)

Quelques clichés de L’Imperial War Museum de Londres. Refait il y a peu, il arbore une muséographie déroutante: très peu d’objets, pas d’uniformes (!), plus vraiment de chronologie, des expositions son et lumière n’ayant aucun rapport avec l’armée britannique, rien d’avant 1914. Bref, une déception, heureusement tempérée par quelques intéressantes pièces que voici.  Photos de l’auteur.

https://www.iwm.org.uk/visits/iwm-london

Filtreur d’air utilisé dans les abri antiaériens durant les bombardements allemands de Londres. On peut le faire fonctionner en pédalant en cas de manque d’électricité. Photo de l’auteur.

Torpille allemande GE7 T3. Utilisée à partir de 1942, elle fonctionne avec un moteur électrique qui la rend invisible, contrairement aux premiers modules à air compressé, qui laissaient des bulles dans leur sillage. Photo de l’auteur.

Sous-marins de poche italien utilisés pour attaquer les navires depuis les profondeurs. Les pilotes approchaient et laissaient une ogive sur la coque du navire comme à Alexandrie en décembre 1941. Deux cuirassés furent sérieusement endommagés, ce qui impressionna jusqu’à Churchill. Photo de l’auteur.

Cockpit d’un Lancaster utilisé dans le 467 Squadron de la RAF, avec une bonne partie de l’équipage d’origine australienne. Entré en service en 1942, c’est un bombardier plutôt efficace. Photo de l’auteur.

Zoom sur une lunette de visée d’un fusil soviétique Mosin-Nagant 1891/30. Arme d’origine belgo-russe, elle fut raccourcie en 1930 et est le principal fusil de l’armée rouge jusqu’en 1945. Photo de l’auteur.

Moto BMW de l’armée allemande, armée d’une mitrailleuse MG-34. Ces unités servent pour la reconnaissance et le transport de messages. Photo de l’auteur.

Rien de moins que la « Humber » de commandement de Montgomery en 1942 en Egypte. Célèbre officier britannique, il fut l’adversaire de Rommel mais il a beaucoup exagéré son rôle dans la guerre. Photo de l’auteur.

Panneau indiquant un champ de mine italien dans le désert d’Afrique du Nord. Photo de l’auteur.

Canon britannique de 25-pounder, peint en couleur sable. Cette pièce servit lors de la fameuse bataille d’El-Alamein. Photo de l’auteur.

Le « spitfire », rien à ajouter. Photo de l’auteur.

L’entrée du musée, avec d’impressionnants canons navals. Photo de l’auteur.

Veste de costume provenant de stocks de démobilisation. Les soldats britanniques étaient renvoyés chez eux avec un habit civil. Photo de l’auteur.

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William Wallace, le personnage et son mythe : VI) Bilan et postérité

Bilan des actions de William Wallace

Au final, « l’épopée » de Wallace n’eut pas d’immenses conséquences dans la route de l’Ecosse vers l’indépendance. Ses succès, parfois retentissants, n’ont été que de très courte durée et il n’a pas su unifier derrière lui une société profondément divisée et même marquée par une guerre civile, on l’a vu. La victoire finale ne vint qu’après et est surtout l’oeuvre de Robert Bruce. Comme l’écrit Michel Duchein à son sujet: « Robert Bruce n’était pas Wallace. Dans ses veines coulait le sang royal et il avait, en tant que grand seigneur, quantité de vassaux et de fidèles prêts à le suivre. » (op. cit. p. 147).

Wallace ne fut « qu’un » chef de guerre, doué, qui put rassembler, il est vrai, de nombreux partisans à certains moments malgré sa basse extraction, gagner d’importantes victoires. Toutefois elles restèrent sans lendemain et ses actions furent accompagnées de grandes violences, et mêmes d’actes cruels vis-à-vis de ses ennemis anglais. Pourquoi est-il donc resté si célèbre ? Tout d’abord car dès l’époque, sa mise à mort particulièrement atroce et longue a suscité beaucoup de sympathie et de compassion pour lui, au point d’en oublier ses aspects les moins reluisants. De plus, il a été redécouvert à la fin du XVIIIe siècle et surtout au XIXe siècle, époque où l’Ecosse redécouvre son passé, y compris grâce à la reine Victoria, mais souvent en le fantasmant. Les écrits de Walter Scott, les poésies de Robert Burns et les immenses monuments dont vous avez pu voir quelques photos ont fait beaucoup pour fixer dans les mémoires certains épisodes de l’histoire écossaise.

Enfin, le film de 1996 dont il va être question un peu plus loin a ramené sur le devant de la scène ce personnage, en lui faisant endosser un rôle beaucoup plus important qu’il ne le fut en réalité. Le bon côté est que cela a donné envie à beaucoup de gens de s’intéresser à cette époque… Et le moins bon est que cette production est hélas de « valeur historique à peu près nulle » (Michel Duchein, op. cit. p. 144). Encore une fois, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas la regarder, loin de là, mais être conscient qu’elle est tout sauf proche des événements qui se sont réellement déroulés.

Statue de Robert Bruce, Stirling. Photo de l’auteur (2016)

Monument à William Wallace. Erigé en 1869 à Stirling. Plus d’informations: https://www.nationalwallacemonument.com/francais/ Photo de l’auteur, 2016.

Film et réalité, fiction et histoire 

On l’a donc vu, le William Wallace historique est assez loin de l’image qu’en donne le cinéma américain. Si les Écossais ont alors une réelle prise de conscience de leur identité, ils ne sont pas non plus animés d’un nationalisme tel que le montre le film, plus proche des réalités étasuniennes d’aujourd’hui que du Moyen-Age. On notera tout de même que l’année 1320 voit être produite la déclaration d’Arbroath, texte fondateur qui est une farouche déclaration d’indépendance écossaise. Or, fait significatif, si elle répète toutes les avanies réelles ou supposées perpétrées par les rois d’Angleterre, elle ne cite justement pas Wallace (ni Baillol et toutes les compromissions des seigneurs écossais avec l’Angleterre) !

De plus, Mel Gibson lui prête même une relation avec l’épouse d’Edouard II d’Angleterre, incarnée par Sophie Marceau. Sans doute est-ce issu d’une volonté, louable, de donner de la consistance à un personnage féminin, dans une histoire qui n’en comporte que peu. Hélas, outre des erreurs de date, c’est tout sauf historique:  rien ne se produisit entre eux, qui ne se rencontrèrent pas…

Enfin, le personnage de Robert Bruce est clairement caricatural dans le film. Si l’on a vu ses incohérences et sa soif de pouvoir, son attitude pro-anglaise durant une partie de sa vie, il est rendu plutôt lâche voire traître à Wallace dans le film. D’ailleurs, ses relations avec celui-ci son assez mal connues, et c’est bel et bien lui qui devient souverain d’Ecosse et sécurise son indépendance après la grande victoire de Bannocknurn en 1314, soit des années après l’exécution du vainqueur de Stirling (1305).

Bibliographie consultée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive):

-DUCHEIN (Michel), Histoire de l’Ecosse. Des origines à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2013, 797 p.

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« Napoléon : images de la légende », exposition à Arras

En attendant de terminer avec William Wallace, je vous propose quelques clichés d’une magnifique exposition consacrée à Napoléon au musée des Beaux-Arts d’Arras. Lié à Versailles depuis 2011, il accueille des œuvres d’habitude parquées dans les réserves du château et peu visibles. Photos de l’auteur.

https://napoleon.versaillesarras.com

Bronze argenté de Louis Rochet de 1857, il représente le jeune Bonaparte élève à Brienne. Beaucoup d’œuvres de ce style furent commandées par Napoléon III pour accentuer le lien entre les deux Empires. Photo de l’auteur.

Toile de 1793 de Bertaux présentant la chute des Tuileries le 10 août 1792, qui met fin à la monarchie. Bonaparte y assista, sans y prendre de réelle part. On voit bien les gardes suisses, tués en accomplissant leur devoir. Photo de l’auteur.

Charles Bonaparte, tel que peint par Girodet en 1805. Le père de Napoléon, mort en 1785, ne put constater l’ascension fulgurante de son fils. Photo de l’auteur.

Lejeune, dont il sera souvent question, est l’un des peintres de bataille (il fut aussi militaire) les plus célèbres de la période. Il représente là la bataille de Lodi en 1796, vrai premier grand succès de Bonaparte, après le siège de Toulon. On voit là le détail du commandement. Photo de l’auteur.

 

Détail, avec l’artillerie française. Photo de l’auteur.

On retrouve Lejeune et Marengo dans une toile de 1801. La bataille, très mal engagée, est finalement un succès français. Détail avec le commandement français et Napoléon. Photo de l’auteur.

Important tableau de Thévenin sur la prise de Ratisbonne en 1809 durant la campagne d’Allemagne qui finit par Wagram. Photo de l’auteur.

Détail, avec l’attaque des murs. Photo de l’auteur.

Gigantesque tableau de Thévenin montrant la reddition d’Ulm. L’importante garnison autrichienne, complètement encerclée par une manœuvre de génie se rend en octobre 1805. Là on voit le détail bien connu du commandement autrichien se rendant à Napoléon. Photo de l’auteur.

Détail, l’armée française observe la ville. Photo de l’auteur.

Détail, la reddition de l’armée autrichienne. Photo de l’auteur.

Les Autrichiens rendent les armes. Photo de l’auteur.

Lejeune nous présente les terribles combats d’Espagne dans un tableau bien connu sur Saragosse, réalisé en 1827. Photo de l’auteur.

Ils se concentrent ici dans le cloître d’un couvent. Photo de l’auteur.

Monfort réalise ici une copie d’un très très célèbre tableau de Vernet représentant les adieux de Napoléon à Fontainebleau. « Adieu, mes enfants ! je voudrais vous presser tous sur mon coeur ; que j’embrasse au moins votre drapeau !  » https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/articles/les-adieux-de-fontainebleau-a-la-vieille-garde-20-avril-1814/ Photo de l’auteur.

Andrieux représente ici, dans un tableau un peu moins connu, la charge des cuirassiers français à Waterloo. Le champ de bataille: https://antredustratege.com/2016/07/14/decouverte-du-champ-de-bataille-de-waterloo/

Et pour conclure, un bronze de Seurre de 1834 ! Photo de l’auteur.

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William Wallace, le personnage et son mythe : V) La capture et la mise à mort

Les conséquences de la guerre civile écossaise

On l’a vu précédemment, les chefs écossais se trouvent être incapables de s’entendre entre eux, malgré la mise au point d’une structure de commandement plutôt unifiée. Leurs divisions qui tournent à la guerre civile sont une catastrophe pour leur cause, d’autant plus que le roi d’Angleterre, qui a signé un traité de paix avec la France en 1303 n’a plus de combats à mener sur le continent. Très vite, il peut à nouveau porter ses efforts vers le nord.

Le château de Stirling, haut-lieu de la résistance à Edouard 1er en 1304. Il a été modifié depuis… Photo de l’auteur (2016).

Le château de Stirling, haut-lieu de la résistance à Edouard 1er en 1304. Il a été modifié depuis… Photo de l’auteur (2016).

 

A l’été de cette même année, il franchit donc le Forth à la tête de son armée. Puis, il s’empare de toutes les villes qui lui résistent, dont le château de Stirling un an plus tard, ultime lieu de défense avant les hautes terres du Nord. Si la résistance écossaise a été réelle, elle n’a pas été unie et n’a pu empêcher Edouard d’être victorieux. Celui-ci, qui contrôle presque tout le territoire, ne souhaite pas que son autorité soit limitée à quelques places fortes comme auparavant. Il décide donc de proclamer une amnistie générale pour tous les Écossais qui se rallieraient à lui et cesseraient le combat.

Wallace est capturé, torturé et exécuté

Toutefois, Wallace est exclu de cette manœuvre et, ainsi ostracisé, rapidement abandonné par ses proches. La plupart des Écossais acceptent l’offre du roi d’Angleterre et il se retrouve seul. Il est finalement capturé à Glasgow et ramené en Angleterre pour y être jugé. Le procès est bien connu et les autorités anglaises souhaitent que le sort réservé au chef rebelle ait une valeur d’exemple, d’exemple particulièrement frappant qui dissuaderait de futurs candidats à la révolte.

Le château de Stirling, haut-lieu de la résistance à Edouard 1er en 1304. Il a été modifié depuis… Photo de l’auteur (2016).

Statue de William Wallace dans les rues de Stirling. Photo de l’auteur (2016).

Ainsi, la liste des faits qu’on lui reproche depuis ses premiers exploits est-elle bien longue et il est condamné à la peine capitale. Torturé de manière particulièrement atroce, il est finalement exécuté le 23 août 1305 à Londres. On le verra dans une ultime partie, à venir, sa fin poignante fit beaucoup pour sa renommée et il nous faudra faire un bilan, et analyser son apport à la résistance écossaise. Disons-le dès à présent: ce n’est pas lui qui libère durablement l’Ecosse, mais l’ambitieux Robert Bruce, dont on pourra reparler.

Bibliographie consultée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive):

-DUCHEIN (Michel), Histoire de l’Ecosse. Des origines à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2013, 797 p.

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