Archives de Catégorie: Actualité (expos, films, livres, publications…)

Jean Gabin dans la guerre 39-45

Quelques photos de l’exposition Jean Gabin dans la guerre 39-45, au musée de la Libération de Paris. Peu d’objets, mais personnels et beaucoup d’informations. L’homme resta toujours discret sur cet engagement pas si courant dans les troupes combattantes de la France Libre. Si Jean marais et d’autres firent comme lui, beaucoup d’acteurs et d’artistes en général ne se distinguèrent pas par une participation active contre les forces occupantes. Cela dit, superbe musée, gratuit, de la ville de Paris: http://www.museesleclercmoulin.paris.fr/

Le site de l’exposition: http://www.museesleclercmoulin.paris.fr/fr/les-expositions/jean-gabin-dans-la-guerre-1939-1945

Plus vieux chef de char de la France Libre, Gabin servit en 1944 au combat, dans le Régiment Blindé de Fusiliers Marins (RBFM). On le voit ici avec les autres membres de l’équipage du « Souffleur II. Photo de l’auteur.

Jean Gabin est mobilisé dans la marine en 1939, il était déjà très connu. Photo de l’auteur.

Selon la tradition, l’acteur demanda quel était le premier grade qui lui permettrait de porter une casquette, car il n’aimait pas les bérets et autres bachis ! On le voit d’ailleurs dans la photo précédente faire prendre une forme de casquette à son couvre-chef, ce qui lui fut « reproché » par ses supérieurs ! Photo de l’auteur.

Documents de la France libre à propos de l’acteur et de son engagement dans les forces combattantes. Photo de l’auteur.

L’une de ses casquettes. Photo de l’auteur.

Portrait en pied. Photo de l’auteur.

Son sac, modèle civil américain. Photo de l’auteur.

Instructeur en Afrique du Nord au début de 1944, il fut plutôt apprécié et respecté dans ce rôle. Photo de l’auteur.

Edité par le RBFM. Photo de l’auteur.

Autre casquette. Photo de l’auteur.

Le régiment est un temps employé dans les combats de la poche de Royan, encore occupée par les Allemands. Après sa libération, l’unité, et Jean Gabin, combattent en Allemagne dans les derniers jours de la guerre. Photo de l’auteur.

L’étui de colt de Gabin, décoré d’insignes et médailles allemandes ! Une pièce rare. Photo de l’auteur.

Avec ses camarades du RBFM. On voit bien les traits tirés et la disparité des tenues. Photo de l’auteur. A retrouver ici, pour en savoir plus sur les pulls américains: https://www.reconstit.fr/2017/12/30/les-lainages-en-reconstit-arm%C3%A9e-fran%C3%A7aise/

Durant l’entre-deux-guerres, au service militaire. Ce sont des tenues de corvée de l’époque. Photo de l’auteur.

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La manufacture d’armes blanches de Klingenthal

En attendant la suite sur les Stuart, voici une idée de visite intéressante. Je vous propose quelques clichés du musée consacré à la manufacture d’armes blanches de Klingenthal. Établie par Louis XV pour ne plus dépendre de celle de Solingen en Allemagne, elle produisit également à plusieurs reprises des pièces de pistolet et de fusil ainsi que des outils, notamment agricoles.  Passée sous contrôle allemand après 1870, elle continua d’exister et ne ferma qu’en 1962. Le nom signifie « vallée des lames ». A voir, en Alsace: http://www.klingenthal.fr/klingenthal_et_sa_manufacture.htm

Fer de lance de cavalerie, modèle 1816, avec le gabarit de forge à côté. Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.

Détail de la baionnette du 1777 modifiée pendant la Révolution. Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.

Quelques outils pour le travail du bois, utilisé pour les poignées de sabres notamment. Photo de l’auteur.

Les ouvriers de la manufacture en 1892, la manufacture est passée sous contrôle allemand et fait notamment des outils agricoles. Photo de l’auteur.

Cuirasse de troupe modèle 1825. Bien que de plus en plus démodées, elles perdurent tout au long du XIXe siècle dans certaines unités de cavalerie. Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.

Diverses armes blanches, de la Restauration notamment (officiers de cavalerie…). Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.

Détail du sabre-baïonnette du fameux « chassepot », fusil à chargement par la culasse. Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.

Les Coulaux étaient les entrepreneurs gérant la manufacture à l’époque considérée, riche sur le plan industriel et de l’artisanat. Photo de l’auteur.

Reconstitution d’un atelier de graveur (lames…). Objets fournis par la famille de l’un d’eux. Beaucoup de métiers interviennent dans la fabrication des armes blanches. Photo de l’auteur.

Suite. Photo de l’auteur.

 

Sabre d’officier de marine modèle Directoire, détail. Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.Liens: 

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Europa Universalis IV: Cradle of Civilization, le test

Je vous propose de terminer l’année avec la lecture de mon dernier test en date pour la Gazette du wargamer. Il s’agit d’une extension de l’excellent Europa Universalis IV, dédiée aux Proche et Moyen-Orient. Comme toujours, entre histoire et jeux vidéo, il y a matière à dire. J’y cite également un livre sur les empires nomades (références ci-dessous). Il ne me reste qu’à vous souhaiter d’excellentes fêtes et nous débuterons l’année 2018 avec un long dossier sur Bonnie Prince Charlie !

L’une des captures d’écran (image de l’auteur).

Le test:

https://www.wargamer.fr/eu-iv-cradle-of-civilization-le-proche-et-moyen-orient-revisites/

Les recensions d’ouvrages: 

https://www.wargamer.fr/rubrique/actus/livres/

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Visite de l’exposition « Dans la peau d’un soldat » (musée de l’Armée)

Avant de terminer sur Bonaparte et l’Egypte, je vous propose la découverte de la très belle exposition Dans la peau d’un soldat actuellement au musée de l’Armée. Plus thématique (« Le sommeil », « La nourriture »…) que chronologique, elle permet de revenir sur de multiples aspects de la vie et de la mort des soldats depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. C’est à la fois faire une place aux conflits contemporains et organiser son propos différemment. J’ai trouvé le résultat très réussi et je vous conseille d’y aller: l’exposition dure jusqu’au 28 janvier.

La page: http://www.musee-armee.fr/programmation/expositions/detail/dans-la-peau-dun-soldat-de-la-rome-antique-a-nos-jours.html

Barbier représente ici , en 1807, le bivouac du 2e régiment de hussards juste avant la bataille d’Austerlitz. Il est connu car Napoléon y parla, présentant son plan de bataille à ses troupes, fait rare dans l’histoire. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Ce nécessaire de campagne a appartenu au chirurgien Boileau sous le Premier Empire. Il a suivi les campagnes de la période de 1806 à 1815. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée. On pourra voir un autre type de nécessaire ici: https://antredustratege.com/2015/10/07/le-bivouac-de-napoleon-exposition-a-la-manufacture-des-gobelins/

Un insigne de spécialité de la Première Guerre mondiale, armée française. Il fait référence à la colombophilie, encore bien pratique quand l’artillerie rompt les fils du téléphone. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Emouvante gourde faite à partir d’une coloquinte et décorée, elle a appartenu au soldat Emburger, maréchal-ferrant du 9e régiment de cuirassiers. On y lit le nom de grandes victoires de l’Empire. Fleurus 1815 désigne sans doute Ligny, à confirmer. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Cigarettes de troupe françaises en usage pendant une bonne partie du XXe siècle. Il existe aussi des cigares de troupe. Le tabac est distribué gratuitement aux soldats de 1668 à 1972 ! Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Livret de chants et partitions d’harmonica, pour le soldat allemand, Seconde Guerre mondiale. Beaucoup existent dans de nombreuses armées: la chanson entretient le moral de la troupe, véhicule certains messages, parfois politiques, et sert lors des marches. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: collection particulière.

Plaque de ceinturon d’aide de camp, 1er Empire. Assez ouvragé, comme la plupart des éléments des tenues d’officiers. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Soldats allemands de la Première Guerre mondiale, avec des masques à gaz et cuirasses. Celles-ci reviennent, sans peu de succès. Voir l’équivalent italien « Farina ». Photo de l’auteur. Légende non trouvée.

1ère guerre mondiale, képi du lieutenant-colonel Mangematin. L’officier l’a modifié afin de pouvoir rabattre sur ses grades trop visible du drap neutre. Comme on le dit dans l’armée française: « l’or attire le plomb ». Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Reconstitution d’une tombe provisoire américaine en Normandie en 1944. Elles permettaient d’être retrouvées facilement après les combats pour identifier et rapatrier les corps. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée et collection particulière.

Nécessaire médical japonais de 1914. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée. Objets rarissimes dans nos contrées: à côté un intéressant mannequin de médecin nippon de la même époque est visible.

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Le volet militaire du musée national d’Irlande

Quelques clichés illustrant le riche passé militaire de l’Irlande, vu à travers les collections du National Musem of Ireland. Installé dans les anciennes casernes royales, aujourd’hui Collins Barracks, à Dublin, il comporte de très nombreuses salles d’histoire et fait notamment la part belle au soulèvement de 1916 et à la guerre d’indépendance irlandaise. Renvois vers des articles existants et bibliographie plus bas. Le site du musée, qui est gratuit:

http://www.museum.ie/Decorative-Arts-History

Vue de la cour intérieure. Ces casernes étaient prévues pour abriter plusieurs milliers d’hommes et furent terminées par le pouvoir britannique en 1704. Pour en savoir plus: http://www.museum.ie/Decorative-Arts-History/History-Architecture. Photo de l’auteur.

Enseigne de la Royal Irish Constabulary, police au service du pouvoir britannique et armée, contrairement à celle de Dublin. Peu appréciée, elle symbolisait la tutelle de Londres, même si ses membres étaient souvent irlandais. Elle eut des auxiliaires à la réputation sinistre pendant la guerre d’indépendance irlandaise (1919-1922): les fameux « Black and Tans ».  Photo de l’auteur.

Document signé par le général Humbert, débarquement de 1798. Pour en savoir plus: https://antredustratege.com/2017/03/04/les-debarquements-francais-en-irlande-iv-1798-un-debarquement-avec-tres-peu-de-moyens/ . Photo de l’auteur.

Canon de 18 pounder, Première Guerre mondiale. De nombreux Irlandais s’y battirent dans les rangs britanniques, mais ceux-ci ne répondirent pas à leur aspiration de créer de grandes unités irlandaises et manquèrent une occasion. Photo de l’auteur.

Mauser C 96. Arme bien connue. Celle-ci servit durant la guerre d’indépendance irlandaise (1919-1921). Photo de l’auteur.

Mannequin d’un tankiste irlandais durant les années 20-30. Devenu indépendant, le pays dut créer une armée nationale. On y retrouve des influences britanniques, françaises et allemandes pendant des décennies. Photo de l’auteur.

Transport de troupe irlandais, très inspiré du modèle britannique, années 30-40. Photo de l’auteur.

Reconstitution du casernement en 1942 dans les Collins Barracks. On voit bien l’influence britannique dans les équipements irlandais. Des plans d’invasion de l’Irlande existèrent, mais le pays parvint à garder sa neutralité. Photo de l’auteur.

Très étonnant: un canon espagnol de l’invincible armada de 1588 !!! Grand échec de mettre à genoux l’Angleterre… Photo de l’auteur.

Livre creux, servant à cacher des munitions et des documents, soulèvement de 1916. Photo de l’auteur.

Boucle de ceinturon d’un combattant du soulèvement de 1916 (voir bibliographie). Photo de l’auteur.

Nommé commandant des forces en Irlande pendant le soulèvement de 1916, Maxwell parvient à l’écraser et ce document rappelle l’interdiction de posséder des armes. Photo de l’auteur.

Photo de l’Asgard, bâtiment dont je reparlerai: il amena des armes allemandes en Irlande en 1914. Elles servirent pendant le soulèvement de 1916. Photo de l’auteur.

Bibliographie:

-Voir liens dans les descriptions. Plus généralement:

Excellente synthèse en français sur l’Irlande:

-JOANNON (Pierre), Histoire de l’Irlande et des Irlandais, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2009, 832 p.

Très bonne synthèse en anglais sur le soulèvement de 1916:

-TOWNSHEND (Charles), Easter 1916. The Irish rebellion, Londres, Penguin books, 2015, 442 p.

Sur la guerre d’indépendance irlandaise, en anglais:

-HOPKINSON (Michael), The Irish War of Independence, Dublin, Gill & Macmillan, 

Les photos du patrimoine militaire de Cork:

https://antredustratege.com/2018/05/08/premier-apercu-du-patrimoine-militaire-de-cork/

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Musée d’histoire militaire de Tournai

Méconnu, mais très très riche, voici quelques photos du musée d’histoire militaire de Tournai. Il présente l’histoire de la ville, vue sous l’aspect militaire, depuis le Moyen-Age à 1945. Celle-ci a en effet connu énormément de sièges, combats, dont certains menés par les armées de Louis XIV, celles de la Révolution… Bien sûr, les guerres mondiales occupent une part importante des collections, bien mises en valeur et comportant des objets assez rares des armées belge comme étrangères. Vous aurez là un aperçu ! Photos de l’auteur.

La fiche du musée:

https://www.tournai.be/decouvrir-tournai/musees/musee-d-histoire-militaire.html

Mortier français de 15 pouces (406 mm) fondu à Douai en 1684. Il équipait la place au moment du siège de 1709, qui fut particulièrement âpre. A l’époque le Tournaisis était français et Vauban avait fortifié la ville, comme tant d’autres. Photo de l’auteur.

Canon de campagne de 60mm allemand, 1875. Hélas il n’est pas précisé comment il est arrivé dans le musée. Peut-être un achat de l’armée à l’époque… C’était courant, pour tester le matériel des autres puissances. Ainsi la France du Second Empire avait acquis des pièces de chez Krupp. Photo de l’auteur.

Très célèbre pistolet belge browning mle 1900 (fabriquer sous licence est courant à l’époque). Fabrication FN (Fabrique Nationale) Herstal. C’est un pistolet de cette manufacture qui a été utilisé par Prinzip pour tuer François-Ferdinand en 1900. Photo de l’auteur.

Boussole de l’armée belge, deuxième moitié du XIXe siècle. Photo de l’auteur.

Buste du roi Albert Ier, connu pour son attitude pendant la Première Guerre mondiale. Mais qu’il ne faut pas surestimer. Lire Jean-Claude Delhez à ce sujet ! Photo de l’auteur.

Chansonnier bilingue, début du XXe siècle, armée belge. Photo de l’auteur.

Plusieurs vitrines comme celles-ci évoquent l’armée belge à Tournai durant l’entre-deux-guerres. Hélas, le reflet de la vitrine se voit. Photo de l’auteur.

L’un des nombreux objets des Belges libres du musée. Ici, des documents administratifs. Photo de l’auteur.

Mitrailleuse française « MAC » 31. Pour en savoir plus: https://antredustratege.com/2013/11/30/les-armes-du-soldat-francais-en-1940-les-mitrailleuses/ Photo de l’auteur.

Mitrailleur belge en 1917-18. Son uniforme est national, même si des objets et armes étrangers (britanniques notamment, et français) furent utilisés. Comme là la mitrailleuse Hotchkiss mle 1914. Pour en savoir plus sur celle-ci: https://antredustratege.com/2013/11/30/les-armes-du-soldat-francais-en-1940-les-mitrailleuses/ Photo de l’auteur

Lances de cavalerie belge, en bambou, 2e moitié du XIXe siècle à 1914. Inutile de rappeler que l’utilité d’une telle arme, encore utilisée par les Uhlans allemands notamment, était assez douteuse au début de la Première Guerre mondiale. Photo de l’auteur.

Voilà un exemple de cavalier belge, là un homme du 3e lanciers, période 1863-1914.

Autres articles sur la Belgique militaire:

https://antredustratege.com/2014/11/12/histoire-militaire-a-bruxelles-dernier-article/

https://antredustratege.com/2015/02/21/le-patrimoine-militaire-de-huy-province-de-liege/

https://antredustratege.com/2013/08/20/bref-apercu-du-patrimoine-militaire-de-liege/

https://antredustratege.com/2015/08/15/le-fort-de-huy-belgique/

https://antredustratege.com/2014/04/20/la-citadelle-de-namur/

Liens: 

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Hearts of Iron 4 – Death or Dishonor : le test

En attendant la suite du dossier sur William Walker, je vous propose la lecture de mon dernier test en date pour la Gazette du wargamer. Il est consacré à la dernière extension de l’excellent Hearts of Iron IV. Intitulée Death or Disonor, elle apporte beaucoup de nouveautés pour l’Europe centrale et se révèle plaisante à jouer. La suite ci-dessous:

https://www.wargamer.fr/hearts-of-iron-4-death-or-dishonor-tenir-ou-tomber/

L’Axe est repoussé en Grèce par les forces alliées. Capture d’écran de l’auteur.

Mes autres articles et brèves pour le site, 110 au total:

https://www.wargamer.fr/author/jeanbaptistemurez/

Exposition « FRANCE-ALLEMAGNE(S) 1870-1871. LA GUERRE, LA COMMUNE, LES MÉMOIRES » aux Invalides

Jusqu’au 30 juillet se tient une magnifique exposition aux Invalides. Elle est consacrée à la fois à la guerre méconnue de 1870-71 à la Commune et aux mémoires contrastées de ces évènements. Plus de 300 objets venus de très nombreux musées français et étrangers permettent de retracer avec précision les faits: des photographies d’époque numérisées, des tableaux rarement vus en France, des mannequins et même quelques raretés comme la mitrailleuse française Bollée, invention d’un habile créateur. Le numérique vient compléter efficacement l’ensemble avec des cartes animées et une modélisation 3D des principaux canons de l’époque. Très utile pour voir comment ils tiraient !

J’ai passé plusieurs heures avec un grand intérêt dans les salles consacrées à l’exposition. Les pièces sont vraiment bien mises en valeurs, les textes utiles et le fait qu’une grande exposition à Paris vienne parler de ces évènements, qui plus est dans un musée national, est une très bonne chose.  En effet, ils restent peu connus du grand public et moins médiatiques que d’autres conflits. La présentation du traitement mémoriel de ces faits, après qu’ils se soient déroulés (traces dans la littérature, procès des communards…) vient compléter utilement une manifestation déjà dense. A voir ! Voici déjà quelques clichés pour vous donner envie. 

Le site de l’exposition:

http://www.musee-armee.fr/expoFranceAllemagnes/

http://www.musee-armee.fr/programmation/expositions/detail/france-allemagnes-1870-1871-la-guerre-la-commune-les-memoires.html

Emil Hünten, La bataille de Sadowa, 1885. Là est brisée l’ambition autrichienne de toujours peser sur les affaires allemandes. A ce sujet, voir: https://www.youtube.com/playlist?list=PLx0hYD1JPK2wb71Cuu-oDjOicHqakxGro Photo de l’auteur. Toile conservée au Berlin deutsches historisches museum : https://www.dhm.de/

Détail du tableau précédent. Le drapeau ennemi est présenté comme trophée. Photo de l’auteur.

Adolph Menzel, Départ du roi Guillaume Ier pour l’armée le 31 juillet 1870. Photo de l’auteur. Peu connu de ce côté-ci du Rhin, ce tableau présente le départ pour l’armée de ce roi qui est avant tout un militaire. Toile conservée à la Alte Nationalgalerie de Berlin. http://www.smb.museum/museen-einrichtungen/alte-nationalgalerie/home.html

Edouard Detaille, Combats à Villejuif, siège de Paris, 1870 (Musée d’Orsay). Ce tableau présente un combat en banlieue lors du siège très dur de la capitale. Detaille, qui s’est représenté avec une brouette, est l’un des plus grands peintres de ce conflit auquel il a participé, avec son ami artiste lui aussi, de Neuville. http://www.musee-orsay.fr/

Etienne-Prosper Berne-Bellecourt, Pièce d’artillerie lourde française au siège de Paris, 1872 (Musée de l’Armée). Durement bombardée par les Allemands, la place forte de Paris réplique tout de même. La capitale contient notamment de lourdes pièces de marine venues des ports et arsenaux, ainsi que des batteries flottantes sur la Seine. Photo de l’auteur.

Eugen Adam, La montée des couleurs allemandes au fort de Vanves le 19 janvier 1871. Nous sommes peu après l’armistice et les forts français sont remis aux troupes adverses. Le peintre représente ce moment. Photo de l’auteur.  Le tableau est conservé au Bayerisches Armeemuseum d’Ingolstadt https://www.armeemuseum.de/fr/

L’étonnante mitrailleuse Bollée, qui ressemble en partie à celle de Reffye pour son fonctionnement. Au sujet des canons à balles de cette guerre, voir: https://rha.revues.org/6765 Photo de l’auteur.

Les troupes d’Afrique participent activement à cette guerre et se battent bravement. Jules Monge a représenté en 1884 un Clairon de turcos [surnom des tirailleurs algériens] blessé. A ce sujet, voir leur chant et la bande dessinée « L’homme de l’année 1871 » : https://www.youtube.com/watch?v=LaSSXFI2o4c Toile conservée au Musée de l’Armée.

Tableau extrêmement célèbre d’Alphonse de Neuville (1873) consacré à la maison de la dernière cartouche à Bazeilles, où il est conservé. Là les troupes de marine opposèrent une farouche résistance aux forces adverses. Le musée: http://www.maisondeladernierecartouche.com/fr/ Photo de l’auteur.

Tableau d’Edouard Detaille de 1873 (Musée d’Orsay), Le Bourget. 30 octobre 1870. On voit un blessé français sortir d’une église après de durs combats. http://www.musee-orsay.fr/

Tableau très frappant d’Auguste Lançon: « Morts en ligne » de 1873. Les Allemands sont alignés, indifférents aux morts français au premier plan. Photo de l’auteur. Oeuvre conservée au musée de Gravelotte: https://www.tourisme-lorraine.fr/a-voir-a-faire/visites/musees/838142781-musee-de-la-guerre-de-1870-et-de-lannexion-gravelotte

Allégorie bien connue de Meissonier, Le siège de Paris de 1884 (musée d’Orsay). Les différentes troupes participantes à ce siège s’y voient bien, encadrant la figure de Paris. Photo de l’auteur. http://www.musee-orsay.fr/

Détail. On voit bien les marins. Leur présence est rappelée dans une chanson interprétée à l’époque, Passant par Paris : https://www.youtube.com/watch?v=0uUvp6Vpx5E Informations et fichier disponibles sur le site de la Promotion Cazeilles de Saint-Cyr: http://tdm.vo.qc.ca/stcyr/

Détail du Panorama de la bataille de Woerth d’Otton von Faber du Faur (1881), conservé au Bayerisches Armeemuseum d’Ingolstadt https://www.armeemuseum.de/fr/ C’est l’un des affrontements les plus sanglants du début de la guerre, le long des frontières. Photo de l’auteur.

Pour en savoir plus:

Les vidéos que j’ai consacrées au sujet, bibliographie en description:

https://antredustratege.com/2013/06/20/playlist-la-guerre-de-1870-71/

Mes articles sur l’intervention de Garibaldi aux côtés de la France en 1870-71:

https://antredustratege.com/2016/02/04/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-i-introduction/

https://antredustratege.com/2016/02/17/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-ii-en-route-pour-les-vosges/

https://antredustratege.com/2016/02/28/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-iii-larmee-des-vosges-sorganise/

https://antredustratege.com/2016/03/20/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-iv-les-combats/

https://antredustratege.com/2016/04/04/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-v-bilan/

Liens: 

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Mes articles pour la Gazette du wargamer 

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Mes derniers articles pour la Gazette du Wargamer

En attendant la suite du dossier sur la guerre de Pontiac, je vous propose de (re)découvrir mes derniers articles pour la Gazette du wargamer. Entre histoire et jeux vidéos, ils concernent les dernières extensions des excellents Crusader Kings II et Europa Universalis IV. Outre les tester, j’y donne quelques précisions historiques et bibliographiques.

Capture d’écran de l’auteur, extension « Mandate of Heaven » pour Europa Universalis IV.

Crusader Kings II – Monks and Mystics : cierges et pentacles pêle-mêle:

http://www.wargamer.fr/crusader-kings-ii-monks-and-mystics-cierges-et-pentacles-pele-mele/

EU IV – Mandate of Heaven : Gare à la puissance du fils du ciel !

http://www.wargamer.fr/europa-universalis-iv-mandate-of-heaven-gare-a-la-puissance-du-fils-du-ciel/

Mes autres articles pour le site:

http://www.wargamer.fr/author/jeanbaptistemurez/

Museo centrale del Risorgimento, Rome

Quelques clichés du musée du Risorgimento de Rome. Cela désigne le mouvement d’unification de l’Italie, complexe et passionnant. Pour en savoir plus, une bibliographie à la fin et des renvois vers des articles existants.

Photos de l’auteur

http://www.risorgimento.it/

Tout commence avec Napoléon, premier à vraiment insuffler une idée d’unité à l’Italie, quoique sous le contrôle de la France. Comme l’écrit Lucio Villari: « Ne fu il veicolo il generale Napoleone Bonaparte. E fu l’Italia il suo primo passo verso l’eternità » (« Le général Napoléon Bonaparte en fut le premier véhiculeur [de la liberté]. Et l’Italie fut son premier pas vers l’éternité »).

Giuseppe Mazzini. L’un des penseurs les plus influents du Risorgimento, et exilé une bonne partie de sa vie. Tiré d’un portrait de Hawkes, 1849.

« Combattimento in un cortile fra i Milanesi e i « Cacciatori Tirolesi ». « Combats dans une cour entre les Milanais et les chasseurs tyroliens », 1848. La ville se révolte cette année-là.

Détail.

Portrait de Napoléon III par Genaille en 1851. L’Empereur fait beaucoup pour l’unité de l’Italie, même s’il stoppe son soutien direct avec l’armistice de Villafranca.

Non précisé, portrait de Victor-Emmanuel II, premier roi d’Italie. Il voit l’unification du pays vraiment débuter et le Vittoriano l’honore à Rome.

Détail d’un combat naval de la bataille de Lissa, pourtant défaite italienne (peintre non précisé). En 1866 l’Italie récupère la Vénétie sur l’Autriche pour prix de sa participation à la guerre aux côtés de la Prusse (voir mes vidéos youtube).  Des combats navals ont lieu en Adriatique, et celui-ci est le plus connu.

Détail d’un navire italien. On voit bien sa modernité pour l’époque. Il est cuirassé et marche à la vapeur. 

Les vaisseaux autrichiens sont plus vieux, mais ont su l’emporter, notamment grâce à l’éperonnage, tactique antique un temps remise au goût du jour grâce à la vapeur. En France, l’amiral Labrousse la vante à l’époque.

Affiche de propagande italienne, 1915-1918. Le Risorgimento, aux frontières chronologiques floues, s’achève, pour certains historiens, avec la prise du Trentin, du Tyrol du Sud et du Frioul-Vénétie Julienne après 1918.

Bibliographie indicative: 

-MILZA (Pierre), Garibaldi, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2014, 731 p.

-PECOUT (Gilles), Naissance de l’Italie contemporaine. 1770-1922, Paris, Armand Colin, 2004, 407 p.

-VILLARI (Lucio), Bella e perduta. L’Italia del Risorgimento, Roma-Bari, Laterza, 2009, 345 p.

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