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Exposition « FRANCE-ALLEMAGNE(S) 1870-1871. LA GUERRE, LA COMMUNE, LES MÉMOIRES » aux Invalides

Jusqu’au 30 juillet se tient une magnifique exposition aux Invalides. Elle est consacrée à la fois à la guerre méconnue de 1870-71 à la Commune et aux mémoires contrastées de ces évènements. Plus de 300 objets venus de très nombreux musées français et étrangers permettent de retracer avec précision les faits: des photographies d’époque numérisées, des tableaux rarement vus en France, des mannequins et même quelques raretés comme la mitrailleuse française Bollée, invention d’un habile créateur. Le numérique vient compléter efficacement l’ensemble avec des cartes animées et une modélisation 3D des principaux canons de l’époque. Très utile pour voir comment ils tiraient !

J’ai passé plusieurs heures avec un grand intérêt dans les salles consacrées à l’exposition. Les pièces sont vraiment bien mises en valeurs, les textes utiles et le fait qu’une grande exposition à Paris vienne parler de ces évènements, qui plus est dans un musée national, est une très bonne chose.  En effet, ils restent peu connus du grand public et moins médiatiques que d’autres conflits. La présentation du traitement mémoriel de ces faits, après qu’ils se soient déroulés (traces dans la littérature, procès des communards…) vient compléter utilement une manifestation déjà dense. A voir ! Voici déjà quelques clichés pour vous donner envie. 

Le site de l’exposition:

http://www.musee-armee.fr/expoFranceAllemagnes/

http://www.musee-armee.fr/programmation/expositions/detail/france-allemagnes-1870-1871-la-guerre-la-commune-les-memoires.html

Emil Hünten, La bataille de Sadowa, 1885. Là est brisée l’ambition autrichienne de toujours peser sur les affaires allemandes. A ce sujet, voir: https://www.youtube.com/playlist?list=PLx0hYD1JPK2wb71Cuu-oDjOicHqakxGro Photo de l’auteur. Toile conservée au Berlin deutsches historisches museum : https://www.dhm.de/

Détail du tableau précédent. Le drapeau ennemi est présenté comme trophée. Photo de l’auteur.

Adolph Menzel, Départ du roi Guillaume Ier pour l’armée le 31 juillet 1870. Photo de l’auteur. Peu connu de ce côté-ci du Rhin, ce tableau présente le départ pour l’armée de ce roi qui est avant tout un militaire. Toile conservée à la Alte Nationalgalerie de Berlin. http://www.smb.museum/museen-einrichtungen/alte-nationalgalerie/home.html

Edouard Detaille, Combats à Villejuif, siège de Paris, 1870 (Musée d’Orsay). Ce tableau présente un combat en banlieue lors du siège très dur de la capitale. Detaille, qui s’est représenté avec une brouette, est l’un des plus grands peintres de ce conflit auquel il a participé, avec son ami artiste lui aussi, de Neuville. http://www.musee-orsay.fr/

Etienne-Prosper Berne-Bellecourt, Pièce d’artillerie lourde française au siège de Paris, 1872 (Musée de l’Armée). Durement bombardée par les Allemands, la place forte de Paris réplique tout de même. La capitale contient notamment de lourdes pièces de marine venues des ports et arsenaux, ainsi que des batteries flottantes sur la Seine. Photo de l’auteur.

Eugen Adam, La montée des couleurs allemandes au fort de Vanves le 19 janvier 1871. Nous sommes peu après l’armistice et les forts français sont remis aux troupes adverses. Le peintre représente ce moment. Photo de l’auteur.  Le tableau est conservé au Bayerisches Armeemuseum d’Ingolstadt https://www.armeemuseum.de/fr/

L’étonnante mitrailleuse Bollée, qui ressemble en partie à celle de Reffye pour son fonctionnement. Au sujet des canons à balles de cette guerre, voir: https://rha.revues.org/6765 Photo de l’auteur.

Les troupes d’Afrique participent activement à cette guerre et se battent bravement. Jules Monge a représenté en 1884 un Clairon de turcos [surnom des tirailleurs algériens] blessé. A ce sujet, voir leur chant et la bande dessinée « L’homme de l’année 1871 » : https://www.youtube.com/watch?v=LaSSXFI2o4c Toile conservée au Musée de l’Armée.

Tableau extrêmement célèbre d’Alphonse de Neuville (1873) consacré à la maison de la dernière cartouche à Bazeilles, où il est conservé. Là les troupes de marine opposèrent une farouche résistance aux forces adverses. Le musée: http://www.maisondeladernierecartouche.com/fr/ Photo de l’auteur.

Tableau d’Edouard Detaille de 1873 (Musée d’Orsay), Le Bourget. 30 octobre 1870. On voit un blessé français sortir d’une église après de durs combats. http://www.musee-orsay.fr/

Tableau très frappant d’Auguste Lançon: « Morts en ligne » de 1873. Les Allemands sont alignés, indifférents aux morts français au premier plan. Photo de l’auteur. Oeuvre conservée au musée de Gravelotte: https://www.tourisme-lorraine.fr/a-voir-a-faire/visites/musees/838142781-musee-de-la-guerre-de-1870-et-de-lannexion-gravelotte

Allégorie bien connue de Meissonier, Le siège de Paris de 1884 (musée d’Orsay). Les différentes troupes participantes à ce siège s’y voient bien, encadrant la figure de Paris. Photo de l’auteur. http://www.musee-orsay.fr/

Détail. On voit bien les marins. Leur présence est rappelée dans une chanson interprétée à l’époque, Passant par Paris : https://www.youtube.com/watch?v=0uUvp6Vpx5E Informations et fichier disponibles sur le site de la Promotion Cazeilles de Saint-Cyr: http://tdm.vo.qc.ca/stcyr/

Détail du Panorama de la bataille de Woerth d’Otton von Faber du Faur (1881), conservé au Bayerisches Armeemuseum d’Ingolstadt https://www.armeemuseum.de/fr/ C’est l’un des affrontements les plus sanglants du début de la guerre, le long des frontières. Photo de l’auteur.

Pour en savoir plus:

Les vidéos que j’ai consacrées au sujet, bibliographie en description:

https://antredustratege.com/2013/06/20/playlist-la-guerre-de-1870-71/

Mes articles sur l’intervention de Garibaldi aux côtés de la France en 1870-71:

https://antredustratege.com/2016/02/04/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-i-introduction/

https://antredustratege.com/2016/02/17/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-ii-en-route-pour-les-vosges/

https://antredustratege.com/2016/02/28/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-iii-larmee-des-vosges-sorganise/

https://antredustratege.com/2016/03/20/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-iv-les-combats/

https://antredustratege.com/2016/04/04/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-v-bilan/

Liens: 

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Garibaldi au secours de la France, 1870-1871: V) Bilan

Derniers jours sur le front

Les derniers moments de Garibaldi sur le front sont peinés par une affaire encore mal élucidée. En fait, l’armistice a été conclu le 28 janvier avec les Etats allemands, mais il exclut précisément la zone des combats où se trouvent ses troupes. On ne sait pas encore bien si c’est une volonté de Bismarck de s’emparer de Belfort vaillamment défendue par le fameux Denfert-Rochereau, et/ou une manœuvre de certains républicains comme Jules Favre, désireux de se débarrasser du gênant patriote italien.

Toujours est-il que c’est ainsi que Garibaldi le perçoit, mais il parvient à faire retraiter ses troupes en bon ordre vers Chalon-sur-Saône, non sans un affrontement le 31 janvier, contre un ennemi venu en force. Finalement, il laisse le commandement à son fils le 11 février, après avoir été élu député dans plusieurs départements français ! C’est là l’un des derniers « combats » de son existence, puisqu’il se retire progressivement de la vie publique (mais pas totalement) jusqu’à sa mort en 1882.

Garibaldi et sa famille en 1878. Le vieux guerrier va s’éteindre quelques années après, laissant un souvenir impérissable en Italie et au-delà.

Bilan

A l’heure de faire le bilan de sa dernière campagne militaire, on ne peut qu’être impressionné par la vigueur et la ténacité de cet homme usé par les guerres et les rhumatismes. Même s’il lui a fallu souvent commander depuis une calèche, en retrait, si on l’a traité assez mesquinement en France, s’il n’a pas disposé des meilleures unités… Il a su organiser une troupe disparate et en faire un instrument de combat ayant prouvé sa valeur au feu plusieurs fois. Si son action n’a évidemment pas changé le cours de la guerre, très mal engagée par ailleurs, elle offre quelques beaux faits d’armes et, on l’a vu, a suscité une vive colère de Bismarck.

Il n’en reste pas moins que son souvenir est perpétué en France par quelques associations à l’heure actuelle. De plus, les images et plaques que j’ai pu vous montrer témoignent de la mémoire encore présente de son engagement aux côtés des Français pendant l’une des guerres les plus désastreuses de leur histoire, et ce malgré ses démêlés passés avec les soldats de Napoléon III.

Bibliographie utilisée (qui n’a pas pour but d’être exhaustive):

-MILZA (Pierre), Garibaldi, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2014, 731 p.

On trouvera un récit d’époque de Bordone, proche de Garibaldi, sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64723408.r=

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Garibaldi au secours de la France, 1870-1871: IV) Les combats

Les premiers affrontements

Nous avions quitté les troupes menées par Garibaldi en pleine organisation, tant bien que mal, et j’avais conclu en disant que ces forces avaient été engagées au combat à la mi-novembre 1870. Ce premier affrontement est assez limité: 800 hommes emmenés par le fils du héros de l’unité italienne quittent Autun pour attaquer une force prussienne largement supérieure en nombre (5000 soldats environ), à 150 kilomètres au nord-est de leurs positions de départ.

Comme ces hommes sont mobiles et mènent une guerre plus volontiers proche de la guérilla, ils parviennent à engager avec succès l’ennemi, faire des prisonniers et se retirer avec du matériel pris à l’adversaire. Si ce combat reste mineur, le commandement allemand en prend ombrage et détache des forces pour vaincre ces francs-tireurs bien embêtants et, ce faisant, il dégarnit la garnison de Dijon. Garibaldi profite de l’occasion pour marcher sur la ville avec des unités plus importantes, mais, malgré un certain succès doit retraiter devant la contre-offensive allemande. La préfecture de la Côte-d’or va être au centre de l’attention dans la région pour plusieurs mois…

Le fils transmet le drapeau pris à l’ennemi au père…

Derniers combats

Les combats sont parfois confus, les marches et contre-marches des unités françaises et des divers états allemands ne facilitant en rien la lecture de la campagne. Néanmoins, début janvier 1871, les troupes de Garibaldi, après plusieurs rencontres où elles se sont bien comportées au feu, sont en réorganisation, alors que les Allemands, sur ordre de leur commandement, décident de ne pas trop s’enfoncer dans le territoire français et se replient quelque peu. 

Cela permet finalement au Niçois de prendre Dijon et d’y installer son poste de commandement. Malgré la fatigue et l’usure de son corps, il assume non sans courage sa fonction, et ses hommes repoussent plusieurs retours offensifs de la partie adverse, capturant même un drapeau le 23 janvier 1871. Point non négligeable, c’est le seul depuis le début de la guerre en août dernier !

Si cela n’influe pas sur le déroulement de la campagne, défavorable aux armées françaises, Gambetta ne tarit pas d’éloges à propos de l’armée des Vosges. Bismarck, au contraire est agacé, doux euphémisme, de ses actions menées efficacement. De manière plus générale, les forces allemandes redoutent les francs-tireurs durant toute la durée de la guerre et des exécutions expéditives de civils entachent ce conflit.

Toutefois, le 28 du même mois un armistice est conclu et ce combat est la dernière action d’envergure des troupes garibaldiennes. Il nous reste à faire le bilan, la prochaine fois.

Timbre-poste commémoratif.

 

Bibliographie utilisée (qui n’a pas pour but d’être exhaustive):

-MILZA (Pierre), Garibaldi, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2014, 731 p.

On trouvera un récit d’époque de Bordone, proche de Garibaldi, sur Gallica:

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64723408.r=

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Garibaldi au secours de la France, 1870-1871: II) En route pour les Vosges !

Une venue difficile

Le moins qu’on puisse dire est que la venue de Garibaldi en France n’est pas chose aisée. Pourtant, il a fait savoir qu’il était volontaire dès le mois de septembre, peut-être pas le 6 comme il l’affirme, mais en tout cas parmi les premiers. Toutefois, la nouvelle République française laisse filer les semaines sans d’abord lui répondre et il le commente amèrement dans ses Mémoires: « en France, on ne veut pas de moi. »

En fait, toute une partie de l’opinion ne souhaite pas qu’il vienne: il est un vieil homme jugé encombrant, voire franchement malsain par les catholiques et les monarchistes qui détestent cet anticlérical destructeur de trônes (Naples notamment)… D’autres refusent d’être commandés par un étranger, sans compter tous ceux qui méprisent plus ou moins ouvertement les Italiens.

Une autre partie de la France va tout de même le décider à venir: ceux qui voient en lui un héros libérateur, un champion de la cause des peuples… Mais aussi les grandes villes opposées aux décisions de Paris, et plus généralement la gauche républicaine et socialiste. Enfin, plusieurs grandes voix comme l’historien Jules Michelet prennent sa défense. Finalement, poussé par quelques amis il débarque à Marseille le 7 octobre 1870.

Garibaldi a Digione, huile sur toile de Sebastiano De Albertis, 1877.

La naissance de l’armée des Vosges

Les difficultés ne s’arrêtent pas là, et peuvent sembler étonnantes, car nous parlons tout de même d’un homme qui vient se mettre à la tête d’étrangers pour secourir un autre pays ! Toutefois, elles sont bien réelles: lorsqu’il arrive à Tours, où le gouvernement est réfugié (voir article précédent), personne n’est là pour l’accueillir, il est mal logé, et plusieurs membres du gouvernement ne cachent pas leur hostilité.

La rupture est évitée de peu et on le charge tout de même de transformer en unité digne de ce nom les quelques centaines d’Italiens réunis pour se battre dans le sud et en Savoie, unité à laquelle d’autres volontaires pourront s’agglomérer. Ces troupes sont chargées de combattre dans l’est et doivent former le cœur d’une future armée baptisée « des Vosges », sous son commandement. Cette solution qui rassemble les étrangers permet de ne pas interférer avec le commandement de l’armée régulière, très pointilleux.

Evidemment, quand Garibaldi arrive sur place, à la mi-octobre, il se retrouve face à des éléments très disparates et peu organisés. La tâche promet d’être rude.

Bibliographie utilisée (qui n’a pas pour but d’être exhaustive):

-MILZA (Pierre), Garibaldi, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2014, 731 p.

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Garibaldi au secours de la France, 1870-1871: I) Introduction

Comme je vous en parlais il y a quelques jours, je souhaite à présent évoquer un aspect peu connu de la carrière de Garibaldi: son engagement en 1870-1871, côté français. Je ne reviendrai pas sur les causes de cette guerre, ce que j’ai déjà fait par ailleurs (voir lien ci-dessous).

La France de 1870, une situation stratégique peu enviable. 

Toujours est-il que lorsque la France se retrouve en guerre contre la Prusse, suivie de nombreux autres états allemands, à l’été 1870, son isolement diplomatique est certain. Aucune puissance ne se range à ses côtés, même si des contacts avaient été noués avec le Danemark vaincu par la Prusse lors de la récente guerre des Duchés, et surtout l’Autriche, écrasée lors de la très courte guerre de 1866, rien de très poussé toutefois. Enfin, l’Italie, quoiqu’aidée par la France pour obtenir son unité, ne rejoint pas non plus son alliée de la veille, notamment car les Français protègent toujours les derniers lambeaux des Etats du pape, Napoléon III craignant trop de s’aliéner les catholiques français en les laissant être envahis. Or, les patriotes italiens réclament Rome pour capitale depuis des décennies.

Le résultat est connu: en quelques semaines, l’armée impériale est vaincue sur les frontières, et une grande partie se retrouve enfermée à Metz sous les ordres de Bazaine. Dès le 4 septembre, la République est proclamée à Paris, et le nouveau régime décide de continuer la lutte, organisant de nouvelles armées sous la houlette énergique de Gambetta, qui va s’user prématurément à la tâche.

A Dijon. Plaque trouvée sur ce site: http://www.amag.com.sitew.com/#page_1_notre_association.A

Des soutiens inattendus 

Or, après une période de refroidissement des relations diplomatiques entre les « deux sœurs latines », le choc causé par la terrible défaite des armées françaises est tel que l’opinion vire très rapidement de bord en Italie. En quelques semaines, des milliers de volontaires décident de voler au secours du pays des Droits de l’homme de 1789, de la jeune république assaillie. Certains sont républicains, d’autres se souviennent de l’engagement français en leur faveur en 1859… Et il en vient même des communautés italiennes établies au Brésil, aux Etats-Unis ou en Belgique ! De plus, une partie du gouvernement et de la cour italiens restent francophiles, y compris le roi Victor-Emmanuel lui-même.

Parmi tous ces hommes, on va bientôt retrouver Garibaldi et ses légendaires chemises rouges. Or, on va le voir sous peu, cela n’était pas certain d’avance pour le héros de l’unité italienne…

Gambetta quitte Paris en ballon pour rejoindre le gouvernement réfugié à Tours. Tableau conservé au musée Carnavalet: http://www.carnavalet.paris.fr/fr/collections/depart-de-gambetta-pour-tours-sur-l-armand-barbes-le-7-octobre-1870

 Bibliographie utilisée (qui n’a pas pour but d’être exhaustive):

-MILZA (Pierre), Garibaldi, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2014, 731 p.

La playlist sur 1870: https://www.youtube.com/playlist?list=PLx0hYD1JPK2yUzIR7nOxC7NC6kqECOaxP

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Les fortifications de Séré de Rivières: III) La 2e ligne et les réalisations ponctuelles.

Je reviens cette fois sur la 2e ligne de défense, et les ouvrages concernant Paris, les côtes, les frontières franco-espagnole et franco-italienne. Bonne écoute!

Bibliographie:

-Pedroncini (Guy), (sous la direction de), Histoire militaire de la France, t.3, De 1871 à 1940, Paris, PUF coll « Quadrige », 1992, 518 p.

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Les fortifications de Séré de Rivières: I) Introduction.

Nouvelle série vidéo sur un thème dont j’ai jusque-là peu parlé: la fortification militaire! Je vais revenir sur le Vauban du XIXe siècle: Séré de Rivières, qui cuirassa à nouveau la France entre 1871 et 1914.

Bibliographie:

-Pedroncini (Guy, sous la direction de), Histoire militaire de la France. De 1871 à 1940, Paris, PUF coll « Quadrige », 1992, 518 p.

Photo du général Séré de Rivières.

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Bivouac napoléonien à Belfort et musée de la citadelle.

Grâce à l’association Grande Armée d’Alsace-Lorraine, j’ai pu participer ce week-end à un très intéressant bivouac napoléonien dans la citadelle de Belfort, ville très liée à l’histoire militaire. Je n’ai hélas pas pour le moment les photos des manoeuvres et des tirs, y ayant participé, j’aurais eu du mal à me prendre en photo en même temps.

Je suis là en tenue d’exercice de grenadier de la ligne. Elle est portée au bivouac, hors du combat.

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Le bivouac, dans la citadelle.

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Moi en grenadier de la ligne. Ces hommes, grands, et impressionnants avec leur tenue forment, avec les voltigeurs, les compagnies d’élite des régiments d’infanterie de ligne. Ils encouragent leurs camarades et font peur à l’ennemi. A cheval ou à pied, ils sont même organisés en régiments dans la Garde Impériale, et comptent, dans ce cas-là, parmi les meilleurs soldats du monde.

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Avec un fusilier, soldat « de base », du 1er de ligne.

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Vue de la citadelle. Elle a été faite par Vauban, puis renforcée par Haxo et Séré de Rivières. Elle tint bon en 1814, 1815 et 1870-71.

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Hommage aux Polonais qui se battirent à Belfort en 1940.

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Autre vue de la citadelle. On le voit, elle est bâtie sur un éperon à pic.

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Le lion de Belfort, hommage aux défenseurs. Monument de Bartholdi.

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La caserne Vauban

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Alphonse de Neuville, « En avant! ou le combat du Chenebier », huile sur toile, 1884. L’un des derniers tableaux du maître, spécialiste de la guerre de 70-71 avec son regretté compère, Edouard Detaille

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Beau détail d’un fusil 1777 de la manufacture de Mutzig. On peut voir son fonctionnement: lorsque la détente est pressée, le silex produit une étincelle et ouvre le bassinet qui contient la poudre. Celle-ci s’enflamme et vient faire exploser, par une ouverture, celle qui est au fond du canon. Ainsi, le projectile peut partir. Charger un tel fusil et faire feu demande 12 temps et 18 mouvements.

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Revolver Français Mle 1874.

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Bonnet à poils 2nd Empire. Il est moins élevé que son homologue du 1er

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Fusiliers du 1er de ligne en tenue « Bardin » (1812-1815).

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Le pantalon marron est typique de la guerre d’Espagne et aurait été confectionné avec des bures de moines, ceux-ci étant alors nombreux de l’autre côté des Pyrénées.

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Le reportage FR3:

http://franche-comte.france3.fr/2013/08/04/belfort-le-siege-de-1813-comme-si-vous-y-etiez-297895.html

Album complet (public) et mieux expliqué, ici:
https://www.facebook.com/jeanbaptiste.murez/media_set?set=a.10201088749613501.1073741834.1611470780&type=1

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Playlist « La guerre de 1870-71 ».

Retrouvez en une page toutes les chroniques que j’ai faites sur la guerre de 1870-71 (onglet « playlist » dans la vidéo):

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