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La Belgique dans la Première Guerre mondiale: I) La situation en 1914

Débutons dès à présent un nouveau dossier consacré à la Belgique au cours de la Première Guerre mondiale. D’entrée de jeu, je rappellerai l’importance de cet État durant ce conflit. Bien que doté de moyens militaires limités, son armée eut un rôle certain dans les combats; sa position géographique au carrefour entre Allemagne, France et Royaume-Uni en fit un point de passage primordial; sa neutralité et la dureté de l’occupation qu’elle subit donnèrent lieu à une importante aide matérielle et à un soutien moral sincère, mais aussi lié à la propagande. Bref, c’est un acteur tout sauf négligeable des années 1914-1919. Cette date a été retenue puisque, la paix revenue, il s’agrandit des cantons de l’Est au détriment de son voisin allemand.

Un pays neutre aux moyens militaires limités

Depuis le début de son histoire en tant qu’État, la Belgique, née de la révolution de 1830 dont je reparlerai une autre fois, est un pays neutre, et c’est toujours le cas en 1914. Hors des guerres européennes du XIXe siècle, malgré des combats frontaliers en 1848 (voir liens) et la crainte -sérieuse- d’être mêlée à la guerre de 1870, elle est protégée par son statut et des garants internationaux. En effet, le traité de Londres de 1839, signé par les grandes puissances, consacre cette position et va jouer un rôle en 1914, comme nous le verrons.

Dans la logique des « États-tampons » chers à Paris depuis au moins les traités de Westphalie (1648), elle est censée, avec le grand-duché de Luxembourg, limiter les tensions entre France, Pays-Bas et Prusse (puis Allemagne). Dans la même logique, elle offre au Royaume-Uni la certitude de ne pas être menacée depuis Anvers, que Napoléon, créateur du port, appelait justement « un pistolet braqué au cœur de l’Angleterre ». Cela explique, avec sa superficie réduite, que son armée ait des moyens limités, bien qu’il ne faille pas voir la Belgique comme une nation totalement désarmée et inapte à faire la guerre.

Ainsi, près de 14% du budget sont consacrés à la défense à la veille de la guerre, et des lois de 1909 et 1913, passées difficilement il est vrai, ont permis d’améliorer le recrutement et l’équipement des forces belges, qui peuvent aussi s’appuyer sur des places fortes construites par Léopold II, notamment à Liège. De plus, les Belges ont un vrai savoir-faire en matière d’armement, comme les bonnes productions de la Fabrique Nationale de Herstal ou de la fonderie de canons de Liège le montrent. Toutefois, le temps a manqué: en 1914, l’armée n’a pas du tout terminé sa réorganisation, et ne compte que 190.000 hommes sur le pied de guerre, ce qui semble bien peu face à 3.84 millions de soldats allemands.

Réquisitions d’automobiles à Mons le 1er août 1914. On voit aussi des troupes. Photo de l’auteur (2016), musée-mémorial de Mons. http://www.monsmemorialmuseum.mons.be/

Réquisitions d’automobiles à Mons le 1er août 1914. On voit aussi des troupes. Photo de l’auteur (2016), musée-mémorial de Mons. http://www.monsmemorialmuseum.mons.be/

L’été 1914

Notons pourtant que la guerre n’était pas forcément inévitable. L’histoire scolaire nous a tous appris l’enchaînement des faits survenu après l’assassinat de François-Ferdinand en juin 1914, mais les historiens ont bien montré dans des recherches récentes que l’engrenage a mis des semaines à se mettre en place. En Allemagne, ce sont les membres de l’État-major qui ont fait pression sur le pouvoir civil pour qu’il opte pour une solution guerrière, notamment fin juillet 1914.

Ainsi, en Belgique, la population et le gouvernement n’éprouvent pas une inquiétude trop grande au début de cet été qui va devenir infernal. Le traité de Londres est dans toutes les têtes, et son statut de neutralité avec. S’il y a des moments de plus grande tension, on croit qu’il va être respecté et, d’ailleurs, la diplomatie belge s’est bien gardée d’être trop pro-allemande ou pro-française depuis des décennies, pour limiter les frictions.

Ce n’est que fin juillet que des mesures de mobilisation sont prises (voir photos), devant la tournure que prennent les événements, alors que les diplomates sondent les pays étrangers pour être certains que le territoire belge va rester à l’abri d’une menace. Il n’empêche: l’ultimatum allemand du 2 août 1914 fait l’effet d’une bombe, alors que, la veille, Londres avait demandé à la France et à l’Allemagne si la neutralité belge allait être respectée, sans réponse de la seconde…

Bibliographie consultée (sans but d’exhaustivité):

-DELHEZ (Jean-Claude), Douze mythes de l’année 1914, Paris, Économica, 2013, 144 p.

-DUMOULIN (Michel), Nouvelle histoire de Belgique. 1905-1918, l’entrée dans le XXe siècle, Bruxelles, Le cri, 2010, 188 p.

Pour en savoir plus sur la révolution de 1848 et la Belgique:

https://antredustratege.com/2015/12/02/1848-le-combat-de-risque-tout-i-introduction/

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L’Alsace-Lorraine dans la Grande Guerre: IV) La fin de la guerre et le retour au sein de la République

Les derniers combats

On l’a vu précédemment: à partir du moment où le front se stabilisa en Alsace et en Moselle, les combats y  revêtirent principalement la forme d’une guerre de position; très dure à supporter, surtout dans les Vosges, et finalement assez chère en vies humaines. Des affrontements sanglants eurent lieu pour la possession de quelques zones stratégiques, comme au Hartmannswillerkopf et au Lingekopf, mais qui ne permirent pas d’emporter la décision.

Finalement, ce front resta assez secondaire dans l’ensemble de la guerre et n’eut pas « son » Verdun ou l’équivalent de la bataille de la Somme, des Flandres etc. La situation évolua peu jusqu’à la fin du conflit. On notera l’arrivée progressive des soldats américains sur le front, à partir du printemps 1917. Ils relevèrent des soldats épuisés et tentèrent de prendre l’offensive, notamment dans les forêts d’Argonne en septembre 1918, là où les assauts français avaient précédemment échoué. Ce fut un échec là encore, car ils se heurtèrent à des positions bien fortifiées, en partie enterrées et solidement tenues par les troupes allemandes qui, là, se défendaient encore efficacement à quelques mois de leur défaite.

En fait, l’issue finale se jouait ailleurs. Après l’échec des offensives de l’été 1918, la situation intérieure de l’Empire allemand évolua très négativement, jusqu’à conduire au retrait du kaiser Guillaume II et aux négociations qui aboutirent à l’armistice du 11 novembre. La reprise de l’Alsace-Lorraine était jugée imminente. Or, à l’heure où ces anciens départements allaient devenir français, il fallut prendre en considération le fait qu’ils avaient été coupés de la France depuis longtemps et aussi que la situation matérielle des populations civiles était fragile. Réquisitions, incorporations, combats sur la ligne de front et hivers rigoureux avaient beaucoup touché l’Alsace et la Moselle durant la Première Guerre mondiale. Voyons donc comment ce retour s’opéra.

Médaille commémorant le retour de l’Alsace et de la Moselle à la France en 1918.  On voit bien un poilu écraser les emblèmes allemands et Marianne aller à la rencontre des populations locales. Hébergée sur Gallica: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10234298k

Le retour des « provinces perdues » à la France 

Si la tension autour des régions cédées en 1871 s’était peu à peu apaisée au tournant du siècle, on a vu que cette question refit irruption dans le débat public au début des années 1910 et, dès 1914, leur retour devint un but de guerre affiché de la France, mais seulement après l’entrée en guerre. A l’inverse de ce que l’on croit souvent, « dans la crise de juillet 1914, qui a dramatiquement débouché sur la guerre européenne, puis mondiale, l’Alsace-Lorraine n’a joué aucun rôle » (1).

Reste qu’en 1918, la guerre gagnée, l’opinion française était favorable à une restitution de cette région, ce qui fut prévu dès l’armistice du 11 novembre. En deux semaines, les troupes allemandes évacuèrent l’Alsace-Moselle et la République y fit son retour très rapidement. Le traité de Versailles de 1919 confirma cette passation de pouvoir, mais qui ne se fit pas sans heurts. En effet, la France expulsa très rapidement les Allemands qui s’étaient installés après 1871 et s’empara de leurs biens: 100.000 personnes étaient concernées début 1920. De plus, les lois de la République furent installées trop rapidement, malgré certains aménagements, dans un espace habitué pendant 47 ans à une monarchie autoritaire, fédéraliste et de langue allemande.

Beaucoup d’Alsaciens et de Mosellans ne parlaient pas le français en 1918 et ces changements brutaux, aussi visibles en matière judiciaire, douanière et au niveau des partis politiques, créèrent un vrai malaise, qui déboucha sur des velléités autonomistes. Seul le temps et la brutalité inouïe des nazis lors de la seconde annexion de 1940-1945 y mirent fin, ainsi qu’une meilleure réintégration de l’Alsace et de la Moselle dans l’espace français puis européen après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

(1) ROTH (François), Alsace-Lorraine. Histoire d’un « pays perdu » de 1870 à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2016, p. 137.

A noter une exposition sur le thème évoqué aux archives de de Strasbourg:

https://archives.strasbourg.eu/n/exposition-en-cours/n:146

Bibliographie:

-ROTH (François), Alsace-Lorraine. Histoire d’un « pays perdu » de 1870 à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2016, 222 p.

-Informations glanées lors de la visite de nombreux forts et musées, dont:

https://antredustratege.com/2017/10/12/le-fort-rapp-moltke-reichstett/

https://antredustratege.com/2015/09/21/le-fort-de-mutzig-alsace-reportage-photo/

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L’Alsace-Lorraine dans la Grande Guerre: III) La guerre de position

Des combats coûteux et peu décisifs

Une fois le front stabilisé, il resta pratiquement tel quel jusqu’à la terrible année 1918. Les combats, quoique très violents et tout sauf sporadiques, ne permirent pas à l’un des deux camps de l’emporter, comme dans les autres secteurs de la guerre à l’ouest d’ailleurs. Quelques lieux emblématiques concentrèrent les plus grands affrontements, notamment le Lingekopf et le Hartmannwillerskopf, sommet d’importance dans les Vosges alsaciennes. Là, en montagne et dans des conditions épouvantables, Français et Allemands se firent face. Y creuser des tranchées, régler les tirs d’artillerie, passer à l’assaut et tout simplement communiquer était rendu difficile par le relief et le climat semi-continental, chaud en été et froid en hiver. Des offensives allemandes et françaises s’y succédèrent durant l’année 1915 pour le contrôle de l’éperon stratégique, qui permettait de bien observer la plaine d’Alsace. Les chasseurs français s’y illustrèrent particulièrement et les pertes totales furent de 30.000 hommes. Cela est certes bien moins « impressionnant » que les batailles comme Verdun mais masque la dureté des engagements, que les monuments, cimetières et vestiges permettent de mieux appréhender encore aujourd’hui.

Après cela, plus aucune attaque de grande envergure ne fut tentée dans la région, et l’on peut faire le même commentaire pour l’Argonne, où les Français avaient attaqué (combats en 1914 et 1915): ils furent repoussés par les défenseurs allemands. Une chanson allemande nommée Argonnerwaldlied évoque d’ailleurs ce front. Enfin, notons tout de même l’installation, en Lorraine cette fois, d’un canon allemand à longue portée qui bombarda Nancy entre 1916 et 1917, avant d’être réduit au silence par les avions français. Nous le verrons, d’importants combats reprirent en 1918 seulement.

 

Mitrailleuse allemande Maschinengewehr modèle 1908. Elle fut allégée en 1915 pour une autre version. C’est un matériel fiable et robuste. Objet conservé au fort de Mutzig. Photo de l’auteur. https://antredustratege.com/2015/09/21/le-fort-de-mutzig-alsace-reportage-photo/

Tranchées au Hartmannswillerkopf, haut-lieu des combats. Photo de l’auteur. http://www.memorial-hwk.eu/

Tranchées au Hartmannswillerkopf, haut-lieu des combats. Photo de l’auteur. http://www.memorial-hwk.eu/

Ouvrage au Hartmannswillerkopf, haut-lieu des combats. Photo de l’auteur. http://www.memorial-hwk.eu/

La situation à l’arrière, côté allemand

Par contre, ne l’oublions pas, une très grande partie des départements annexés en 1871 resta sous côté allemand entre 1914 et 1918. Ceux-ci durent donc vivre la difficulté d’être à la fois zone de combats et arrière immédiat du front, par où transitaient munitions, ravitaillement, blessés et renforts allemands, ainsi que les prisonniers français (on a dit le rôle de la place de Metz plus haut). Les transferts vers et hors de l’Allemagne y étaient plus faciles que pour les soldats stationnés dans les Flandres, où les lignes de communications étaient plus longues.

Côté humain, les mobilisés dans cette « terre d’Empire » (Reichsland) furent 380.000, dont une très grande partie fut envoyée en Russie pour éviter la fraternisation avec les Français, ce qui put arriver. De plus, l’Empire allemand intensifia de manière très importante la germanisation après l’entrée en guerre, interdisant totalement l’usage du français et confisquant les biens possédés sur place par des ressortissants de la République. La censure fut totale et la vie de plus en plus difficile à mesure que la guerre se poursuivait. Les réquisitions augmentèrent, les pénuries et rationnements aussi alors que le statut futur de l’Alsace-Lorraine était fermement débattu dans les cercles du pouvoir. Jamais élevée au rang d’Etat comme la Saxe ou la Prusse, elle restait en fait une terre de « seconde zone » appartenant à tous les Etats allemands. Bref, les années de guerre furent difficiles pour les Alsaciens et les Mosellans. 

Le Hartmannwillerskopf. Interprété par la fanfare du 13e bataillon de chasseurs alpins. 

Bibliographie:

-ROTH (François), Alsace-Lorraine. Histoire d’un « pays perdu » de 1870 à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2016, 222 p.

-Informations glanées lors de la visite de nombreux forts et musées, dont:

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L’Alsace-Lorraine dans la Grande Guerre: II) Les combats de 1914 et l’arrêt de la guerre de mouvement

Après avoir présenté la situation de l’Alsace-Lorraine en 1914, et rappelé que c’était avant tout un terme administratif allemand, nous allons à présent nous intéresser aux combats de cette première année de guerre. Les deux « provinces perdues » virent en effet les armées française et allemande s’y affronter durement dans la chaleur de l’été, avant que le front ne se stabilise, ce qui mit fin à l’épisode bien connu de la guerre de mouvement, d’ailleurs bien plus meurtrière que les mois qui la suivirent.

Les combats de l’été 1914

Dès le début de la guerre, le gouvernement allemand interdit les journaux d’expression française en Alsace-Lorraine, procéda à l’arrestation des personnalités les plus anti-allemandes et mobilisa les soldats issus de ces régions, à l’instar de ceux qui provenaient du reste de l’Empire. Or, les insoumis furent rares et cette opération se passa dans le calme. La France, elle, en vertu de ses orientations militaires décidées avant guerre, le fameux « plan XVII », attaqua rapidement en direction de l’Alsace-Lorraine: à la fois dans la région de Metz et plus au sud, pour déboucher dans la plaine d’Alsace.

Ces premières opérations constituèrent des succès pour les armes françaises, puisque la résistance ennemie fut maigre les premiers jours. Alors que certains soldats d’un régiment de Saverne passèrent même du côté français, d’importantes villes comme Mulhouse ou Sarrebourg furent un temps occupées. Les réactions locales furent mitigées: plutôt bien accueillis dans les villages restés francophones de Lorraine, les soldats de la République se comportèrent aussi en occupants ailleurs, arrêtant des personnes gênantes et bientôt dirigées vers l’intérieur de la France.

De plus, l’armée allemande était loin d’être vaincue et procédait en fait à sa concentration, avant de partir à l’offensive, ce qui intervint dès le 18 août 1914. Les Français furent rapidement bousculés, souvent rejetés sur la frontière de 1871, voire au-delà. En Lorraine, Nancy ne fut sauvée que grâce à la défense tenace menée de main de maître par le général de Castelnau.

Certains cavaliers français portent encore des cuirasses en 1914 ! Vitrine au musée du fort de Mutzig, photo de l’auteur.

Les fameuses pipes et chopes allemandes…. Musée de Mutzig, dans le fort. Photo de l’auteur.

Assiette commémorative allemande, musée dans le fort de Mutzig, photo de l’auteur.

Képi français du 105e RI, qui combattit dans la région. Photo de l’auteur, musée dans le fort de Mutzig.

La stabilisation du front

En fait, comme partout ailleurs sur le front de l’ouest, le front se stabilisa rapidement, notamment après la victoire française de la Marne, début septembre et qui permit de protéger Paris. Bientôt, incapables de percer  face à la puissance des mitrailleuses ainsi que des canons à tir rapide comme les 75 et 77 mm respectivement français et allemand, les soldats s’enterrèrent dans des tranchées pour se protéger des balles et surtout des éclats d’obus.

Si elles n’étaient au départ que des trous faits à la va-vite, elles se perfectionnèrent rapidement, inaugurant une forme de guerre inédite à cette échelle. En Alsace, les Français avaient gardé la région de Thann et d’Altkirch, où vivaient 55.000 habitants, le reste des deux départements restant aux mains des Allemands. En Lorraine, ces derniers avaient efficacement repoussé leurs ennemis, et le front se situait bien souvent sur le territoire français, au-delà de la frontière fixée par le traité de Francfort. Ainsi, la richesse minière et industrielle de Meurthe-et-Moselle était-elle perdue pour Paris.

De plus, Metz, conservée par l’Empire, gardait sa fonction dissuasive et demeura jusqu’à la fin de la guerre une zone arrière très importante pour Berlin, qui s’en servit comme dépôt de munition et plate-forme de transit pour ses troupes.

Bibliographie:

-ROTH (François), Alsace-Lorraine. Histoire d’un « pays perdu » de 1870 à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2016, 222 p.

-Informations glanées lors de la visite de nombreux forts et musées, dont:

https://antredustratege.com/2017/10/12/le-fort-rapp-moltke-reichstett/

https://antredustratege.com/2015/09/21/le-fort-de-mutzig-alsace-reportage-photo/

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Le volet militaire du musée national d’Irlande

Quelques clichés illustrant le riche passé militaire de l’Irlande, vu à travers les collections du National Musem of Ireland. Installé dans les anciennes casernes royales, aujourd’hui Collins Barracks, à Dublin, il comporte de très nombreuses salles d’histoire et fait notamment la part belle au soulèvement de 1916 et à la guerre d’indépendance irlandaise. Renvois vers des articles existants et bibliographie plus bas. Le site du musée, qui est gratuit:

http://www.museum.ie/Decorative-Arts-History

Vue de la cour intérieure. Ces casernes étaient prévues pour abriter plusieurs milliers d’hommes et furent terminées par le pouvoir britannique en 1704. Pour en savoir plus: http://www.museum.ie/Decorative-Arts-History/History-Architecture. Photo de l’auteur.

Enseigne de la Royal Irish Constabulary, police au service du pouvoir britannique et armée, contrairement à celle de Dublin. Peu appréciée, elle symbolisait la tutelle de Londres, même si ses membres étaient souvent irlandais. Elle eut des auxiliaires à la réputation sinistre pendant la guerre d’indépendance irlandaise (1919-1922): les fameux « Black and Tans ».  Photo de l’auteur.

Document signé par le général Humbert, débarquement de 1798. Pour en savoir plus: https://antredustratege.com/2017/03/04/les-debarquements-francais-en-irlande-iv-1798-un-debarquement-avec-tres-peu-de-moyens/ . Photo de l’auteur.

Canon de 18 pounder, Première Guerre mondiale. De nombreux Irlandais s’y battirent dans les rangs britanniques, mais ceux-ci ne répondirent pas à leur aspiration de créer de grandes unités irlandaises et manquèrent une occasion. Photo de l’auteur.

Mauser C 96. Arme bien connue. Celle-ci servit durant la guerre d’indépendance irlandaise (1919-1921). Photo de l’auteur.

Mannequin d’un tankiste irlandais durant les années 20-30. Devenu indépendant, le pays dut créer une armée nationale. On y retrouve des influences britanniques, françaises et allemandes pendant des décennies. Photo de l’auteur.

Transport de troupe irlandais, très inspiré du modèle britannique, années 30-40. Photo de l’auteur.

Reconstitution du casernement en 1942 dans les Collins Barracks. On voit bien l’influence britannique dans les équipements irlandais. Des plans d’invasion de l’Irlande existèrent, mais le pays parvint à garder sa neutralité. Photo de l’auteur.

Très étonnant: un canon espagnol de l’invincible armada de 1588 !!! Grand échec de mettre à genoux l’Angleterre… Photo de l’auteur.

Livre creux, servant à cacher des munitions et des documents, soulèvement de 1916. Photo de l’auteur.

Boucle de ceinturon d’un combattant du soulèvement de 1916 (voir bibliographie). Photo de l’auteur.

Nommé commandant des forces en Irlande pendant le soulèvement de 1916, Maxwell parvient à l’écraser et ce document rappelle l’interdiction de posséder des armes. Photo de l’auteur.

Photo de l’Asgard, bâtiment dont je reparlerai: il amena des armes allemandes en Irlande en 1914. Elles servirent pendant le soulèvement de 1916. Photo de l’auteur.

Bibliographie:

-Voir liens dans les descriptions. Plus généralement:

Excellente synthèse en français sur l’Irlande:

-JOANNON (Pierre), Histoire de l’Irlande et des Irlandais, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2009, 832 p.

Très bonne synthèse en anglais sur le soulèvement de 1916:

-TOWNSHEND (Charles), Easter 1916. The Irish rebellion, Londres, Penguin books, 2015, 442 p.

Sur la guerre d’indépendance irlandaise, en anglais:

-HOPKINSON (Michael), The Irish War of Independence, Dublin, Gill & Macmillan, 

Les photos du patrimoine militaire de Cork:

https://antredustratege.com/2018/05/08/premier-apercu-du-patrimoine-militaire-de-cork/

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Musée de la Gendarmerie nationale (Melun)

Quelques photos du musée de la Gendarmerie nationale, qui vient d’ouvrir à Melun. De très beaux objets d’une arme finalement peu connue et qui fut de nombreux conflits, comme prévôté (police des armées) et force combattante. La muséographie est moderne, mais il y a suffisamment d’objets et ils sont plutôt bien présentés. Sur le sujet, on pourra lire la synthèse suivante:

-ALARY (Eric), Histoire de la gendarmerie, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2011, 320 p.

Le site du musée: http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/musee/

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La maréchaussée (ancêtre de le gendarmerie) sous Louis XV.

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Tableau du maréchal Moncey, premier inspecteur de la Gendarmerie, arme bien utilisée sous la Premier Empire.

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Un gendarme d’élite du Premier Empire, unité rattachée à la Garde Impériale.

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« Gendarmerie d’élite assurant un service d’ordre à proximité de l’arc de triomphe du Carrousel entre 1808 et 1814 », par Lucien Rousselot.

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Pistolets à percussion de la MACutilisés par les gendarmes après Napoléon. La percussion remplace le silex. Fondamentalement, les armes changent peu jusqu’au Second Empire (chassepot, etc.).

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Boucle de ceinturon de la gendarmerie de la Monarchie de Juillet, que l’on reconnaît par le coq, emblème fort du régime, mais déjà utilisé par le passé (pommeaux de sabres etc.)

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Boucle de ceinturon de la gendarmerie du Second Empire.

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Détail d’un mousqueton dit « à tabatière », modification coûteuse en 1857 du vieux modèle 1825T.

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« Gendarmes impériaux aux prises avec deux braconniers », Charles de Luna, 1865.

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Les fameuses « poucettes » !

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Grande tenue, 1887.

 

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Revolver modèle 1892, utilisé par les gendarmes.

 

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Le fort de Mutzig (Alsace) : reportage-photo

Quelques photos prises cet été au fort de Mutzig, puissant complexe fortifié bâti par les Allemands durant leur période de possession de l’Alsace-Moselle. Très moderne pour l’époque, il n’ouvrit le feu réellement qu’à l’été 1914. Il fut aussi lieu de réflexion pour l’armée française qui se dirigeait vers le Maginot, et théâtre de combats à la Libération du territoire durant la Seconde Guerre mondiale. Une partie est visitable, le reste étant toujours terrain militaire.

Par ailleurs, j’ai été très pris par la rentrée, mais je n’oublie pas les vidéos, qui reviennent bientôt !

Plus d’infos :http://www.fort-mutzig.eu/pages/_menu/menu_f.html

Premier aperçu des fossés

Premier aperçu des fossés

Je ne sais plus exactement ce qui est dit, un germaniste confirmera mais je crois que c'est une interdiction de déverser n'importe quoi dans les éviers faits pour la vaisselle.

Je ne sais plus exactement ce qui est dit, un germaniste confirmera mais je crois que c’est une interdiction de déverser n’importe quoi dans les éviers faits pour la vaisselle.

Une plaque au créateur... De la bière Tsingtao !

Une plaque au créateur… De la bière Tsingtao !

Salle des machines... Notez le "Siemens" .

Salle des machines… Notez le « Siemens » .

Mitrailleuse allemande et l'un des servants qui la nettoie.

Mitrailleuse allemande et l’un des servants qui la nettoie.

 Superbe vitrine avec des objets de la cavalerie française.


Superbe vitrine avec des objets de la cavalerie française.

Chope et pipe décorées.

Chope et pipe décorées.

Une bonne partie du fort est sous terre, ce qui inspira en partie les Français pour la ligne Maginot.

Une bonne partie du fort est sous terre, ce qui inspira en partie les Français pour la ligne Maginot.

L'une des impressionnantes tourelles du fort.

L’une des impressionnantes tourelles du fort.

Vue d'ensemble d'une partie des batteries.

Vue d’ensemble d’une partie des batteries.

 

Détail.

Détail.

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1914-1918 en exposition à Liège

Quelques photos de deux grandes expositions sur 1914-1918 à Liège, ville frappée de plein fouet dès le début de la guerre. Monumentales et intéressantes, je reproche toutefois à la première d’apporter énormément d’objets sans rien expliquer dessus. Le billet permet de faire les deux. A voir tout de même!

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Modèle de pistolet ayant tué François-Ferdinand. Fabrication belge (FN Herstal).

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Objets belges de 14-18, dont une pipe à l’effigie d’Albert 1er.

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Soldat Ecossais.

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Torpille de U-Boot allemand.

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Pas besoin de légende!

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Reproduction d’un bout du mur électrifié édifié entre la Belgique et les Pays-Bas, pour empêcher les contacts. Plus de 500 personnes moururent sur ce mur.

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Uniforme russe.

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FM Madsen, l’un des premiers au monde. D’origine danoise, il fut adopté par l’armée belge.

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MG08 allemande, une terreur des champs de bataille.

Plus de photos:

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Le site de l’expo:

http://www.liegeexpo14-18.be/expo14-18/index.php/fr/

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Les fortifications de Séré de Rivières: I) Introduction.

Nouvelle série vidéo sur un thème dont j’ai jusque-là peu parlé: la fortification militaire! Je vais revenir sur le Vauban du XIXe siècle: Séré de Rivières, qui cuirassa à nouveau la France entre 1871 et 1914.

Bibliographie:

-Pedroncini (Guy, sous la direction de), Histoire militaire de la France. De 1871 à 1940, Paris, PUF coll « Quadrige », 1992, 518 p.

Photo du général Séré de Rivières.

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Bref aperçu du patrimoine militaire de Liège.

Présent à Liège hier pour mon inscription en doctorat, j’en ai profité pour vous ramener un petit reportage photo chers lecteurs. La ville est belle et riche en patrimoine historique… Ainsi qu’en vraie bière, mais ce ceci est une autre histoire.

La montagne de Bueren, proche de la Meuse. Ses 374 marches mènent directement vers la citadelle.

La montagne de Bueren, proche de la Meuse. Ses 374 marches mènent directement vers la citadelle.

Inscriptions aux valeureux combattants qui donnèrent leur vie à Liège.

Inscriptions aux valeureux combattants qui donnèrent leur vie à Liège.

Vue plus complète du monument de la citadelle. Le 12e de ligne s'y battit durement en 1914.

Vue plus complète du monument de la citadelle. Le 12e de ligne s’y battit durement en 1914.

L'un des murs de la citadelle. Il reste des vestiges de plusieurs époques.

L’un des murs de la citadelle. Il reste des vestiges de plusieurs époques.

Vue globale du monument.

Vue globale du monument.

Les murs... La végétation a bien poussé.  Un superbe sentier fait le tour de l'édifice.

Les murs… La végétation a bien poussé. Un superbe sentier fait le tour de l’édifice.

Le temps passe, et fait son oeuvre...

Le temps passe, et fait son oeuvre…

Plaque en l'honneur de quelques héros qui choisirent de rejoindre Londres en 1942.

Plaque en l’honneur de quelques héros qui choisirent de rejoindre Londres en 1942.

Vue de la ville, depuis le haut de la citadelle.

Vue de la ville, depuis le haut de la citadelle.

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