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Le patrimoine militaire de Wangenbourg-Engenthal

Située dans le massif des Vosges, la petite commune de Wangenbourg-Engenthal abrita le poste de commandement de la 5e Armée durant la Drôle de Guerre. Son chef d’Etat-major était le bien connu général de Lattre de Tassigny. Des personnalités célèbres comme Daladier, le président de la République Lebrun et même Charles de Gaulle s’y rendirent. Une casemate pour les personnalités importantes y avait été créée. A côté de cela, le lieu abrite un château commencé à la fin du XIIe siècle et dont les ruines restent impressionnantes. Vue magnifique depuis le donjon…

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Le Grand hôtel, aujourd’hui du Parc, où le PC de la 5e armée s’était installée. A 40 kilomètres à l’ouest de Strasbourg, dans les Vosges, la position était abritée. Photo de l’auteur.

L’Etat-major resta là durant toute la Drôle de Guerre, période incertainte entre septembre 39-et mai 40, date de l’attaque allemande à l’ouest. Photo de l’auteur.

La casemate où les personnalités importantes s’abritaient. Le centre de commandement y était relié. Photo de l’auteur.

Autre vue. Photo de l’auteur.

Autre vue. Photo de l’auteur.

Première vue du château, qui se compose de plusieurs éléments des XII, XIII et XIVe siècles. Les soldats de Louis XIV encore y passèrent ! https://www.chateauxfortsalsace.com/fr/chateau/chateau-de-wangenbourg/ Photo de l’auteur.

En longeant les remparts. Photo de l’auteur.

En longeant les remparts. Photo de l’auteur.

En longeant les remparts. Photo de l’auteur.

La cour intérieure. Photo de l’auteur.

La cour intérieure. Photo de l’auteur.

Arche donnant sur la forêt, dans la cour intérieure. Photo de l’auteur.

La cour intérieure. Photo de l’auteur.

Superbe vue des Vosges depuis le donjon. Photo de l’auteur.

Depuis le haut du deuxième donjon (fin XIIIe-début XIVe), le primitif ayant été remplacé. On en voit encore les fondations. Photo de l’auteur.

¨Plaque en l’honneur du général de Gaulle. Photo de l’auteur.

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Les armes du soldat français en 1940: les pistolets-mitrailleurs.

S’il est bien un domaine où la France affiche un retard  conséquent en 1940, c’est celui des pistolets-mitrailleurs. Pourtant la chose existe depuis la Première Guerre mondiale (MP18 allemand) et est utile dans une guerre qui change de visage. En effet, la cadence de tir élevée de telles armes est efficace dans un combat rapproché, urbain ou lors d’assauts de fortifications où les longs et encombrants fusils à verrou sont d’un secours limité. 

Les armes de production nationale: 

Le retard cité est pourtant connu des autorités françaises, qui lancent divers projets visant à établir un modèle national de pistolet-mitrailleur et les premières expérimentations ont lieu dès les années 20. Hélas les valses-hésitations, les tergiversations durent des années, et la France n’adopte le PM Petter de la SACM (Société Alsacienne de Construction Mécanique) qu’au cours de l’été 1939. Pire, la société ne peut honorer ses engagements, occupée qu’elle est avec le PA 1935 A (voir article précédent) et il faut se tourner vers la Manufacture de Saint-Etienne qui dispose d’environ 2000 exemplaires d’une arme d’essai, le PM SE-MAS 1935 tirant du 7.65 long.

Début 1940 elle peut enfin produire l’arme définitive, renommée MAS 38. Au final, bien peu d’unités reçurent de ces deux modèles avant l’armistice: notamment les troupes envoyées en Norvège et quelques corps-francs durant la Drôle de Guerre. Compacte et peu encombrante, l’arme poursuivit sa carrière en Indochine en attendant le MAT 49, et des photos montrent que les derniers exemplaires ont été usés par des supplétifs durant la Guerre d’Algérie.

Un MAS 38.

Les achats et confiscations à l’étranger:

En attendant la fabrication en masse des MAS 38, dont la production ne débute qu’en mai 1940 (!), la France doit équiper en urgence ses Corps Francs engagés le long de la frontière contre des patrouilles allemandes armées de PM. Il s’agit de lutter à armes égales avec eux, et des stocks confisqués aux Républicains espagnols réfugiés en France en 1939 sont par exemple utilisés. On parle là de 700 très bons Erma-Vollmer et même d’excellents Suomi KP/31 finlandais, que les Soviétiques découvrirent avec déplaisir. Des MP28/II sont achetés en Belgique (comme des pistolets, voir article précédent) et équipent aussi plusieurs unités. En fait, toutes ces armes tournèrent entre les formations engagées, tant les stocks étaient peu nombreux.

Enfin, 3000 thompson sont achetées aux Etats-Unis (ainsi que des avions), mais ne sont utilisées que très tardivement en 1940, pour ne pas dire de manière anecdotique. Certaines peuvent être encore vues sur des troupes allemandes d’arrière en 1944 en Normandie…

Le PM Erma Vollmer.

Bibliographie:

-BELLEC (Olivier), 1940. Le soldat français, t.2, Equipement-Armement-Matériels, Paris, Histoire et Collections, 2010, 144 p.

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