Archives de Tag: Première Guerre mondiale

Le musée « In Flanders fields » d’Ypres

En attendant la reprise du dossier consacré à William Wallace, je vous propose la découverte du magnifique musée In Flanders fields de la ville d’Ypres, où les combats de 14-18 furent particulièrement destructeurs. D’ailleurs, le gaz qui y fut utilisé gagna le nom « d’ypérite ». On aura l’occasion de découvrir la ville elle-même et ses monuments une autre fois. Photos de l’auteur.

Le site du musée:

http://www.inflandersfields.be/fr

Détail d’un plat à la gloire de George V et de l’Empire britannique. Photo de l’auteur.

Détail de l’insigne de coiffe du régiment ‘London Scottish’. Le saillant d’Ypres vit surtout des troupes britanniques et du Commonwealth être engagées du côté de l’Entente. Photo de l’auteur.

Photo de la garde civique belge en 1914. Avec son fameux chapeau qui semble incongru. Cliché de l’auteur.

Canon de 75/56 italien, modèle 1906. Il est inspiré du modèle français équivalent, le célèbre 1897. Photo de l’auteur.

Mitrailleuse hotchkiss française mle 1914. Pour en savoir plus: https://antredustratege.com/2013/11/30/les-armes-du-soldat-francais-en-1940-les-mitrailleuses/ . Photo de l’auteur.

Fusil antichar allemand « tankgewehr », apparu à la fin de la guerre pour contrer les blindés alliés, sans trop de succès. Il y en a un aux Invalides aussi. Photo de l’auteur.

Très impressionnant mortier de tranchée britannique, avec son obus (2-inch medium mortar). Celles-ci étant proches, les tirs courbes s’avèrent nécessaires. Photo de l’auteur.

Chargeur de FM Lewis britannique trouvé lors de fouilles dans le secteur d’Ypres. Photo de l’auteur.

Téléphone allemand. Bien souvent les tirs d’artillerie sectionnent les fils et il faut envoyer quelqu’un les réparer… Sous le feu ennemi. Photo de l’auteur.

Objets de propagande du « Relief for Belgium ». Très émus par le sort de la Belgique, les Américains l’aidèrent énormément. C’est notamment le destin de la bibliothèque de Louvain, brûlée par les Allemands, qui dégoûta l’opinion étasunienne. Photo de l’auteur.

Dessin de Paul Jouve représentant un Spahi (cavalier d’Afrique du Nord engagé dans l’armée française) dans les environs d’Ypres en juin 1915. Photo de l’auteur.

Pour finir, petit aperçu d’un futur article… Il s’agit bien d’Albert Ier statufié à l’entrée de la halle aux draps ! Elle fut reconstruite après la guerre, nous y reviendrons. Photo de l’auteur.

 

Autres articles sur la Belgique militaire:

https://antredustratege.com/2014/11/12/histoire-militaire-a-bruxelles-dernier-article/

https://antredustratege.com/2015/02/21/le-patrimoine-militaire-de-huy-province-de-liege/

https://antredustratege.com/2013/08/20/bref-apercu-du-patrimoine-militaire-de-liege/

https://antredustratege.com/2015/08/15/le-fort-de-huy-belgique/

https://antredustratege.com/2014/04/20/la-citadelle-de-namur/

https://antredustratege.com/2017/08/10/musee-dhistoire-militaire-de-tournai/

https://antredustratege.com/2014/09/28/1914-1918-en-exposition-a-liege/

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Visite de l’exposition « Dans la peau d’un soldat » (musée de l’Armée)

Avant de terminer sur Bonaparte et l’Egypte, je vous propose la découverte de la très belle exposition Dans la peau d’un soldat actuellement au musée de l’Armée. Plus thématique (« Le sommeil », « La nourriture »…) que chronologique, elle permet de revenir sur de multiples aspects de la vie et de la mort des soldats depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. C’est à la fois faire une place aux conflits contemporains et organiser son propos différemment. J’ai trouvé le résultat très réussi et je vous conseille d’y aller: l’exposition dure jusqu’au 28 janvier.

La page: http://www.musee-armee.fr/programmation/expositions/detail/dans-la-peau-dun-soldat-de-la-rome-antique-a-nos-jours.html

Barbier représente ici , en 1807, le bivouac du 2e régiment de hussards juste avant la bataille d’Austerlitz. Il est connu car Napoléon y parla, présentant son plan de bataille à ses troupes, fait rare dans l’histoire. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Ce nécessaire de campagne a appartenu au chirurgien Boileau sous le Premier Empire. Il a suivi les campagnes de la période de 1806 à 1815. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée. On pourra voir un autre type de nécessaire ici: https://antredustratege.com/2015/10/07/le-bivouac-de-napoleon-exposition-a-la-manufacture-des-gobelins/

Un insigne de spécialité de la Première Guerre mondiale, armée française. Il fait référence à la colombophilie, encore bien pratique quand l’artillerie rompt les fils du téléphone. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Emouvante gourde faite à partir d’une coloquinte et décorée, elle a appartenu au soldat Emburger, maréchal-ferrant du 9e régiment de cuirassiers. On y lit le nom de grandes victoires de l’Empire. Fleurus 1815 désigne sans doute Ligny, à confirmer. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Cigarettes de troupe françaises en usage pendant une bonne partie du XXe siècle. Il existe aussi des cigares de troupe. Le tabac est distribué gratuitement aux soldats de 1668 à 1972 ! Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Livret de chants et partitions d’harmonica, pour le soldat allemand, Seconde Guerre mondiale. Beaucoup existent dans de nombreuses armées: la chanson entretient le moral de la troupe, véhicule certains messages, parfois politiques, et sert lors des marches. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: collection particulière.

Plaque de ceinturon d’aide de camp, 1er Empire. Assez ouvragé, comme la plupart des éléments des tenues d’officiers. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Soldats allemands de la Première Guerre mondiale, avec des masques à gaz et cuirasses. Celles-ci reviennent, sans peu de succès. Voir l’équivalent italien « Farina ». Photo de l’auteur. Légende non trouvée.

1ère guerre mondiale, képi du lieutenant-colonel Mangematin. L’officier l’a modifié afin de pouvoir rabattre sur ses grades trop visible du drap neutre. Comme on le dit dans l’armée française: « l’or attire le plomb ». Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Reconstitution d’une tombe provisoire américaine en Normandie en 1944. Elles permettaient d’être retrouvées facilement après les combats pour identifier et rapatrier les corps. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée et collection particulière.

Nécessaire médical japonais de 1914. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée. Objets rarissimes dans nos contrées: à côté un intéressant mannequin de médecin nippon de la même époque est visible.

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Visite à l’ossuaire de Douaumont

Avant de poursuivre et terminer le dossier sur l’Italie et l’Ethiopie, je vous propose de découvrir l’ossuaire de Douaumont, lieu hautement symbolique et émouvant étroitement lié à la bataille de Verdun. Plus d’informations ici:

http://www.verdun-douaumont.com/

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Le drapeau français dans le cimetière qui fait face à l’ossuaire.

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Les tombes blanches du cimetière vues depuis la tour de l’ossuaire.

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Vue partielle de l’ossuaire.

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Détail de la façade. Les blasons des villes ayant participé à sa construction sont représentés tout au long. Elles sont aussi bien françaises qu’étrangères.

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Détail du blason de Versailles.

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Dans le cimetière.

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L’ossuaire vu depuis le cimetière.

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Détail de la tour de l’ossuaire.

 

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Le blason de Paris.

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L’Italie et la Première Guerre mondiale: IV) La « Strafexpedition » de 1916

Après de longs mois de silence, poursuivons le dossier sur l’Italie de 1915-1918. Nous allons voir cette fois une tentative dangereuse de la part des austro-hongrois, qui se solde par un demi-échec. De nombreuses photos ont été prises par moi en Italie, sur les lieux des combats.

J’évoque le compromis de 1867. Voir la dernière vidéo de cette playlist pour plus d’informations :

https://antredustratege.com/2013/06/20/playlist-la-guerre-de-1866/

La "Stampa" du 19 mai 1916. Numéros numérisés: http://www.lastampa.it/archivio-storico/

La « Stampa » du 19 mai 1916. Numéros numérisés: http://www.lastampa.it/archivio-storico/

Bibliographie utilisée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive):

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

En français , et pour voir d’autres aspects, notamment le long terme:

-PECOUT (Gilles), Naissance de l’Italie contemporaine (1770-1922), Paris, Armand Colin, 2004, 407 p.

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Le fort de Mutzig (Alsace) : reportage-photo

Quelques photos prises cet été au fort de Mutzig, puissant complexe fortifié bâti par les Allemands durant leur période de possession de l’Alsace-Moselle. Très moderne pour l’époque, il n’ouvrit le feu réellement qu’à l’été 1914. Il fut aussi lieu de réflexion pour l’armée française qui se dirigeait vers le Maginot, et théâtre de combats à la Libération du territoire durant la Seconde Guerre mondiale. Une partie est visitable, le reste étant toujours terrain militaire.

Par ailleurs, j’ai été très pris par la rentrée, mais je n’oublie pas les vidéos, qui reviennent bientôt !

Plus d’infos :http://www.fort-mutzig.eu/pages/_menu/menu_f.html

Premier aperçu des fossés

Premier aperçu des fossés

Je ne sais plus exactement ce qui est dit, un germaniste confirmera mais je crois que c'est une interdiction de déverser n'importe quoi dans les éviers faits pour la vaisselle.

Je ne sais plus exactement ce qui est dit, un germaniste confirmera mais je crois que c’est une interdiction de déverser n’importe quoi dans les éviers faits pour la vaisselle.

Une plaque au créateur... De la bière Tsingtao !

Une plaque au créateur… De la bière Tsingtao !

Salle des machines... Notez le "Siemens" .

Salle des machines… Notez le « Siemens » .

Mitrailleuse allemande et l'un des servants qui la nettoie.

Mitrailleuse allemande et l’un des servants qui la nettoie.

 Superbe vitrine avec des objets de la cavalerie française.


Superbe vitrine avec des objets de la cavalerie française.

Chope et pipe décorées.

Chope et pipe décorées.

Une bonne partie du fort est sous terre, ce qui inspira en partie les Français pour la ligne Maginot.

Une bonne partie du fort est sous terre, ce qui inspira en partie les Français pour la ligne Maginot.

L'une des impressionnantes tourelles du fort.

L’une des impressionnantes tourelles du fort.

Vue d'ensemble d'une partie des batteries.

Vue d’ensemble d’une partie des batteries.

 

Détail.

Détail.

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http://www.wargamer.fr/paroles-de-youtubeurs-jean-baptiste-murez-histoire-militaire/

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L’Italie et la Première Guerre mondiale: III) L’échec de 1915

La suite du dossier est là. Voyons cette fois l’année 1915: la première de la guerre pour l’Italie, et marquée par l’impossibilité d’en finir rapidement avec son adversaire.

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Vue actuelle de la Slovénie depuis le sanctuaire d’Oslavia. La région connut d’intenses combats.

Bibliographie utilisée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive): 

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

En français , et pour voir d’autres aspects, notamment le long terme:

-PECOUT (Gilles), Naissance de l’Italie contemporaine (1770-1922), Paris, Armand Colin, 2004, 407 p.

 

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Les arditi italiens: II) Au combat

Tout d’abord vous voudrez bien m’excuser: j’ai commencé un dossier sur la piraterie antique sans finir de parler des arditi…. Reprenons donc ce que je disais plus bas.

Engagement des arditi au feu:

Souvenons-nous de ce qui a été dit: ces unités ont été mises en place assez tardivement en Italie et elles ont bénéficié d’un traitement particulier. Leurs premiers combats ont donc lieu à l’été 1917 et sont d’abord de francs succès: sans préparation d’artillerie, jouant sur la surprise, ils s’enfoncent profondément dans les lignes austro-hongroises. Ceci  décide le haut-commandement italien à créer une vingtaine de nouveaux détachements d’assaut.

Pourtant, après le désastre de Caporetto (voir plus bas), ils sont utilisés comme le reste de l’armée, l’urgence étant à l’arrêt des forces adverses, et leur histoire est noyée dans la bataille d’arrêt qui suit la grande débâcle. Peu à peu réorganisés, ils sont 26 détachements de 600 hommes en Italie même (ainsi que deux en France) à l’été 1918. Tenus en réserve on les utilise dans les actions locales où il faut bloquer une percée ennemie, ou créer une brèche dans un point de la ligne austro-hongroise près de rompre.

A la fin de la guerre, quand l’Italie reprend l’initiative, leur caractéristiques sont à nouveau oubliées, et ils sont engagés comme d’autres troupes, ce qui se traduit par de lourdes pertes (voir paragraphe suivant). Finalement, ils sont dissous à la fin de la guerre, leur héritage perdu pour l’armée, et leur action glisse dans les esprits vers le mythe, notamment chez les futurs maîtres de l’Italie, obnubilés par le culte de la force.

Le chant des arditi. L’air et la symbolique de ces troupes (flammes noires, poignards) ont été repris par le totalitarisme italien. Attention, donc. 

Bilan de leur action: 

Car au final, on parle de troupes très légèrement équipées, splendides dans le coup de main surprise, dans les actions brèves et très locales… Mais qui sont loin d’être parfaites: leur manque d’équipement lourd fit qu’ils furent incapables d’exploiter leurs percées, et qu’ils allaient trop vite pour le reste de l’armée. Très souvent, exposés seuls, aux contre-attaques austro-hongroises, ils se révélèrent incapables de tenir le terrain conquis.

De plus, on a vu qu’ils furent employés à plusieurs reprises comme de l’infanterie « normale », ce qui constitua une grave erreur car leurs missions et potentialités n’étaient pas les mêmes et les pertes furent, alors, effroyables. Ces hommes, redoutables, étaient d’un emploi délicat, ce que ne prirent pas assez en compte leurs chefs. Néanmoins ils demeurent très appréciés dans la mémoire italienne de la Première Guerre mondiale, sensible à leur allant, à leur réputation de « gros durs » et à leurs coups d’éclat en partie réels. 

Trois arditi, on notera les mousquetons (version courte du fusil), les pulls, les poignards… Et l’allure générale de ces hommes.

Bibliographie:

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

Les courageux pourront aussi lire:

-ROCHAT (Giorgio), Gli arditi della Grande Guerra: origini, battaglie e miti, Gorizia, LEG, 2006, 251 p.

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L’article sur Caporetto:

http://www.wargamer.fr/la-bataille-de-caporetto-a-travers-to-end-all-wars/

L’Italie et 1915-1918 : II) L’armée italienne en 1915, plans et préparatifs

La suite du dossier est là. Vous saurez tout (ou presque) sur l’état de l’armée italienne en 1915, sur ses préparatifs, son commandement et ses plans !

Sanctuaire d'Udine.

Sanctuaire d’Udine (détail).

Bibliographie utilisée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive): 

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

En français , et pour voir d’autres aspects, notamment le long terme:

-PECOUT (Gilles), Naissance de l’Italie contemporaine (1770-1922), Paris, Armand Colin, 2004, 407 p.

Les arditi italiens : I) Origines et formation.

Introduction: 

En parallèle des vidéos sur l’Italie dans la Première Guerre mondiale, je vous propose ici des articles sur certains détails intéressants de la botte dans le conflit. Parlons donc cette fois-ci d’une unité d’élite : les arditi. Équivalent plus ou moins proche d’unités d’assaut plus connues comme les Sturmtruppen et Stosstruppen austro-hongrois et allemands, ces troupes de choc furent essentiellement employées en 1917-1918 avec des résultats divers, et souvent auréolés d’un mythe qui obscurcit la réalité. 

Les origines:

Naissent d’un constat: percer le front continu de la guerre des tranchées est une opération complexe et qui hante les commandements pendant les années que dure le premier conflit mondial. Outre la concentration de plus en plus massive de moyens humains et matériels (notamment l’aviation et l’artillerie), on voit naître peu à peu des troupes spécialisées car les solutions précédemment citées ne suffisent pas. Celles-ci doivent permettre, par leur entraînement et leur allant, de créer la différence sur des points précis du champ de bataille, et au final de l’emporter. C’est le cas des arditi italiens.

Ainsi, à l’été 1917, un groupe d’assaut d’un bon millier de soldats est formé au sein de la IIe armée. On a choisi parmi les meilleurs des hommes. Les plus endurants, les plus coriaces, et on les a au préalable rassemblés pour les entraîner à leur nouvelle tâche.

Arditi en 1918. Photo trouvée sur wikipédia. Notez les poignards brandis.

 

Qu’est-ce qui les différencie encore des autres hommes ? Plusieurs choses: on leur a donné un entraînement spécial, à base de gymnastique intense, de corps à corps (ils reçoivent un poignard caractéristique, le pugnale), d’exercices de tir en conditions réalistes et avec beaucoup de munitions… On leur a fourni des grenades en nombre et on leur a enseigné la confiance en eux. Quant à leur équipement, il va être léger, pour ne pas les ralentir dans leurs futurs assauts. Même l’uniforme a été revu, pour qu’il soit plus pratique à porter au feu: et il arbore des flammes noires, propres à ces nouvelles formations, pour renforcer leur cohésion. Enfin, ces hommes reçoivent une meilleure solde, des avantages en terme de permissions et de discipline.

Dès avant le test du combat, ces choix, ces mois de préparation ont forgé un outil à l’esprit de corps certain, adapté aux gestes offensifs et rapides. Nous verrons la prochaine fois quels furent les résultats. 

Bibliographie: 

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

Les courageux pourront aussi lire:

-ROCHAT (Giorgio), Gli arditi della Grande Guerra: origini, battaglie e miti, Gorizia, LEG, 2006, 251 p.

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L’Italie et la Première Guerre mondiale: I) Introduction

24 mai 2015 ! Je publie tout naturellement, en ce jour du centenaire de l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés de l’Entente, cette première vidéo d’un dossier consacré à cette facette trop peu connue du conflit. Déclenché le 23 mai au soir, le conflit va durer pour l’Italie jusqu’au 4 novembre 1918, dans de difficiles conditions que je vais aborder.

Une du « Corriere della sera » du 24 mai 1915.

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Mon article dans le 2e guerre mondiale d’avril-mai sur l’armée belge est encore en kiosque : pages 56-68.

Bibliographie (qui n’a pas pour but d’être exhaustive): 

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

En français  et pour voir d’autres aspects, notamment le long terme:

-PECOUT (Gilles), Naissance de l’Italie contemporaine (1770-1922), Paris, Armand Colin, 2004, 407 p.

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