Archives de Tag: Première Guerre mondiale

L’Italie et la Première Guerre mondiale: IV) La « Strafexpedition » de 1916

Après de longs mois de silence, poursuivons le dossier sur l’Italie de 1915-1918. Nous allons voir cette fois une tentative dangereuse de la part des austro-hongrois, qui se solde par un demi-échec. De nombreuses photos ont été prises par moi en Italie, sur les lieux des combats.

J’évoque le compromis de 1867. Voir la dernière vidéo de cette playlist pour plus d’informations :

https://antredustratege.com/2013/06/20/playlist-la-guerre-de-1866/

La "Stampa" du 19 mai 1916. Numéros numérisés: http://www.lastampa.it/archivio-storico/

La « Stampa » du 19 mai 1916. Numéros numérisés: http://www.lastampa.it/archivio-storico/

Bibliographie utilisée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive):

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

En français , et pour voir d’autres aspects, notamment le long terme:

-PECOUT (Gilles), Naissance de l’Italie contemporaine (1770-1922), Paris, Armand Colin, 2004, 407 p.

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Le fort de Mutzig (Alsace) : reportage-photo

Quelques photos prises cet été au fort de Mutzig, puissant complexe fortifié bâti par les Allemands durant leur période de possession de l’Alsace-Moselle. Très moderne pour l’époque, il n’ouvrit le feu réellement qu’à l’été 1914. Il fut aussi lieu de réflexion pour l’armée française qui se dirigeait vers le Maginot, et théâtre de combats à la Libération du territoire durant la Seconde Guerre mondiale. Une partie est visitable, le reste étant toujours terrain militaire.

Par ailleurs, j’ai été très pris par la rentrée, mais je n’oublie pas les vidéos, qui reviennent bientôt !

Plus d’infos :http://www.fort-mutzig.eu/pages/_menu/menu_f.html

Premier aperçu des fossés

Premier aperçu des fossés

Je ne sais plus exactement ce qui est dit, un germaniste confirmera mais je crois que c'est une interdiction de déverser n'importe quoi dans les éviers faits pour la vaisselle.

Je ne sais plus exactement ce qui est dit, un germaniste confirmera mais je crois que c’est une interdiction de déverser n’importe quoi dans les éviers faits pour la vaisselle.

Une plaque au créateur... De la bière Tsingtao !

Une plaque au créateur… De la bière Tsingtao !

Salle des machines... Notez le "Siemens" .

Salle des machines… Notez le « Siemens » .

Mitrailleuse allemande et l'un des servants qui la nettoie.

Mitrailleuse allemande et l’un des servants qui la nettoie.

 Superbe vitrine avec des objets de la cavalerie française.


Superbe vitrine avec des objets de la cavalerie française.

Chope et pipe décorées.

Chope et pipe décorées.

Une bonne partie du fort est sous terre, ce qui inspira en partie les Français pour la ligne Maginot.

Une bonne partie du fort est sous terre, ce qui inspira en partie les Français pour la ligne Maginot.

L'une des impressionnantes tourelles du fort.

L’une des impressionnantes tourelles du fort.

Vue d'ensemble d'une partie des batteries.

Vue d’ensemble d’une partie des batteries.

 

Détail.

Détail.

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L’Italie et la Première Guerre mondiale: III) L’échec de 1915

La suite du dossier est là. Voyons cette fois l’année 1915: la première de la guerre pour l’Italie, et marquée par l’impossibilité d’en finir rapidement avec son adversaire.

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Vue actuelle de la Slovénie depuis le sanctuaire d’Oslavia. La région connut d’intenses combats.

Bibliographie utilisée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive): 

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

En français , et pour voir d’autres aspects, notamment le long terme:

-PECOUT (Gilles), Naissance de l’Italie contemporaine (1770-1922), Paris, Armand Colin, 2004, 407 p.

 

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Les arditi italiens: II) Au combat

Tout d’abord vous voudrez bien m’excuser: j’ai commencé un dossier sur la piraterie antique sans finir de parler des arditi…. Reprenons donc ce que je disais plus bas.

Engagement des arditi au feu:

Souvenons-nous de ce qui a été dit: ces unités ont été mises en place assez tardivement en Italie et elles ont bénéficié d’un traitement particulier. Leurs premiers combats ont donc lieu à l’été 1917 et sont d’abord de francs succès: sans préparation d’artillerie, jouant sur la surprise, ils s’enfoncent profondément dans les lignes austro-hongroises. Ceci  décide le haut-commandement italien à créer une vingtaine de nouveaux détachements d’assaut.

Pourtant, après le désastre de Caporetto (voir plus bas), ils sont utilisés comme le reste de l’armée, l’urgence étant à l’arrêt des forces adverses, et leur histoire est noyée dans la bataille d’arrêt qui suit la grande débâcle. Peu à peu réorganisés, ils sont 26 détachements de 600 hommes en Italie même (ainsi que deux en France) à l’été 1918. Tenus en réserve on les utilise dans les actions locales où il faut bloquer une percée ennemie, ou créer une brèche dans un point de la ligne austro-hongroise près de rompre.

A la fin de la guerre, quand l’Italie reprend l’initiative, leur caractéristiques sont à nouveau oubliées, et ils sont engagés comme d’autres troupes, ce qui se traduit par de lourdes pertes (voir paragraphe suivant). Finalement, ils sont dissous à la fin de la guerre, leur héritage perdu pour l’armée, et leur action glisse dans les esprits vers le mythe, notamment chez les futurs maîtres de l’Italie, obnubilés par le culte de la force.

Le chant des arditi. L’air et la symbolique de ces troupes (flammes noires, poignards) ont été repris par le totalitarisme italien. Attention, donc. 

Bilan de leur action: 

Car au final, on parle de troupes très légèrement équipées, splendides dans le coup de main surprise, dans les actions brèves et très locales… Mais qui sont loin d’être parfaites: leur manque d’équipement lourd fit qu’ils furent incapables d’exploiter leurs percées, et qu’ils allaient trop vite pour le reste de l’armée. Très souvent, exposés seuls, aux contre-attaques austro-hongroises, ils se révélèrent incapables de tenir le terrain conquis.

De plus, on a vu qu’ils furent employés à plusieurs reprises comme de l’infanterie « normale », ce qui constitua une grave erreur car leurs missions et potentialités n’étaient pas les mêmes et les pertes furent, alors, effroyables. Ces hommes, redoutables, étaient d’un emploi délicat, ce que ne prirent pas assez en compte leurs chefs. Néanmoins ils demeurent très appréciés dans la mémoire italienne de la Première Guerre mondiale, sensible à leur allant, à leur réputation de « gros durs » et à leurs coups d’éclat en partie réels. 

Trois arditi, on notera les mousquetons (version courte du fusil), les pulls, les poignards… Et l’allure générale de ces hommes.

Bibliographie:

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

Les courageux pourront aussi lire:

-ROCHAT (Giorgio), Gli arditi della Grande Guerra: origini, battaglie e miti, Gorizia, LEG, 2006, 251 p.

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L’article sur Caporetto:

http://www.wargamer.fr/la-bataille-de-caporetto-a-travers-to-end-all-wars/

L’Italie et 1915-1918 : II) L’armée italienne en 1915, plans et préparatifs

La suite du dossier est là. Vous saurez tout (ou presque) sur l’état de l’armée italienne en 1915, sur ses préparatifs, son commandement et ses plans !

Sanctuaire d'Udine.

Sanctuaire d’Udine (détail).

Bibliographie utilisée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive): 

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

En français , et pour voir d’autres aspects, notamment le long terme:

-PECOUT (Gilles), Naissance de l’Italie contemporaine (1770-1922), Paris, Armand Colin, 2004, 407 p.

Les arditi italiens : I) Origines et formation.

Introduction: 

En parallèle des vidéos sur l’Italie dans la Première Guerre mondiale, je vous propose ici des articles sur certains détails intéressants de la botte dans le conflit. Parlons donc cette fois-ci d’une unité d’élite : les arditi. Équivalent plus ou moins proche d’unités d’assaut plus connues comme les Sturmtruppen et Stosstruppen austro-hongrois et allemands, ces troupes de choc furent essentiellement employées en 1917-1918 avec des résultats divers, et souvent auréolés d’un mythe qui obscurcit la réalité. 

Les origines:

Naissent d’un constat: percer le front continu de la guerre des tranchées est une opération complexe et qui hante les commandements pendant les années que dure le premier conflit mondial. Outre la concentration de plus en plus massive de moyens humains et matériels (notamment l’aviation et l’artillerie), on voit naître peu à peu des troupes spécialisées car les solutions précédemment citées ne suffisent pas. Celles-ci doivent permettre, par leur entraînement et leur allant, de créer la différence sur des points précis du champ de bataille, et au final de l’emporter. C’est le cas des arditi italiens.

Ainsi, à l’été 1917, un groupe d’assaut d’un bon millier de soldats est formé au sein de la IIe armée. On a choisi parmi les meilleurs des hommes. Les plus endurants, les plus coriaces, et on les a au préalable rassemblés pour les entraîner à leur nouvelle tâche.

Arditi en 1918. Photo trouvée sur wikipédia. Notez les poignards brandis.

 

Qu’est-ce qui les différencie encore des autres hommes ? Plusieurs choses: on leur a donné un entraînement spécial, à base de gymnastique intense, de corps à corps (ils reçoivent un poignard caractéristique, le pugnale), d’exercices de tir en conditions réalistes et avec beaucoup de munitions… On leur a fourni des grenades en nombre et on leur a enseigné la confiance en eux. Quant à leur équipement, il va être léger, pour ne pas les ralentir dans leurs futurs assauts. Même l’uniforme a été revu, pour qu’il soit plus pratique à porter au feu: et il arbore des flammes noires, propres à ces nouvelles formations, pour renforcer leur cohésion. Enfin, ces hommes reçoivent une meilleure solde, des avantages en terme de permissions et de discipline.

Dès avant le test du combat, ces choix, ces mois de préparation ont forgé un outil à l’esprit de corps certain, adapté aux gestes offensifs et rapides. Nous verrons la prochaine fois quels furent les résultats. 

Bibliographie: 

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

Les courageux pourront aussi lire:

-ROCHAT (Giorgio), Gli arditi della Grande Guerra: origini, battaglie e miti, Gorizia, LEG, 2006, 251 p.

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L’Italie et la Première Guerre mondiale: I) Introduction

24 mai 2015 ! Je publie tout naturellement, en ce jour du centenaire de l’entrée en guerre de l’Italie aux côtés de l’Entente, cette première vidéo d’un dossier consacré à cette facette trop peu connue du conflit. Déclenché le 23 mai au soir, le conflit va durer pour l’Italie jusqu’au 4 novembre 1918, dans de difficiles conditions que je vais aborder.

Une du « Corriere della sera » du 24 mai 1915.

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Mon article dans le 2e guerre mondiale d’avril-mai sur l’armée belge est encore en kiosque : pages 56-68.

Bibliographie (qui n’a pas pour but d’être exhaustive): 

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

En français  et pour voir d’autres aspects, notamment le long terme:

-PECOUT (Gilles), Naissance de l’Italie contemporaine (1770-1922), Paris, Armand Colin, 2004, 407 p.

Le Frioul et la mémoire de la Première Guerre mondiale en Italie (1915-1918)

Pour moi aussi ce sont les vacances, d’où mes passages moins fréquents en ce moment. Avant de terminer (promis) ce qui a été commencé sur l’époque napoléonienne, quelques photos des lieux de mémoire italiens en Frioul.

En effet, c’est ici que se déroula l’essentiel des combats de 1915-1918, front trop peu connu de ce côté-ci des Alpes et dont nous allons fêter le centenaire cette année (24 mai 1915). Les Italiens laissèrent tout de même 600.000 hommes sur le terrain dans des conditions de combat difficiles (montagnes…), contre un adversaire coriace. On parle là des batailles de l’Isonzo, dont Caporetto, de Vittorio Veneto etc.

Ce bilan particulièrement lourd pour l’Italie explique la création de grands cimetières militaires sous le régime fasciste. En effet, Mussolini, avant et après avoir pris le pouvoir, exploita largement la mémoire du premier conflit mondial, tout en rendant hommage aux victimes. Monumentalité de l’époque oblige, ils sont encore parmi les plus grands au monde actuellement et sont assez écrasants pour le visiteur. Je vous conseille de les visiter et de faire les musées militaires attenants, notamment ceux bien fournis de Gorizia et de Re di Puglia.

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Le sanctuaire d’Oslavia, à deux pas de la Slovénie.

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Détail.

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Ici reposent 12000 inconnus.

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Re di Puglia… Rendez-vous compte de l’étendue !

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Écrasant… Détail de l’escalier: « Présent, présent, présent »… Avec les noms des tués.

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Détail.

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Monument d’Udine.

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En entier.

 

 

Pour en savoir plus, une chanson très célèbre en Italie sur la Première Guerre mondiale. D’une rare force.

Mon dernier article sur Caporetto :

http://www.wargamer.fr/la-bataille-de-caporetto-a-travers-to-end-all-wars/

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Mon article dans le 2e guerre mondiale d’avril-mai sur l’armée belge -en kiosque le 8: page 56-68.

1914-1918 en exposition à Liège

Quelques photos de deux grandes expositions sur 1914-1918 à Liège, ville frappée de plein fouet dès le début de la guerre. Monumentales et intéressantes, je reproche toutefois à la première d’apporter énormément d’objets sans rien expliquer dessus. Le billet permet de faire les deux. A voir tout de même!

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Modèle de pistolet ayant tué François-Ferdinand. Fabrication belge (FN Herstal).

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Objets belges de 14-18, dont une pipe à l’effigie d’Albert 1er.

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Soldat Ecossais.

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Torpille de U-Boot allemand.

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Pas besoin de légende!

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Reproduction d’un bout du mur électrifié édifié entre la Belgique et les Pays-Bas, pour empêcher les contacts. Plus de 500 personnes moururent sur ce mur.

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Uniforme russe.

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FM Madsen, l’un des premiers au monde. D’origine danoise, il fut adopté par l’armée belge.

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MG08 allemande, une terreur des champs de bataille.

Plus de photos:

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10203935686225137.1073741873.1611470780&type=1&l=0f50cf73a9

Le site de l’expo:

http://www.liegeexpo14-18.be/expo14-18/index.php/fr/

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« The footballer of Loos »: une anecdote historique (1915).

La tête vidée des horreurs du concours (ne riez pas! Les sujets en partie faux etc., je m’en serai bien passé), reprenons doucement, avec une petite anecdote de la Première Guerre mondiale. Son centenaire approchant à grands, pas, j’en parlerai en effet de plus en plus jusqu’en 2018 (j’ai bien l’intention d’être encore présent avec ce site à cette date!)…

L’Artois et la Champagne: 

Nous sommes donc en septembre 1915. L’Artois et la Champagne s’embrasent, dans la tentative des armées de l’Entente de repousser l’adversaire allemand de la terre de France, terre de France où se battent avec courage de nombreux soldats venant des îles britanniques. Le maréchal French, commandant ces hommes, est alors persuadé qu’il peut l’emporter en utilisant cette nouvelle et terrible arme qu’est le gaz de combat. Il dispose de 60000 hommes répartis en six divisions, sous le commandement de Douglas Haig. En face, un peu moins de la moitié de cet effectif, mais retranché.

La bataille, dont le détail nous importe ici peu, est un demi-succès: les Britanniques ont manqué de munitions pour leur préparation d’artillerie, le gaz moutarde utilisé est en partie revenu sur leur tranchées avec le vent et, si l’objectif (la ville de Loos) est pris, la percée initiale ne put être exploitée. Après quelques jours de combat, les troupes de sa majesté doivent revenir sur leur point de départ.

Frank Edwards. 

Le héros de cette histoire est alors soldat au London Irish Rifles, partie de l’unité de réserve qu’est le London Regiment. Son régiment participa à la majorité des grandes actions de cette guerre, dont la bataille de Loos, volet local de la grande bataille de l’Artois. Or, Edwards est aussi capitaine de l’équipe de Football de son bataillon et pour galvaniser ses hommes, les entraîner en avant, le sous-officier les mène au combat avec son ballon! Imperturbable, il tape dedans en plein no man’s land et son calme stoïcien inspire les soldats qui avancent à ses côtés. Portés par leur élan,ils emportent la ligne adverse et sont décorés pour cette action incroyable. De plus Edwards survit à la bataille et à la guerre. Le ballon est toujours conservé au Royaume-Uni de nos jours et l’événement commémoré tous les ans.

Quand un gradé se rit de la mort, il peut entraîner ses hommes où il le souhaite…

 Bibliographie:

-MURPHY (David) et EMBLETON (Gerry), Irish Regiments in the World Wars, Osprey publishing, Oxford, 2007, 64 p.

Pour en savoir plus (en anglais):

http://www.twickenham-museum.org.uk/detail.asp?ContentID=358

Lady Butler, grande peintre historique (voyez absolument ses tableaux sur Waterloo), a immortalisé l’événement dans la toile que voilà. Crédit photo: dailymail.co.uk/ London Irish Rifles Association

 

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