Exposition « Les armes savantes » à Versailles

Quelques photos de la très belle exposition consacrée à la relation entre Versailles et l’armement. La ville et ses alentours sont liés à de nombreuses innovations depuis des siècles, à beaucoup d’écoles militaires, à des événements majeurs comme la Libération de Paris et la cité royale resta également très longtemps une ville à la garnison importante.

Photos de l’auteur.

La page: 

https://www.versailles-tourisme.com/les-armes-savantes-exposition-a-l-espace-richaud-1.html

Poste de DCA allemand durant l’occupation, à Versailles. Sources: archives communales de la ville. Photo de l’auteur.

Masque pare-éclats pour équipage de char en 1917. Lieu de conservation: musée de l’Armée. Photo de l’auteur. Versailles est liée directement à l’expérimentation des chars de combat.

Mortier Darne de 80 mm, utilisé à partir de 1915 dans les tranchées. Le polygone de tir de la ville servit à de nombreux essais. Lieu de conservation: musée de l’Armée. Photo de l’auteur.

Après le bombardement allemand de janvier 1918, Versailles protège ses monuments. Photo conservée à l’ECPAD. Photo de l’auteur.

Très intéressante expérimentation de la commission d’expériences de Versailles qui œuvra de 1885 à 1933, testant des armes étrangères et des modèles français. Là une « Thompson » américaine bien connue a été modifiée. Objet conservé au musée de l’Armée. Photo de l’auteur.

Un pistolet-mitrailleur d’essai en 1936, il devait équiper les troupes motorisées et les futurs parachutistes. Finalement, on produisit (et peu) des MAS38. Objet conservé au musée de l’Armée. Photo de l’auteur. Pour en savoir plus: https://antredustratege.com/2013/11/06/les-armes-du-soldat-francais-en-1940-les-pistolets-mitrailleurs/

Un manuel présente le chargement de l’artillerie de montagne sur les mulets. Il s’agit d’une pièce du système « de Bange » (fin XIXe). Photo de l’auteur.

Affiche de 1877. Photo de l’auteur.

Napoléon III passe en revue les troupes à Satory, et décore des officiers revenus du Mexique. Musée Lambinet de Versailles, photo de l’auteur.

Gilbert représente ici le combat de Guichen à la Dominique en 1780, durant la guerre d’indépendance américaine. Ce fut un affrontement indécis et le tableau permet de bien voir le combat en ligne des vaisseaux. Il est conservé à la bibliothèque de Versailles. Photo de l’auteur.

Paire de pistolets de luxe, offerte par Murat à Cambacérès. La manufacture d’armes de la ville de Versailles produisait ce genre d’armes, mais aussi des fusils pour la Garde Impériale. Photo de l’auteur. Objet conservé au musée de l’armée.

 

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William Wallace, le personnage et son mythe : IV) Le retour en Ecosse d’Edouard Ier

De Stirling à Falkirk 

On l’a dit précédemment: alerté par la tournure que prennent les événements, Edouard Ier revient à marche forcée en Ecosse, avec une forte armée. Rapidement, il occupe des places d’importance et reçoit l’aide de seigneurs écossais jaloux de Wallace. Celui-ci, qui tente d’échapper à la nasse qui se referme est accroché par les troupes du roi d’Angleterre, à Falkirk. La localité, située à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Stirling est proche du Firth of Forth, l’estuaire du fleuve du même nom, et environnée de bois protecteurs.

Toutefois, plutôt que de s’y réfugier, le chef écossais décide de se mettre en position défensive et d’y attendre solidement les forces d’Edouard. L’été est torride et il dispose ses troupes en schiltrons, unités où les hommes sont très serrés et forment un rempart de lances difficile à attaquer. L’idée semble bonne, mais c’est sans compter la formidable archerie d’Edouard, qui affaiblit ces troupes très peu mobiles, avant que la cavalerie ne termine le massacre.

Falkirk est un désastre: l’armée de Wallace est totalement disloquée à la fin de la journée (22 juillet 1298) et il doit s’échapper pour éviter la capture. Le triomphe d’Edouard est total.

Statue de Robert Bruce au château d’Edimbourg. Photo de l’auteur (2016).

Edouard Ier semble l’emporter définitivement

D’autant plus que Wallace fuit pendant quelques années en France, sans que l’on puisse dire avec certitude, faute de documents, ce qu’il y fait. Il ne revient en Ecosse qu’à la charnière des années 1303-1304, et y reprend sa petite guerre contre l’occupant anglais, qui s’est solidement installé après la bataille vue plus haut… Sans que l’autorité d’Edouard rayonne beaucoup plus loin que le rayon d’action de ses garnisons, comme quelques années plus tôt.

La situation semble propice, d’autant plus que Wallace regroupe à nouveau des partisans, et une structure de commandement est formée, nommée « gardiens du royaume », sorte de régence agissant au nom de Jean Baillol, dont on a vu qu’il était un pion des Anglais. Elle remporte quelques succès, jusqu’à ce que Robert Bruce, qui en fait partie, la dénonce ouvertement, désirant le pouvoir pour lui-même.

Ces divisions intenses débouchent sur une guerre civile qui remet en cause l’efficacité de la lutte contre les Anglais et Edouard Ier paraît l’emporter définitivement.

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Le patrimoine militaire de Wangenbourg-Engenthal

Située dans le massif des Vosges, la petite commune de Wangenbourg-Engenthal abrita le poste de commandement de la 5e Armée durant la Drôle de Guerre. Son chef d’Etat-major était le bien connu général de Lattre de Tassigny. Des personnalités célèbres comme Daladier, le président de la République Lebrun et même Charles de Gaulle s’y rendirent. Une casemate pour les personnalités importantes y avait été créée. A côté de cela, le lieu abrite un château commencé à la fin du XIIe siècle et dont les ruines restent impressionnantes. Vue magnifique depuis le donjon…

Plus d’informations: https://www.chateauxfortsalsace.com/fr/chateau/chateau-de-wangenbourg/

Le Grand hôtel, aujourd’hui du Parc, où le PC de la 5e armée s’était installée. A 40 kilomètres à l’ouest de Strasbourg, dans les Vosges, la position était abritée. Photo de l’auteur.

L’Etat-major resta là durant toute la Drôle de Guerre, période incertainte entre septembre 39-et mai 40, date de l’attaque allemande à l’ouest. Photo de l’auteur.

La casemate où les personnalités importantes s’abritaient. Le centre de commandement y était relié. Photo de l’auteur.

Autre vue. Photo de l’auteur.

Autre vue. Photo de l’auteur.

Première vue du château, qui se compose de plusieurs éléments des XII, XIII et XIVe siècles. Les soldats de Louis XIV encore y passèrent ! https://www.chateauxfortsalsace.com/fr/chateau/chateau-de-wangenbourg/ Photo de l’auteur.

En longeant les remparts. Photo de l’auteur.

En longeant les remparts. Photo de l’auteur.

En longeant les remparts. Photo de l’auteur.

La cour intérieure. Photo de l’auteur.

La cour intérieure. Photo de l’auteur.

Arche donnant sur la forêt, dans la cour intérieure. Photo de l’auteur.

La cour intérieure. Photo de l’auteur.

Superbe vue des Vosges depuis le donjon. Photo de l’auteur.

Depuis le haut du deuxième donjon (fin XIIIe-début XIVe), le primitif ayant été remplacé. On en voit encore les fondations. Photo de l’auteur.

¨Plaque en l’honneur du général de Gaulle. Photo de l’auteur.

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William Wallace, le personnage et son mythe : III) la bataille de Stirling

Stirling bridge 

On l’a vu précédemment, les premières actions de Wallace lui valent d’être rejoint par un nombre important d’Ecossais dans sa lutte contre l’occupation anglaise, même si ce n’est pas le cas de tous. Ainsi, en août 1297, il se sent assez fort pour assiéger la ville de Dundee, à environ 100 km au nord d’Édimbourg. Celle-ci est importante car riche et elle n’a pas rejoint son camp. C’est à ce moment que les commandants anglais voient l’occasion d’agir en le coupant de ses bases et lignes de ravitaillement.

Ils décident d’occuper la ville de Stirling, hautement stratégique car se trouvant sur le cours de la Forth, à l’époque infranchissable ailleurs que là avant son estuaire… Car le dernier pont s’y trouve justement. Rapidement, Wallace prend la mesure du danger mortel qui le menace et fait demi-tour. Lorsqu’il parvient à Stirling, c’est avec pas moins de 4000 hommes à pied et 180 cavaliers. C’est à la fois beaucoup et peu, car les Anglais sont 15.000 et occupent solidement la rive droite. En apparence, tout était contre lui, car il leur suffisait d’attendre.

Toutefois, l’histoire n’a pas besoin d’être romancée voire hideusement transformée comme le font beaucoup de productions culturelles: elle est à elle seule remplie d’anecdotes romanesques. Cette bataille le montre bien car, un chevalier anglais du nom de Marmaduke Tweng, pressé d’en finir et sans doute de se couvrir de gloire… Se lance à l’assaut du pont, entraînant une partie des troupes avec lui.

 

Le pont de Stirling et la Forth. Celui de 1297 était en bois et l’actuel date du 16e siècle. Un article sur la question: https://scottmanning.com/content/the-real-location-of-stirling-bridge/ Photo de l’auteur (2016).

Plaque à Stirling. Photo de l’auteur (2016).

Les conséquences de la bataille

Wallace, alerté, comprend qu’il y a quelque chose à jouer: il laisse s’avancer la moitié de l’armée anglaise puis, lance ses troupes sur elle, qui dévalent des collines. C’est un massacre car le pont constitue un goulet d’étranglement, et se battre adossé à une rivière n’est jamais simple. Les Anglais perdent 3000 hommes, dont cent chevaliers. Surtout, les conséquences sont grandes car le retentissement de la victoire inattendue de Wallace est immense.

Elle constitue le « déclic » qui fait tomber les dernières résistances à un ralliement à son camp: les villes le rejoignent les unes après les autres et la noblesse écossaise lui obéit. Dans une société médiévale, ce n’est pas courant. N’oublions pas sa basse extraction. Mieux, Robert Bruce fait de lui un chevalier. L’Ecosse semble en passe d’être totalement libérée en cette année 1297, d’autant plus qu’Edouard Ier est alors sur le continent, en train de se battre dans les Flandres contre les Français. Alerté, il décide de réagir et regagne les lieux  avec une grande armée au début de l’été 1298.

Bibliographie consultée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive):

-DUCHEIN (Michel), Histoire de l’Ecosse. Des origines à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2013, 797 p.

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1870: la bataille « de Reichshoffen » (Woerth-Froeschwiller)

A l’été 1870, la France se retrouve en guerre contre la plupart des Etats allemands et les premiers combats tournent très vite à son désavantage en Alsace et en Lorraine. Le combat dit de « Reichshoffen » est resté célèbre avec quelques autres, car il vit les cuirassiers français y charger valeureusement. A travers les vignes et les houblonnières en cette très chaude journée d’été, 6 août, ils eurent des pertes effroyables. Malgré cela, le nom est erroné et les combats eurent lieu à Woerth et Froeschwiller. Voici les photos du champ de bataille et du musée de Woerth. Ainsi que la chanson suivante sur la question: https://www.youtube.com/watch?v=kAdXDnOgb_0 

Quant à William Wallace, il revient bientôt ! 

ue du château de Froeschwiller. Dans l’église d’à côté, des blessés furent soignés. https://www.tourisme-alsace.com/fr/244001068-Chateau-des-Eckbrecht-de-Durckheim-Montmartin.html Photo de l’auteur.

Monument au 3e bataillon de Jaeger Wurtembergeois. Le lieu en foisonne car devint allemand après 1870. Les Français n’y touchèrent pas. Contrairement aux nazis qui détruisirent certains édifices français. Photo de l’auteur.

Imposant monument allemand, où le lion piétine des armes et emblèmes français, dont la fameuse mitrailleuse « de Reffye ». Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=sP8npOGYC08 https://journals.openedition.org/rha/6765 Photo de l’auteur.

L’aigle impériale piétinée (féminin dans ce cas). Photo de l’auteur.

Monument du 5ème régiment d’infanterie de Thuringe n°94 (Saxe). Photo de l’auteur.

Belvédère allemand. Bâti pour pouvoir observer le champ de bataille. Photo de l’auteur.

Vue depuis le belvédère. Il y avait beaucoup de lumière… photo de l’auteur.

Idem. Photo de l’auteur.

Château de Woerth, où est le musée consacré à la bataille. http://www.officiel-galeries-musees.com/chateaux/chateau-de-woerth Photo de l’auteur.

Le fameux tableau de Detaille sur la charge des cuirassiers. Il a curieusement choisi d’illustrer le moment où elle débouche dans le village de Morsbronn… Les cavaliers y furent massacrés par des tireurs cachés dans les maisons. On lui reprocha donc cette toile. Photo de l’auteur.

L’incroyable « La charge des cuirassiers » de Théodore Lévigne. Photo de l’auteur.

Détail. Photo de l’auteur.

Détail. Photo de l’auteur.

Pour en savoir plus: 

https://www.wargamer.fr/la-guerre-de-1870/

https://antredustratege.com/2017/05/26/exposition-france-allemagnes-1870-1871-la-guerre-la-commune-les-memoires-aux-invalides/

https://antredustratege.com/2016/02/04/garibaldi-au-secours-de-la-france-1870-1871-i-introduction/

 

 

William Wallace, le personnage et son mythe : II) Ses débuts

Nous l’avions vu précédemment, le règne de Jean Baillol se termine mal pour l’Ecosse, à moitié conquise et vassalisée par l’Angleterre. Des garnisons anglaises sont installées dans la plupart des place-fortes du pays et des hommes du roi Edouard Ier se retrouvent aux postes-clé. Toutefois, dès le début, leur autorité ne rayonne guère au-delà de ces endroits et elle est remise en cause un peu partout. Les Anglais évoluent dans un milieu où la population est majoritairement hostile, même si des nobles décident de les soutenir par calcul politique. Comme toujours dans ces cas-là, seul un chef charismatique et à même de faire de ces mouvements disparates une résistance plus unie est nécessaire, c’est ce qui va arriver avec William Wallace.

Qui est William Wallace ? 

Avant tout, tout sauf un noble. On aurait pu penser que seul un puissant duc eût été capable d’unifier autour de sa personne des seigneurs récalcitrants, mais Wallace n’en est pas un. Le début de sa vie est obscur, mais on sait de manière à peu près certaine qu’il est originaire du comté d’Ayr et qu’il n’était pas très élevé dans l’échelle sociale. Sans que l’on sache très bien pourquoi, il tue le sheriff anglais de Lanark et doit fuir suite à cet acte. Peut-être les deux hommes étaient-ils en compétition pour obtenir les faveurs de la même femme ? Toujours est-il qu’il rejoint la forêt et groupe bientôt autour de lui des mécontents de toute sorte. Dès le mois de mai 1297, avec trente hommes, il défait la garnison de la ville. Ce combat est loin de passer inaperçu. 

Statue de William Wallace au château d’Edimbourg. Photo de l’auteur.

Un nom qui fédère

Rapidement, cette action le fait connaître dans toute l’Ecosse et l’on se rallie à lui. Fait intéressant, les nobles ne sont pas les derniers, ni certains ecclésiastiques comme l’évêque de Glasgow, qui appelle à la résistance contre les Anglais. Le fait peut être comparé avec l’Irlande, où l’Eglise fut beaucoup plus circonspecte à cet égard, même s’il ne faut pas faire de ce cas une généralité. Faute d’abord de moyens, Wallace mène une « petite guerre », c’est à dire du faible au fort, de guérilla. Il harcèle les lignes de communications anglaises, leurs garnisons, leur ravitaillement. Puis, notamment grâce au prélat cité, de grands noms se joignent à lui: James Stewart, puissant seigneur, et le fameux Robert Bruce dont la famille est en compétition pour le trône depuis la crise qui a précédé l’arrivée de Jean Baillol au pouvoir, avec l’ingérence anglaise que l’on a vue.

Ce dernier ralliement oriente la révolte dans une autre direction, notamment si l’on considère que Les Bruce avaient soutenu les Anglais jusque-là, pour s’attirer leurs bonnes grâces. Désormais, elle quitte le domaine de la guérilla pour devenir plus ouverte.

Bibliographie consultée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive):

-DUCHEIN (Michel), Histoire de l’Ecosse. Des origines à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2013, 797 p.

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Le musée « In Flanders fields » d’Ypres

En attendant la reprise du dossier consacré à William Wallace, je vous propose la découverte du magnifique musée In Flanders fields de la ville d’Ypres, où les combats de 14-18 furent particulièrement destructeurs. D’ailleurs, le gaz qui y fut utilisé gagna le nom « d’ypérite ». On aura l’occasion de découvrir la ville elle-même et ses monuments une autre fois. Photos de l’auteur.

Le site du musée:

http://www.inflandersfields.be/fr

Détail d’un plat à la gloire de George V et de l’Empire britannique. Photo de l’auteur.

Détail de l’insigne de coiffe du régiment ‘London Scottish’. Le saillant d’Ypres vit surtout des troupes britanniques et du Commonwealth être engagées du côté de l’Entente. Photo de l’auteur.

Photo de la garde civique belge en 1914. Avec son fameux chapeau qui semble incongru. Cliché de l’auteur.

Canon de 75/56 italien, modèle 1906. Il est inspiré du modèle français équivalent, le célèbre 1897. Photo de l’auteur.

Mitrailleuse hotchkiss française mle 1914. Pour en savoir plus: https://antredustratege.com/2013/11/30/les-armes-du-soldat-francais-en-1940-les-mitrailleuses/ . Photo de l’auteur.

Fusil antichar allemand « tankgewehr », apparu à la fin de la guerre pour contrer les blindés alliés, sans trop de succès. Il y en a un aux Invalides aussi. Photo de l’auteur.

Très impressionnant mortier de tranchée britannique, avec son obus (2-inch medium mortar). Celles-ci étant proches, les tirs courbes s’avèrent nécessaires. Photo de l’auteur.

Chargeur de FM Lewis britannique trouvé lors de fouilles dans le secteur d’Ypres. Photo de l’auteur.

Téléphone allemand. Bien souvent les tirs d’artillerie sectionnent les fils et il faut envoyer quelqu’un les réparer… Sous le feu ennemi. Photo de l’auteur.

Objets de propagande du « Relief for Belgium ». Très émus par le sort de la Belgique, les Américains l’aidèrent énormément. C’est notamment le destin de la bibliothèque de Louvain, brûlée par les Allemands, qui dégoûta l’opinion étasunienne. Photo de l’auteur.

Dessin de Paul Jouve représentant un Spahi (cavalier d’Afrique du Nord engagé dans l’armée française) dans les environs d’Ypres en juin 1915. Photo de l’auteur.

Pour finir, petit aperçu d’un futur article… Il s’agit bien d’Albert Ier statufié à l’entrée de la halle aux draps ! Elle fut reconstruite après la guerre, nous y reviendrons. Photo de l’auteur.

 

Autres articles sur la Belgique militaire:

https://antredustratege.com/2014/11/12/histoire-militaire-a-bruxelles-dernier-article/

https://antredustratege.com/2015/02/21/le-patrimoine-militaire-de-huy-province-de-liege/

https://antredustratege.com/2013/08/20/bref-apercu-du-patrimoine-militaire-de-liege/

https://antredustratege.com/2015/08/15/le-fort-de-huy-belgique/

https://antredustratege.com/2014/04/20/la-citadelle-de-namur/

https://antredustratege.com/2017/08/10/musee-dhistoire-militaire-de-tournai/

https://antredustratege.com/2014/09/28/1914-1918-en-exposition-a-liege/

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William Wallace, le personnage et son mythe : I) Introduction

Un personnage bien connu du fait du cinéma

S’il est célébré en Ecosse depuis longtemps (le monument de Stirling le montre bien, voir photos), William Wallace a été popularisé en dehors de ce territoire avec le film bien connu de Mel Gibson, Braveheart, en 1995. Dans cette production à succès, il y apparaît comme un guerrier juste, fédérateur, se battant pour la liberté, une liberté évidemment très américanisée et plaquée comme telle sur le Moyen-Age… Tout de même, il exista bel et bien et se battit réellement contre la monarchie anglaise et ses troupes pour libérer une Ecosse quasiment annexée.

Or, si l’on a tous en tête des images de géants plus ou moins roux, portant le kilt, soulevant fièrement de longues épées et montrant leur postérieur aux Anglais… On s’attachera à aller au-delà et expliquer qui fut le « vrai » Wallace, dont l’histoire est finalement très éloignée de l’oeuvre du cinéaste cité plus haut. Mais n’est-ce pas la plus grande qualité de ces films, discutables (trop ?) sur le plan historique: donner envie de savoir quels furent les personnages réels et leurs vies ? Inciter à la lecture et à la recherche ? Prenons les donc pour ce qu’ils sont et ne jetons pas forcément l’anathème sur eux, même s’il convient de garder son esprit critique, bien entendu.

Le Wallace monument de Stirling (nous reviendrons sur ce lieu), édifié dans un style néogothique au XIXe siècle, à la même époque où l’Ecosse, en plein bouillonnement culturel, célèbre Walter Scott ou Robert Burns. Pour en savoir plus: https://www.nationalwallacemonument.com/francais/ Photo de l’auteur (2016).

Le Wallace monument de Stirling (nous reviendrons sur ce lieu), édifié dans un style néogothique au XIXe siècle, à la même époque où l’Ecosse, en plein bouillonnement culturel, célèbre Walter Scott ou Robert Burns. Pour en savoir plus: https://www.nationalwallacemonument.com/francais/ Photo de l’auteur (2016).

L’Ecosse en 1297

Alors que William Wallace s’apprête à rentrer dans l’histoire, l’Ecosse est un royaume à moitié conquis par son puissant voisin du sud, l’Angleterre. Infiniment moins peuplée et moins riche que celle-ci, elle est en proie aux appétits anglais depuis longtemps. Or, Londres y pousse ses pions avantageusement, sachant utiliser les occasions, la force si nécessaire, et la division des nobles écossais. Ainsi, en 1292 le nouveau roi d’Ecosse, un certain Jean Baillol, a été proclamé tel par son homologue anglais, le fameux Edouard Ier, à qui il a dû prêter serment et dont il est le vassal.

Pour sortir de cet étouffant carcan, Baillol cherche des alliés et les trouve en la personne de la France, elle aussi en lutte contre l’Angleterre, pour le contrôle de la Guyenne (Sud-ouest), et heureuse de trouver un allié de revers. C’est la fameuse Auld Alliance signée en 1295 (les circonstances exactes de l’approche diplomatique restent floues) et qui devait durer des siècles. Les deux parties contractantes y trouvent intérêt, notamment en divisant les forces anglaises. Toutefois, si celle-ci a fait couler beaucoup d’encre et est encore connue dans les deux nations respectives, elle est à l’époque une catastrophe.

En effet, on a dit que Baillol était le vassal, bien que forcé, d’Edouard et, en s’alliant avec la France il trahit clairement son suzerain. Celui-ci ne perd pas de temps: il envahit assez facilement l’Ecosse en 1296, sans que les Français ne puissent réellement intervenir. La conquête achevée, il nomme un Anglais vice-roi, ainsi qu’installe des comtes anglais ou écossais ralliés à lui avec des troupes dans les principaux châteaux de la région (Edimbourg, Dunbar notamment). C’est là que Wallace va débuter ses actions.

Bibliographie consultée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive):

-DUCHEIN (Michel), Histoire de l’Ecosse. Des origines à nos jours, Paris, Tallandier, coll. « Texto », 2013, 797 p.

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Visite de l’exposition « Napoléon stratège » aux Invalides

En attendant l’ouverture d’un nouveau dossier sur le fameux William Wallace, je vous propose quelques photos de la superbe exposition Napoléon stratège qui se tient jusqu’au 22 juillet au Musée de l’Armée. Assez transversale, elle a le grand mérite de rassembler des tableaux et objets rarement visibles sinon, et certains concernent directement la jeunesse de Napoléon. 

Le site: 
http://www.musee-armee.fr/programmation/expositions/detail/napoleon-stratege.html

 

Lefèvre représente ici Napoléon dans sa tenue de colonel des chasseurs à cheval de la garde impériale. Il mettait souvent cet uniforme assez pratique et qui est ainsi passé à la postérité. Le tableau est conservé au musée Carnavalet. Photo de l’auteur.

Bonaparte est dans sa tenue rouge de Premier Consul, tel que Gros l’a peint en 1802. Les références à la Rome antique pullulent. Le tableau est conservé au musée de la Légion d’Honneur qu’il créa (1802). Photo de l’auteur.

Très rare. Un livre que Napoléon possédait en 1788. Alors qu’il était jeune officier, il lisait énormément et dépensait une bonne partie de sa solde en ouvrages. Il appréciait notamment les auteurs antiques et écrivit lui-même à l’époque. Photo de l’auteur.

Tableau très connu de Gros: « Bonaparte au pont d’Arcole » (musée d’Arenenberg). Il magnifie son action durant la bataille (campagne d’Italie de 1796). Il s’est en effet élancé à la tête d’un bataillon, mais sans que cela soit décisif. Photo de l’auteur.

Vincent nous montre ici la bataille des Pyramides en 1798 (peinture conservée au Louvre et réalisée en 1800-01). Affrontement victorieux où les Mamelouks vinrent s’écraser sur les carrés français. Pour en savoir plus: https://antredustratege.com/2015/01/19/origines-de-lexpedition-degypte/ https://antredustratege.com/2017/10/29/le-retour-degypte-du-general-bonaparte-i-la-situation-en-1799/ Photo de l’auteur.

Crépin, détail du « Redoutable à Trafalgar ». Le peintre se concentre sur la défense remarquable de ce navire, au sein d’une des pires défaites navales franco-espagnoles (tableau de 1806, musée de la Marine). Photo de l’auteur.

Le grand peintre Lejeune représente ici le combat de Chiclana en Espagne (1811). La guerre d’Espagne est dure, longue, difficile et finalement perdue. L’auteur a été soldat là-bas et sait de quoi il parle, même s’il se trompe sur les uniformes français représentés ! Le tableau date de 1824 et est conservé à Versailles où une exposition lui avait été consacrée: http://www.chateauversailles.fr/decouvrir/ressources/guerres-napoleon Photo de l’auteur.

Détail, photo de l’auteur.

 » Escarmouche de Guisando, au passage du col d’Avis dans les montagnes de la Guadarama en Castille, le 11 avril 1811″ Toujours de Lejeune (1817, conservé à Versailles). On voit bien l’armée française prise en embuscade (détail). Photo de l’auteur.

Très célébre tableau de Swebach sur la campagne de Russie, et surtout la retraite. Un cuirassier reste seul auprès de sa monture morte. Le tableau conservé à Besançon date de 1838. Photo de l’auteur.

Strassberger montre ici une vision allemande de la bataille de Leipzig, terrible défaite française de 1813. L’oeuvre remonte à 1840 est est conservée au musée d’Etat de Leipzig justement. Les Russes sont en vert et les Prussiens en bleu… De Prusse ! Photo de l’auteur.

Un de mes tableaux préférés, de Paul Delaroche. Il représente l’Empereur à Fontainebleau en 1814, au moment de sa première abdication. L’oeuvre de 1831 et antidatée à 1840 (retour des cendres) est conservée aux Invalides. Photo de l’auteur. Autre tableau que j’apprécie beaucoup de cet artiste: http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&idNotice=22731

Aigle blessée (féminin dans ce cas), traversée par des éclats. Cela illustre bien la violence des combats. Photo de l’auteur.

La fameuse cuirasse du carabinier (cavalerie lourde) Fauveau. Le jeune homme s’est engagé en 1815 et est mort quelques semaines après, traversé de part en part par un boulet. Puisse cet objet témoigner à jamais de la souffrance passée ! Photo de l’auteur, objet conservé au Musée de l’Armée.

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L’expédition d’Espagne de 1823: IV) Conclusion

Un retour triomphal du duc d’Angoulême

« Voilà la plus grande fanfaronnade depuis Don Quichotte ». Ces propos, rapportés par le maréchal de Castellane, qui était officier durant l’expédition d’Espagne, reflètent bien la pensée du duc d’Angoulême… Un duc dont on a dit le peu de bienveillance pour la famille royale espagnole, et qui s’est empressé de la quitter aussitôt les opérations militaires terminées.

Néanmoins, malgré cette amertume et le fait qu’il ne soit pas personnellement un grand soldat, il est tout de même acclamé à son retour à Paris, le 2 décembre. Il était nominativement commandant du corps expéditionnaire français et la mission de celui-ci a été remplie avec succès. C’est pourquoi la capitale lui fait honneur, ainsi que le roi qui le reçoit aux Tuileries. C’est l’occasion d’un défilé militaire important en présence de la famille royale et suivi par bon nombre de Parisiens enthousiastes.

De ce point de vue là, c’est donc une indéniable réussite: la France est parvenue à s’entendre à nouveau avec les puissances l’ayant emporté en 1815, et mener une campagne militaire victorieuse sur un théâtre d’opérations où elle avait été grandement malmenée dans un passé récent. Dans la quête de légitimité et de prestige de la Restauration, ce n’est pas inutile, mais il ne faut pas non plus penser que tout a changé en 1823.

L’expédition d’Espagne reste en effet assez secondaire et n’a pas une portée immense. Il faudra encore bien des décennies pour que le traité de Vienne soit dénoncé et combattu avec succès. D’ailleurs, Louis XVIII s’est clairement (ce qui est logique) mis du côté des puissances contre-révolutionnaires et ne poursuit pas un but de déstabilisation de l’Europe des monarques, on s’en doute bien !

L’esplanade du Trocadéro aujourd’hui, rare souvenir dans la mémoire collective de l’expédition de 1823. Source: https://www.parisinfo.com

Une Espagne temporairement pacifiée 

L’Espagne, elle, est temporairement pacifiée et le roi Ferdinand retrouve les pleins pouvoirs. Une troupe française de 45.000 hommes reste à sa disposition dans son pays et un traité est signé avec la France, qui paie d’ailleurs l’entretien des soldats cités. Les liens entre les deux branches de la grande famille des Bourbons sont donc resserrés à cette occasion et le souverain espagnol peut tranquillement s’adonner à la répression des éléments libéraux. Ce faisant, il s’attaque également à certains penseurs, journalistes, universitaires, avec pour résultat de priver son pays d’éléments instruits. 

Or, si ce tour de vis est féroce et dur, il ne règle pas pour autant les problèmes auxquels fait face la monarchie. Outre les déboires coloniaux qu’elle continue de connaître (la plupart des territoires américains se soulèvent et déclarent avec succès leur indépendance), tout est remis en cause à la mort de Ferdinand, survenue en 1833. Par sa volonté, sa fille Isabelle doit lui succéder, ce que conteste son oncle Charles. Le frère du roi n’accepte en effet pas l’abrogation de la loi privant les femmes du trône, ce qui l’en écarte. Une série de guerres dites Carlistes pour régler la succession s’enclenche, minant le pays pour plusieurs décennies, les libéraux se rapprochant d’Isabelle et les conservateurs de Charles.

Bibliographie consultée (qui n’a donc pas pour but d’être exhaustive):

On trouvera l’essentiel des informations dans deux très belles biographies consacrées à Louis XVIII et Louis-Philippe, attendant alors son heure:

-ANTONETTI (Guy), Louis-Philippe, Paris, Fayard, 1994, 992 p.

-LEVER (Evelyne), Louis XVIII, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », 2012, 608 p.

Sur le rôle de Chateaubriand lui-même:

-BERCHET (Jean-Claude), Chateaubriand, Paris, Gallimard, 2012, 1049 p.

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