Site en pause jusqu’à mon dépôt de manuscrit

Bonjour à tous,

Une courte annonce pour annoncer une pause du site jusqu’à mon dépôt de manuscrit de thèse d’ici fin avril. Je souhaite y consacrer tout le temps disponible et me concentrer sur l’achèvement de ce travail débuté en 2013. D’ici là, portez-vous bien en ces temps difficiles.

Bien à vous,

Jean-Baptiste Murez

Les Gaulois et la guerre: V) pillage et mercenariat

Des mercenaires

Les Gaulois sont des guerriers respectés dans le monde antique pour leurs capacités militaires. De plus, leurs tactiques de combat portées sur l’offensive (voir article précédent) en font de bons candidats pour des peuples disposés à se payer les services de troupes ne reculant pas devant le danger et désireuses de s’enrichir (voir ci-dessous). Ces raisons expliquent qu’ils soient recrutés comme mercenaires dans tout le bassin méditerranéen et ce dès les guerres entre Étrusques et Romains du Ve siècle avant JC, servant les premiers contre les seconds. On le retrouve par la suite jusque dans la lointaine Égypte des Lagides, ou dans les armées du Carthaginois Hannibal, en passant par la Grande Grèce.

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Les Gaulois et la guerre : IV) Des tactiques très offensives

Jean-Louis Brunaux le rappelle très bien : le terme de « tactique » correspond mieux aux façons de combattre des Gaulois que celui de « stratégie ». La conception de plans et d’objectifs de campagne, une gestion assez rationnelle des moyens matériels et humains paraissent plus adaptés aux armées de Rome, sans, d’ailleurs, trop forcer le trait. Ce ne sont pas, dans tous les cas, des armées d’aujourd’hui. Malgré cela, dire que les Gaulois ne sont pas organisés du tout serait très réducteur.

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Les Gaulois et la guerre: III) L’armement

Après la présentation du cadre général dans lequel évoluent les Gaulois, nous sommes revenus sur les guerriers: qui  fait la guerre chez les Gaulois et pourquoi ? Avant d’évoquer leurs techniques de combat et certains affrontements comme la guerre des Gaules, il paraît important de décrire leur armement et de manière plus générale leur équipement.

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Exposition « Comme en 40 » aux Invalides

Ma critique

Comme en 40 est une nouvelle exposition temporaire au musée de l’Armée à Paris. Courant jusqu’au 10 janvier, elle propose de revenir sur l’année 1940, de la fin de la Drôle de Guerre aux premiers combats de la France libre, en passant par les débuts de l’occupation et du régime de Vichy. Le parcours est très chronologique, même si certains espaces plus thématiques permettent de revenir sur plusieurs aspects, comme l’exode des populations fuyant devant les armées allemandes.

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Commémoration annuelle des combats de Sidi-Brahim (Vincennes)

Tous les ans, les chasseurs commémorent les combats de Sidi-Brahim (1845). Leur comportement exemplaire au feu durant cet affrontement en fait un événement fondateur pour ces unités créées quelques années plus tôt seulement (1840) à Vincennes. Si le terme et des unités ont existé avant cette date dans l’infanterie et la cavalerie, c’est bien le roi Louis-Philippe qui met sur pied les dix premiers bataillons de chasseurs. Depuis, les unités se sont étoffées, des chasseurs alpins sont apparus (très présents cette année), mais les traditions demeurent. Comme chaque bataillon a un fanion, les chasseurs ont un unique drapeau, qui va d’unité en unité au fil des ans. Cette cérémonie est aussi l’occasion d’une passation officielle de bataillon en bataillon, et de remise de décorations. L’événement est unique, à coupler avec une visite du château et de la ville, lieux d’histoire et de mémoire.

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Les Gaulois et la guerre: II) Qui fait la guerre ?

Tout le monde ne fait pas la guerre chez les Gaulois. Elle est tout d’abord une affaire d’hommes libres: ces sociétés, comme les autres du bassin méditerranéen antique, pratiquent en effet l’esclavage et les personnes réduites à la servitude ne combattent pas. De plus, tous ceux qui sont libres n’ont pas de fonctions guerrières. Comme beaucoup de peuples indo-européens, les Gaulois libres se répartissent en trois classes: ceux qui ont des fonctions sacrées, ceux qui se battent et ceux qui produisent. Si ce schéma n’est sans doute plus aussi figé à la fin de l’indépendance gauloise qu’aux siècles précédents (les activités des individus peuvent déborder du cadre, en plein mouvement d’ailleurs), il reste structurant pour comprendre leur fonctionnement. Il va d’ailleurs se retrouver sous une forme assez similaire après l’Antiquité, avec la formation des trois ordres de la société française (clergé, noblesse et tiers-état).

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Les Gaulois et la guerre: I) Le cadre

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il me paraît important de fixer le cadre temporel, géographique et aussi lexical du sujet étudié. En effet, loin des bandes dessinées et des films, ceux qu’on appelle les Gaulois sont bien plus difficilement saisissables que dans des œuvres artistiques créées des millénaires après et souvent loin de la réalité historique. De plus, les récupérations de la Troisième République et du régime de Vichy de cet ensemble de peuples ont laissé de profondes traces dans la mémoire collective. Derrière les clichés bien connus de guerriers braillards, indisciplinés, aux cheveux longs et moustachus de la légende, il devient finalement difficile de distinguer entre reconstruction mémorielle et histoire.

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L’indépendance de la Belgique: III) Le dénouement final

Retour aux négociations

La trêve ramène les parties en présence sur la table des négociations de la conférence de Londres, toujours en cours. Si le roi des Pays-Bas a dû retirer son armée sous la pression des puissances, celle-ci a montré qu’elle avait de réelles capacités militaires. Fort de cet atout,  il se trouve en meilleure position que quelques mois auparavant. Les Belges, qui doivent leur salut à l’armée française et le savent, sont obligés de revoir leurs prétentions à la baisse, notamment territoriales. Ainsi, le Luxembourg et le Limbourg ne lui reviennent pas totalement comme espérés, mais seulement une partie. Les puissances décident que Maastricht demeure néerlandaise et que le reste du grand-duché soit toujours considéré comme une possession personnelle de Guillaume.

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L’indépendance de la Belgique: II) La reprise des combats

Guillaume Ier se résout à la guerre 

Le roi des Pays-Bas, mécontent des résultats de la conférence de Londres et persuadé d’avoir été abandonné par les Britanniques, prend donc la décision de recouvrer les territoires qu’il est en train de perdre en recourant à nouveau à la force. Les litiges territoriaux avaient constitué, souvenons-nous, une pierre d’achoppement des pourparlers de la conférence et le sort de nombreux territoires reste encore en suspens début 1831. Or, les dernières négociations attribuent à la Belgique le Luxembourg et le Limbourg néerlandais.

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