Archives de Catégorie: Actualité (expos, films, livres, publications…)

Visite de l’exposition « Napoléon stratège » aux Invalides

En attendant l’ouverture d’un nouveau dossier sur le fameux William Wallace, je vous propose quelques photos de la superbe exposition Napoléon stratège qui se tient jusqu’au 22 juillet au Musée de l’Armée. Assez transversale, elle a le grand mérite de rassembler des tableaux et objets rarement visibles sinon, et certains concernent directement la jeunesse de Napoléon. 

Le site: 
http://www.musee-armee.fr/programmation/expositions/detail/napoleon-stratege.html

 

Lefèvre représente ici Napoléon dans sa tenue de colonel des chasseurs à cheval de la garde impériale. Il mettait souvent cet uniforme assez pratique et qui est ainsi passé à la postérité. Le tableau est conservé au musée Carnavalet. Photo de l’auteur.

Bonaparte est dans sa tenue rouge de Premier Consul, tel que Gros l’a peint en 1802. Les références à la Rome antique pullulent. Le tableau est conservé au musée de la Légion d’Honneur qu’il créa (1802). Photo de l’auteur.

Très rare. Un livre que Napoléon possédait en 1788. Alors qu’il était jeune officier, il lisait énormément et dépensait une bonne partie de sa solde en ouvrages. Il appréciait notamment les auteurs antiques et écrivit lui-même à l’époque. Photo de l’auteur.

Tableau très connu de Gros: « Bonaparte au pont d’Arcole » (musée d’Arenenberg). Il magnifie son action durant la bataille (campagne d’Italie de 1796). Il s’est en effet élancé à la tête d’un bataillon, mais sans que cela soit décisif. Photo de l’auteur.

Vincent nous montre ici la bataille des Pyramides en 1798 (peinture conservée au Louvre et réalisée en 1800-01). Affrontement victorieux où les Mamelouks vinrent s’écraser sur les carrés français. Pour en savoir plus: https://antredustratege.com/2015/01/19/origines-de-lexpedition-degypte/ https://antredustratege.com/2017/10/29/le-retour-degypte-du-general-bonaparte-i-la-situation-en-1799/ Photo de l’auteur.

Crépin, détail du « Redoutable à Trafalgar ». Le peintre se concentre sur la défense remarquable de ce navire, au sein d’une des pires défaites navales franco-espagnoles (tableau de 1806, musée de la Marine). Photo de l’auteur.

Le grand peintre Lejeune représente ici le combat de Chiclana en Espagne (1811). La guerre d’Espagne est dure, longue, difficile et finalement perdue. L’auteur a été soldat là-bas et sait de quoi il parle, même s’il se trompe sur les uniformes français représentés ! Le tableau date de 1824 et est conservé à Versailles où une exposition lui avait été consacrée: http://www.chateauversailles.fr/decouvrir/ressources/guerres-napoleon Photo de l’auteur.

Détail, photo de l’auteur.

 » Escarmouche de Guisando, au passage du col d’Avis dans les montagnes de la Guadarama en Castille, le 11 avril 1811″ Toujours de Lejeune (1817, conservé à Versailles). On voit bien l’armée française prise en embuscade (détail). Photo de l’auteur.

Très célébre tableau de Swebach sur la campagne de Russie, et surtout la retraite. Un cuirassier reste seul auprès de sa monture morte. Le tableau conservé à Besançon date de 1838. Photo de l’auteur.

Strassberger montre ici une vision allemande de la bataille de Leipzig, terrible défaite française de 1813. L’oeuvre remonte à 1840 est est conservée au musée d’Etat de Leipzig justement. Les Russes sont en vert et les Prussiens en bleu… De Prusse ! Photo de l’auteur.

Un de mes tableaux préférés, de Paul Delaroche. Il représente l’Empereur à Fontainebleau en 1814, au moment de sa première abdication. L’oeuvre de 1831 et antidatée à 1840 (retour des cendres) est conservée aux Invalides. Photo de l’auteur. Autre tableau que j’apprécie beaucoup de cet artiste: http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&idNotice=22731

Aigle blessée (féminin dans ce cas), traversée par des éclats. Cela illustre bien la violence des combats. Photo de l’auteur.

La fameuse cuirasse du carabinier (cavalerie lourde) Fauveau. Le jeune homme s’est engagé en 1815 et est mort quelques semaines après, traversé de part en part par un boulet. Puisse cet objet témoigner à jamais de la souffrance passée ! Photo de l’auteur, objet conservé au Musée de l’Armée.

Liens: 

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Premier aperçu du patrimoine militaire de Cork

Je vous propose aujourd’hui un premier aperçu du patrimoine militaire et carcéral de Cork, ville qui fut l’un des hauts lieux de la guerre d’indépendance (1919-1922) mais aussi de la guerre civile irlandaise (1922-1923). En attendant une future exploration des musées de Cork, voici un tour d’horizon du fort élisabéthain et de la prison de la ville, où furent notamment enfermés des opposants au traité avec le Royaume-Uni. Photos de l’auteur.

Le site du fort :

http://www.elizabethfort.ie/

Celui de la prison:

https://corkcitygaol.com/

 

Utilisée de 1824 à 1923, la prison de Cork, bâtie telle une forteresse, fut longtemps le symbole du pouvoir britannique dans la ville. Des détenus de toutes conditions y furent retenus, mais aussi des prisonniers anti-traité durant la guerre civile irlandaise. Ces derniers refusaient de faire la paix avec le Royaume-Uni car l’indépendance n’était pas complète suivant le texte retenu. L’histoire leur donna tort car, malgré lui, les Irlandais coupèrent rapidement les ponts avec Londres après sa signature. Photo de l’auteur.

L’une des tours. Photo de l’auteur.

La porte vue depuis la court intérieure. Photo de l’auteur.

Dans la prison. Photo de l’auteur.

Dans la prison. Photo de l’auteur.

 

 

 

Vue de l’une des tours. Photo de l’auteur.

Graffitis des prisonniers durant la guerre civile irlandaise, sur les murs. Photo de l’auteur.

Dans Elizabeth fort. L’un des rares abri antiaériens qui existent encore en Irlande. Craignant à la fois une invasion britannique et une invasion allemande durant la Seconde Guerre mondiale, le pays s’y prépara. A ce sujet, lire: https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2008-1-page-113.htm. Photo de l’auteur.

Vue de Cork depuis Elizabeth fort. Il tire son nom de la reine Elizabeth Ier, car il fut bâti à la fin de son règne pour contrôler la ville. Par la suite détruit puis rebâti, il fut utilisé comme caserne, prison, base d’auxiliaires britanniques durant la guerre d’indépendance… Terminant sa carrière comme bâtiment utilisé par la police de la ville, il est désormais ouvert au public. Vous noterez le rare ciel irlandais sans nuages ! Plus d’infos: http://www.elizabethfort.ie/history/ Photo de l’auteur.

L’un ds canons du fort., pour une défense assez rapprochée. Photo de l’auteur.

Le fort. Photo de l’auteur.

L’à-pic est bien là ! Photo de l’auteur.

De 1915 à 1917, cette maison fut le quartier général de la brigade de Cork des « Irish Volunteers », l’une des nombreuses organisations nationalistes irlandaises. Celle-ci se battit notamment durant la révolte de la Pâque 1916. La ville, l’une des plus grandes d’Irlande est célèbre pour la grève de la faim de son maire, Terence Mc Swiney. Arrêté par les Britanniques, il mourut après plus de 70 jours sans se nourrir, en 1920. Photo de l’auteur.

Pour aller plus loin: 

Excellente synthèse en français sur l’Irlande:

-JOANNON (Pierre), Histoire de l’Irlande et des Irlandais, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2009, 832 p.

Très bonne synthèse en anglais sur le soulèvement de 1916:

-TOWNSHEND (Charles), Easter 1916. The Irish rebellion, Londres, Penguin books, 2015, 442 p.

Sur la guerre d’indépendance irlandaise et la guerre  civile irlandaise, en anglais:

-HOPKINSON (Michael), The Irish War of Independence, Dublin, Gill & Macmillan, 

Green Against Green: The Irish Civil WarDublin, Gill books, 

Les photos du musée national d’Irlande:

https://antredustratege.com/2017/09/09/le-volet-militaire-du-musee-national-dirlande/

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Mon test de Hearts of Iron IV – Waking the Tiger (Gazette du Wargamer)

Avant de débuter un nouveau dossier consacré à l’expédition d’Espagne de 1823, où se déroula notamment la fameuse bataille du Trocadéro, nom dont l’origine est bien oubliée… Je vous propose la lecture de mon dernier test pour la Gazette du Wargamer. Il s’agit de l’extension Waking the Tiger pour l’excellent Hearts of iron IV. Outre les mécanismes de jeu, c’est l’occasion de se replonger dans l’Extrême-Orient des années 1936 à 1945, avec bibliographie à l’appui.

Le test:

https://www.wargamer.fr/hearts-of-iron-iv-waking-the-tiger-lextreme-orient-a-lhonneur/

Le point sur le patch 1.5:

https://www.wargamer.fr/hearts-of-iron-iv-le-patch-1-5-cornflakes-une-mise-a-jour-tres-consequente/

Les troupes chinoises en train de repousser les Japonais en Mandchourie. Capture d’écran issue de l’une de mes parties.

Complément bibliographique:

https://www.wargamer.fr/histoire-de-la-chine/

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Musée des Carabiniers (Rome)

Avant de reprendre nos affaires écossaises, je vous propose la découverte du musée des Carabiniers, à Rome. A deux pas du Vatican et gratuit, cet établissement est très riche en objets et informations sur cette composante essentielle des forces armées italiennes. Inspirés par la gendarmerie française, ils remplissent d’importantes missions de sécurité en Italie et sur les théâtres d’opérations extérieurs où les troupes de la Botte interviennent. Ils furent aussi de toutes les guerres du Piémont-Sardaigne puis de l’Italie depuis leur création en 1814. Le site du musée:

http://www.carabinieri.it/arma/ieri/museo-storico

Photos de l’auteur

Dessin du premier uniforme des Carabiniers, 1814. Il s’agit de la petite tenue estivale (car il y en a d’autres !) pour les hommes à pied. Photo de l’auteur.

Vous remarquerez l’usage du français, encore important dans le royaume de Piémont-Sardaigne avant l’unité italienne. C’était la langue du parlement comme le rappelle l’historien italien Lucio Villari dans « Bella e perduta. L’Italia del Risorgimento ».

Différents fusils (2e moitié du XIXe siècle) utilisés par les carabiniers. Photo de l’auteur.

Un bronze en l’honneur des carabiniers qui se battirent pour l’unité italienne. Photo de l’auteur.

Revolver Glisenti « type lefaucheux » modèle 1861 utilisé par les carabiniers. Photo de l’auteur.

Revolver Bodeo modèle 1889 utilisé par les officiers des carabiniers, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale comprise pour certains. Photo de l’auteur.

1880, « La récidive » Photo de l’auteur.

Étonnante FIAT modèle 1915 « Villar Perosa », arme d’aviation (où de nombreux carabiniers s’illustrèrent comme pionniers) aussi utilisée en petit nombre au sol. Photo de l’auteur.

1917, la fanfare des carabiniers chez les alliés britanniques à Folkestone. Vous noterez les drapeaux. Photo de l’auteur.

14 juillet 1919, les troupes italiennes, dont des carabiniers, défilent sur les Champs-Elysées. Photo de l’auteur.

« La lettura », 1er août 1915 propose ce dessin des « Carabiniers dans la tranchée ». Il est l’oeuvre d’Achille Beltrame. Photo de l’auteur.

Vélo militaire 15-18, utilisé par les carabiniers notamment. Photo de l’auteur. Vous voudrez bien excuser l’extincteur.

Célèbre tableau de la charge de Pastrengo où s’illustrèrent les Carabiniers en 1848, lors des guerres risorgimentales. Photo de l’auteur. L’événement est quasi fondateur pour eux et est encore commémoré.

Autres articles sur le patrimoine militaire italien:

https://antredustratege.com/2015/05/01/le-frioul-et-la-memoire-de-la-premiere-guerre-mondiale-en-italie-1915-1918/

https://antredustratege.com/2015/05/16/le-musee-historique-et-naval-de-venise-en-images/

https://antredustratege.com/2017/04/24/museo-centrale-del-risorgimento-rome/

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Jean Gabin dans la guerre 39-45

Quelques photos de l’exposition Jean Gabin dans la guerre 39-45, au musée de la Libération de Paris. Peu d’objets, mais personnels et beaucoup d’informations. L’homme resta toujours discret sur cet engagement pas si courant dans les troupes combattantes de la France Libre. Si Jean marais et d’autres firent comme lui, beaucoup d’acteurs et d’artistes en général ne se distinguèrent pas par une participation active contre les forces occupantes. Cela dit, superbe musée, gratuit, de la ville de Paris: http://www.museesleclercmoulin.paris.fr/

Le site de l’exposition: http://www.museesleclercmoulin.paris.fr/fr/les-expositions/jean-gabin-dans-la-guerre-1939-1945

Plus vieux chef de char de la France Libre, Gabin servit en 1944 au combat, dans le Régiment Blindé de Fusiliers Marins (RBFM). On le voit ici avec les autres membres de l’équipage du « Souffleur II. Photo de l’auteur.

Jean Gabin est mobilisé dans la marine en 1939, il était déjà très connu. Photo de l’auteur.

Selon la tradition, l’acteur demanda quel était le premier grade qui lui permettrait de porter une casquette, car il n’aimait pas les bérets et autres bachis ! On le voit d’ailleurs dans la photo précédente faire prendre une forme de casquette à son couvre-chef, ce qui lui fut « reproché » par ses supérieurs ! Photo de l’auteur.

Documents de la France libre à propos de l’acteur et de son engagement dans les forces combattantes. Photo de l’auteur.

L’une de ses casquettes. Photo de l’auteur.

Portrait en pied. Photo de l’auteur.

Son sac, modèle civil américain. Photo de l’auteur.

Instructeur en Afrique du Nord au début de 1944, il fut plutôt apprécié et respecté dans ce rôle. Photo de l’auteur.

Edité par le RBFM. Photo de l’auteur.

Autre casquette. Photo de l’auteur.

Le régiment est un temps employé dans les combats de la poche de Royan, encore occupée par les Allemands. Après sa libération, l’unité, et Jean Gabin, combattent en Allemagne dans les derniers jours de la guerre. Photo de l’auteur.

L’étui de colt de Gabin, décoré d’insignes et médailles allemandes ! Une pièce rare. Photo de l’auteur.

Avec ses camarades du RBFM. On voit bien les traits tirés et la disparité des tenues. Photo de l’auteur. A retrouver ici, pour en savoir plus sur les pulls américains: https://www.reconstit.fr/2017/12/30/les-lainages-en-reconstit-arm%C3%A9e-fran%C3%A7aise/

Durant l’entre-deux-guerres, au service militaire. Ce sont des tenues de corvée de l’époque. Photo de l’auteur.

Liens: 

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La manufacture d’armes blanches de Klingenthal

En attendant la suite sur les Stuart, voici une idée de visite intéressante. Je vous propose quelques clichés du musée consacré à la manufacture d’armes blanches de Klingenthal. Établie par Louis XV pour ne plus dépendre de celle de Solingen en Allemagne, elle produisit également à plusieurs reprises des pièces de pistolet et de fusil ainsi que des outils, notamment agricoles.  Passée sous contrôle allemand après 1870, elle continua d’exister et ne ferma qu’en 1962. Le nom signifie « vallée des lames ». A voir, en Alsace: http://www.klingenthal.fr/klingenthal_et_sa_manufacture.htm

Fer de lance de cavalerie, modèle 1816, avec le gabarit de forge à côté. Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.

Détail de la baionnette du 1777 modifiée pendant la Révolution. Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.

Quelques outils pour le travail du bois, utilisé pour les poignées de sabres notamment. Photo de l’auteur.

Les ouvriers de la manufacture en 1892, la manufacture est passée sous contrôle allemand et fait notamment des outils agricoles. Photo de l’auteur.

Cuirasse de troupe modèle 1825. Bien que de plus en plus démodées, elles perdurent tout au long du XIXe siècle dans certaines unités de cavalerie. Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.

Diverses armes blanches, de la Restauration notamment (officiers de cavalerie…). Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.

Détail du sabre-baïonnette du fameux « chassepot », fusil à chargement par la culasse. Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.

Les Coulaux étaient les entrepreneurs gérant la manufacture à l’époque considérée, riche sur le plan industriel et de l’artisanat. Photo de l’auteur.

Reconstitution d’un atelier de graveur (lames…). Objets fournis par la famille de l’un d’eux. Beaucoup de métiers interviennent dans la fabrication des armes blanches. Photo de l’auteur.

Suite. Photo de l’auteur.

 

Sabre d’officier de marine modèle Directoire, détail. Fabrication Klingenthal. Photo de l’auteur.Liens: 

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Europa Universalis IV: Cradle of Civilization, le test

Je vous propose de terminer l’année avec la lecture de mon dernier test en date pour la Gazette du wargamer. Il s’agit d’une extension de l’excellent Europa Universalis IV, dédiée aux Proche et Moyen-Orient. Comme toujours, entre histoire et jeux vidéo, il y a matière à dire. J’y cite également un livre sur les empires nomades (références ci-dessous). Il ne me reste qu’à vous souhaiter d’excellentes fêtes et nous débuterons l’année 2018 avec un long dossier sur Bonnie Prince Charlie !

L’une des captures d’écran (image de l’auteur).

Le test:

https://www.wargamer.fr/eu-iv-cradle-of-civilization-le-proche-et-moyen-orient-revisites/

Les recensions d’ouvrages: 

https://www.wargamer.fr/rubrique/actus/livres/

Liens: 

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Visite de l’exposition « Dans la peau d’un soldat » (musée de l’Armée)

Avant de terminer sur Bonaparte et l’Egypte, je vous propose la découverte de la très belle exposition Dans la peau d’un soldat actuellement au musée de l’Armée. Plus thématique (« Le sommeil », « La nourriture »…) que chronologique, elle permet de revenir sur de multiples aspects de la vie et de la mort des soldats depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. C’est à la fois faire une place aux conflits contemporains et organiser son propos différemment. J’ai trouvé le résultat très réussi et je vous conseille d’y aller: l’exposition dure jusqu’au 28 janvier.

La page: http://www.musee-armee.fr/programmation/expositions/detail/dans-la-peau-dun-soldat-de-la-rome-antique-a-nos-jours.html

Barbier représente ici , en 1807, le bivouac du 2e régiment de hussards juste avant la bataille d’Austerlitz. Il est connu car Napoléon y parla, présentant son plan de bataille à ses troupes, fait rare dans l’histoire. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Ce nécessaire de campagne a appartenu au chirurgien Boileau sous le Premier Empire. Il a suivi les campagnes de la période de 1806 à 1815. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée. On pourra voir un autre type de nécessaire ici: https://antredustratege.com/2015/10/07/le-bivouac-de-napoleon-exposition-a-la-manufacture-des-gobelins/

Un insigne de spécialité de la Première Guerre mondiale, armée française. Il fait référence à la colombophilie, encore bien pratique quand l’artillerie rompt les fils du téléphone. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Emouvante gourde faite à partir d’une coloquinte et décorée, elle a appartenu au soldat Emburger, maréchal-ferrant du 9e régiment de cuirassiers. On y lit le nom de grandes victoires de l’Empire. Fleurus 1815 désigne sans doute Ligny, à confirmer. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Cigarettes de troupe françaises en usage pendant une bonne partie du XXe siècle. Il existe aussi des cigares de troupe. Le tabac est distribué gratuitement aux soldats de 1668 à 1972 ! Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Livret de chants et partitions d’harmonica, pour le soldat allemand, Seconde Guerre mondiale. Beaucoup existent dans de nombreuses armées: la chanson entretient le moral de la troupe, véhicule certains messages, parfois politiques, et sert lors des marches. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: collection particulière.

Plaque de ceinturon d’aide de camp, 1er Empire. Assez ouvragé, comme la plupart des éléments des tenues d’officiers. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Soldats allemands de la Première Guerre mondiale, avec des masques à gaz et cuirasses. Celles-ci reviennent, sans peu de succès. Voir l’équivalent italien « Farina ». Photo de l’auteur. Légende non trouvée.

1ère guerre mondiale, képi du lieutenant-colonel Mangematin. L’officier l’a modifié afin de pouvoir rabattre sur ses grades trop visible du drap neutre. Comme on le dit dans l’armée française: « l’or attire le plomb ». Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée.

Reconstitution d’une tombe provisoire américaine en Normandie en 1944. Elles permettaient d’être retrouvées facilement après les combats pour identifier et rapatrier les corps. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée et collection particulière.

Nécessaire médical japonais de 1914. Photo de l’auteur. Lieu de conservation: musée de l’Armée. Objets rarissimes dans nos contrées: à côté un intéressant mannequin de médecin nippon de la même époque est visible.

Liens: 

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Le volet militaire du musée national d’Irlande

Quelques clichés illustrant le riche passé militaire de l’Irlande, vu à travers les collections du National Musem of Ireland. Installé dans les anciennes casernes royales, aujourd’hui Collins Barracks, à Dublin, il comporte de très nombreuses salles d’histoire et fait notamment la part belle au soulèvement de 1916 et à la guerre d’indépendance irlandaise. Renvois vers des articles existants et bibliographie plus bas. Le site du musée, qui est gratuit:

http://www.museum.ie/Decorative-Arts-History

Vue de la cour intérieure. Ces casernes étaient prévues pour abriter plusieurs milliers d’hommes et furent terminées par le pouvoir britannique en 1704. Pour en savoir plus: http://www.museum.ie/Decorative-Arts-History/History-Architecture. Photo de l’auteur.

Enseigne de la Royal Irish Constabulary, police au service du pouvoir britannique et armée, contrairement à celle de Dublin. Peu appréciée, elle symbolisait la tutelle de Londres, même si ses membres étaient souvent irlandais. Elle eut des auxiliaires à la réputation sinistre pendant la guerre d’indépendance irlandaise (1919-1922): les fameux « Black and Tans ».  Photo de l’auteur.

Document signé par le général Humbert, débarquement de 1798. Pour en savoir plus: https://antredustratege.com/2017/03/04/les-debarquements-francais-en-irlande-iv-1798-un-debarquement-avec-tres-peu-de-moyens/ . Photo de l’auteur.

Canon de 18 pounder, Première Guerre mondiale. De nombreux Irlandais s’y battirent dans les rangs britanniques, mais ceux-ci ne répondirent pas à leur aspiration de créer de grandes unités irlandaises et manquèrent une occasion. Photo de l’auteur.

Mauser C 96. Arme bien connue. Celle-ci servit durant la guerre d’indépendance irlandaise (1919-1921). Photo de l’auteur.

Mannequin d’un tankiste irlandais durant les années 20-30. Devenu indépendant, le pays dut créer une armée nationale. On y retrouve des influences britanniques, françaises et allemandes pendant des décennies. Photo de l’auteur.

Transport de troupe irlandais, très inspiré du modèle britannique, années 30-40. Photo de l’auteur.

Reconstitution du casernement en 1942 dans les Collins Barracks. On voit bien l’influence britannique dans les équipements irlandais. Des plans d’invasion de l’Irlande existèrent, mais le pays parvint à garder sa neutralité. Photo de l’auteur.

Très étonnant: un canon espagnol de l’invincible armada de 1588 !!! Grand échec de mettre à genoux l’Angleterre… Photo de l’auteur.

Livre creux, servant à cacher des munitions et des documents, soulèvement de 1916. Photo de l’auteur.

Boucle de ceinturon d’un combattant du soulèvement de 1916 (voir bibliographie). Photo de l’auteur.

Nommé commandant des forces en Irlande pendant le soulèvement de 1916, Maxwell parvient à l’écraser et ce document rappelle l’interdiction de posséder des armes. Photo de l’auteur.

Photo de l’Asgard, bâtiment dont je reparlerai: il amena des armes allemandes en Irlande en 1914. Elles servirent pendant le soulèvement de 1916. Photo de l’auteur.

Bibliographie:

-Voir liens dans les descriptions. Plus généralement:

Excellente synthèse en français sur l’Irlande:

-JOANNON (Pierre), Histoire de l’Irlande et des Irlandais, Paris, Perrin, coll. « Tempus », 2009, 832 p.

Très bonne synthèse en anglais sur le soulèvement de 1916:

-TOWNSHEND (Charles), Easter 1916. The Irish rebellion, Londres, Penguin books, 2015, 442 p.

Sur la guerre d’indépendance irlandaise, en anglais:

-HOPKINSON (Michael), The Irish War of Independence, Dublin, Gill & Macmillan, 

Les photos du patrimoine militaire de Cork:

https://antredustratege.com/2018/05/08/premier-apercu-du-patrimoine-militaire-de-cork/

Liens: 

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Musée d’histoire militaire de Tournai

Méconnu, mais très très riche, voici quelques photos du musée d’histoire militaire de Tournai. Il présente l’histoire de la ville, vue sous l’aspect militaire, depuis le Moyen-Age à 1945. Celle-ci a en effet connu énormément de sièges, combats, dont certains menés par les armées de Louis XIV, celles de la Révolution… Bien sûr, les guerres mondiales occupent une part importante des collections, bien mises en valeur et comportant des objets assez rares des armées belge comme étrangères. Vous aurez là un aperçu ! Photos de l’auteur.

La fiche du musée:

https://www.tournai.be/decouvrir-tournai/musees/musee-d-histoire-militaire.html

Mortier français de 15 pouces (406 mm) fondu à Douai en 1684. Il équipait la place au moment du siège de 1709, qui fut particulièrement âpre. A l’époque le Tournaisis était français et Vauban avait fortifié la ville, comme tant d’autres. Photo de l’auteur.

Canon de campagne de 60mm allemand, 1875. Hélas il n’est pas précisé comment il est arrivé dans le musée. Peut-être un achat de l’armée à l’époque… C’était courant, pour tester le matériel des autres puissances. Ainsi la France du Second Empire avait acquis des pièces de chez Krupp. Photo de l’auteur.

Très célèbre pistolet belge browning mle 1900 (fabriquer sous licence est courant à l’époque). Fabrication FN (Fabrique Nationale) Herstal. C’est un pistolet de cette manufacture qui a été utilisé par Prinzip pour tuer François-Ferdinand en 1900. Photo de l’auteur.

Boussole de l’armée belge, deuxième moitié du XIXe siècle. Photo de l’auteur.

Buste du roi Albert Ier, connu pour son attitude pendant la Première Guerre mondiale. Mais qu’il ne faut pas surestimer. Lire Jean-Claude Delhez à ce sujet ! Photo de l’auteur.

Chansonnier bilingue, début du XXe siècle, armée belge. Photo de l’auteur.

Plusieurs vitrines comme celles-ci évoquent l’armée belge à Tournai durant l’entre-deux-guerres. Hélas, le reflet de la vitrine se voit. Photo de l’auteur.

L’un des nombreux objets des Belges libres du musée. Ici, des documents administratifs. Photo de l’auteur.

Mitrailleuse française « MAC » 31. Pour en savoir plus: https://antredustratege.com/2013/11/30/les-armes-du-soldat-francais-en-1940-les-mitrailleuses/ Photo de l’auteur.

Mitrailleur belge en 1917-18. Son uniforme est national, même si des objets et armes étrangers (britanniques notamment, et français) furent utilisés. Comme là la mitrailleuse Hotchkiss mle 1914. Pour en savoir plus sur celle-ci: https://antredustratege.com/2013/11/30/les-armes-du-soldat-francais-en-1940-les-mitrailleuses/ Photo de l’auteur

Lances de cavalerie belge, en bambou, 2e moitié du XIXe siècle à 1914. Inutile de rappeler que l’utilité d’une telle arme, encore utilisée par les Uhlans allemands notamment, était assez douteuse au début de la Première Guerre mondiale. Photo de l’auteur.

Voilà un exemple de cavalier belge, là un homme du 3e lanciers, période 1863-1914.

Autres articles sur la Belgique militaire:

https://antredustratege.com/2014/11/12/histoire-militaire-a-bruxelles-dernier-article/

https://antredustratege.com/2015/02/21/le-patrimoine-militaire-de-huy-province-de-liege/

https://antredustratege.com/2013/08/20/bref-apercu-du-patrimoine-militaire-de-liege/

https://antredustratege.com/2015/08/15/le-fort-de-huy-belgique/

https://antredustratege.com/2014/04/20/la-citadelle-de-namur/

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