Archives de Catégorie: Actualité (expos, films, livres, publications…)

Le musée historique de Strasbourg

Les collections

Le musée historique de Strasbourg retrace l’histoire d’une ville importante de France, à l’origine fondée par les Romains. Localité frontalière par excellence, entre monde latin et germanique, elle fit l’objet de beaucoup de convoitises et changea de nombreuses fois de main au cours des siècles. Symbole de la perte de l’Alsace-Moselle en 1871, elle est depuis redevenue définitivement française et un symbole de paix avec son rôle dans l’Union Européenne. On appréciera de se perdre dans des salles riches, mais pas non plus trop nombreuses. C’est naturellement l’aspect militaire que j’évoquerai le plus ici, à travers ces quelques clichés. En attendant, le site du musée:

https://www.musees.strasbourg.eu/musee-historique

Détail de l’armure dite « de l’homme de fer » qui ornait la boutique d’un armurier de Strasbourg au XVIIIe siècle. Oeuvre disparate avec des éléments de différentes époques (XVIe siècle notamment) elle n’a sans doute jamais été portée et c’est elle qui a donné son nom à la place actuelle. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Carreaux d’arbalète des XVIIe et XVIIIe siècles. Ce sont des armes utilisées lors de concours de tir entre différentes villes et non pas des spécimens du Moyen-Age. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Le fameux portrait de Richelieu, d’après Philippe de Champaigne. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Détail du canon de 1733 « le directeur », forgé à Strasbourg. La ville abrite en effet une fonderie de canons jusqu’aux années 1860. Trop exposée, elle est déplacée à Bourges. Photo de l’auteur (décembre 2019).

« Revue du régiment de Condé à Strasbourg ». Huile sur toile sans peintre précisé, entre 1779 et 1781. La ville est une importante garnison. Vauban en a fortifié les contours, en poussant jusqu’à Kehl, aujourd’hui en Allemagne. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Tobias Gimbel, « Patrouille de la garde nationale aux environs de Strasbourg », sans date précise (Révolution…). Il s’agit d’une milice bourgeoise qui n’est pas là trop mise en valeur, ce qui change de certaines commandes officielles. On verra que le drapeau tricolore n’est pas encore fixé et ressemble à celui des Pays-Bas d’aujourd’hui. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Kellermann, par Fouillon-Vachot (d’après Martinet), vers 1820. Alors que la Révolution et l’Empire ont pris fin, ce tableau revient sur le personnage de Kellermann bien connu pour sa victoire de Valmy et là représenté seul, sans soldats. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Rien de moins qu’un mousqueton de cavalerie légère pris à Varennes en juin 1791. Il appartenait à l’un des gardes du corps de Louis XVI. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Pils représente ici Rouget de Lisle chantant pour la première fois la Marseillaise, lors d’une soirée patriotique chez le maire de Strasbourg. La peinture a été réalisée en 1849, soit bien après. D’après des témoignages contemporains, ce n’est pas à lui qu’est revenu cet honneur. Source:  http://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/dossier-historique-la-marseillaise/la-marseillaise-hymne-national Photo de l’auteur (décembre 2019).

 

Schuler représente ici le maire Küss, au milieu des ruines de la ville en 1870-71. C’est lui qui organisa les secours et déblaya la ville bombardée après le terrible siège. Il mourut le jour du vote par l’Assemblée nationale des préliminaires de paix cédant l’Alsace (moins Belfort) et une partie de la Lorraine à l’Allemagne.

Tableau de la période allemande, il représente l’entrée du Kaiser Guillaume II dans Strasbourg (avant 1891, sans date précise). C’est une oeuvre de Max Lieber à caractère propagandiste. L’empereur venait en principe une fois par an en Alsace et s’attacha à développer l’urbanisme et à montrée de manière parfois forcé son caractère germanique, comme le montrent les travaux du Haut-Koenigsbourg. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Casque à pointe de la gendarmerie du Reich, 1905. L’Alsace est militarisée, même si ce n’est pas une terre fermée et bloquée. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Tickets de rationnement, Première Guerre mondiale. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Redevenue française, l’Alsace reste une terre militarisée. La ligne Maginot (insigne à droite) s’y déploie en partie et la bande-frontière est évacuée de ses civils durant la Drôle de Guerre. A droite, une cocotte tricolore de 1940. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Un homme du 501 régiment de chars de combat (2e DB) poste devant un buste de Hitler ridiculisé, lors de la Libération. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Uniforme de Jean de Lattre de Tassigny, bien connu pour son action à la tête de la Première Armée lors de la Libération. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Brassard des Francs-tireurs partisans français, important mouvement de résistance formé par le parti communiste français après l’invasion de l’URSS et son entrée dans la lutte. Photo de l’auteur (décembre 2019).

Mon avis 

La visite du musée est vraiment très instructive et permet de retracer l’histoire de la ville de ses origines jusqu’à nos jours. Les objets sont variés, bien présentés grâce à une muséographie claire et efficace. De plus, les conseils du personnel sont bons et les photos sont autorisées, ce qui n’est plus le cas dans plusieurs musées nationaux comme celui du château de Versailles. Certaines périodes sont vraiment bien fournies, comme la Révolution, et aucun aspect n’est laissé de côté. Hélas beaucoup d’objets des collections ne sont pas visibles et on regrettera l’absence, du moins apparente, d’espace pour des expositions temporaires. Quant à la librairie, elle est vraiment pauvre. Les livres de François Roth ne sont même pas présents ! Il n’en reste pas moins que c’est un incontournable de toute visite à Strasbourg, dont l’offre culturelle est riche.

Liens: 

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Les fortifications de Spike Island (Irlande)

L’île de Spike et son fort

Située à l’entrée du vaste port de Cork (Cork harbour) dans le sud de l’Irlande, l’île de Spike constitue un excellent exemple de fortification destinée à protéger des installations militaires d’une attaque venue de la mer. Si des ouvrages plus anciens ont existé sur d’autres îles de cette côte très découpée et marquée par l’estuaire de la Lee, on s’attachera à décrire en plusieurs articles celles de Spike, qui ont été commencées au début du XIXe siècle.

Il faut se replacer dans un contexte plus large. Le Royaume-Uni craint alors des débarquements sur son sol, sur le modèle de celui de 1798 emmené par le général Humbert et que j’ai déjà analysé sur ce site (lien plus bas). C’est pourquoi il entreprend un vaste programme de protection de ses côtes: en Angleterre (voir l’article sur Douvres) mais aussi en Irlande. S’inspirant d’ouvrages de son époque, le gouvernement britannique fait donc débuter la construction du fort Westmoreland à Spike, pour barrer l’entrée du port. Les travaux commencent en 1804 et stoppent en 1820. Les bastions et autres murs sont réalisés en pierre grise et sont assez bas, suivant en cela le vaste mouvement entrepris depuis Vauban de ramener vers le sol les constructions pour offrir moins de prise au feu adverse.

Or, Spike est l’exemple typique du fort n’ayant jamais connu le feu (ce qu’on ne pouvait pas savoir bien sûr): une fois la menace napoléonienne écartée, il n’est pas achevé et la garnison stationnée y reste légère. Il sert ensuite de lieu de transit pour les prisonniers déportés outre-mer, mais reçoit tout de même de nouveaux canons au début du 20e siècle, car Cork reste un important port militaire. C’est plutôt l’Allemagne que l’on craint, là. Prison durant la guerre d’indépendance irlandaise, il est encore conservé avec quelques autres lieux stratégiques par le Royaume-Uni de l’indépendance irlandaise à 1938. L’armée irlandaise en prend alors possession et modernise quelque peu la place, notamment par crainte d’une invasion, notamment allemande, et/ou de bombardements aériens.

Vidéo d’actualités du retour de l’île dans les mains irlandaises: 

https://www.britishpathe.com/video/VLVADTWSXI1S5B3WTE1YKTWEI0MB7-SPIKE-ISLAND-AND-CORK-HARBOUR-DEFENCES-HANDED-BACK-OVER-TO-IRISH/query/wildcard

Après-guerre, il demeure une prison et un lieu de garnison, avant de fermer définitivement en 2004 pour rouvrir comme lieu touristique et de mémoire. Nous verrons une autre fois l’intérieur et les riches collections du musée. On s’y rend facilement en bateau depuis le port de Cobh.

Le site de l’île: https://spikeislandcork.ie/

Vue d’une partie des fortifications. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Cobh vue depuis l’île. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Canon de 6 inch installé en 1902 par les Britanniques dans l’île, à des fins de défense contre une attaque venue de la mer. Il a été installé sous casemate par l’Irlande en 1943. On se souvient de la crainte du pays d’être envahi.

Autre vue des fortifications. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Vue général des fortifications et glacis. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Détail des murs. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Détail du canon sous casemate. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Le chemin qui suit le fort, aujourd’hui une promenade. On y voit très bien l’entrée du port. Photo de l’auteur (juillet 2019).

 

L’entrée du port vue depuis Spike Island. Photo de l’auteur (juillet 2019)

Vue de Cobh depuis Spike Island. Photo de l’auteur (juillet 2019)

Vue de Cobh depuis Spike Island. Photo de l’auteur (juillet 2019)

Informations glanées lors de la visite de l’île (cartels, prospectus, panneaux).

Pour compléter:

Pike David Wingeate, « L’irlande face à l’éventualité d’une invasion hitlérienne. Rapport de la Seekriegsleitung », Guerres mondiales et conflits contemporains, 2008/1 (n° 229), p. 113-120.

https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2008-1-page-113.htm

Les fortifications de Douvres:

https://antredustratege.com/2019/09/16/musee-de-douvres/

Autres articles du site sur le patrimoine militaire irlandais:

https://antredustratege.com/2018/05/08/premier-apercu-du-patrimoine-militaire-de-cork/

https://antredustratege.com/2019/01/20/suite-du-patrimoine-militaire-de-cork-le-musee-public-de-la-ville/

https://antredustratege.com/2017/09/09/le-volet-militaire-du-musee-national-dirlande/

Le débarquement de 1798:

https://antredustratege.com/2017/03/04/les-debarquements-francais-en-irlande-iv-1798-un-debarquement-avec-tres-peu-de-moyens/

Liens: 

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Le volet militaire du musée Lambinet (Versailles)

Bien moins connu que le château de Versailles, le musée Lambinet ne manque pas d’intérêt. Géré par la municipalité, c’est un ancien hôtel particulier qui permet de retracer l’histoire de cette commune tant liée aux faits nationaux. Or, la région est aussi liée à l’expérimentation en matière d’armement, ainsi qu’à la fabrication, pendant quelques décennies, en série de fusils, sabres et autres pistolets comme je le rappelais dans un compte-rendu d’une précédente exposition (voir plus bas). Voyons donc les collections qui peuvent nous intéresser ici.

De manière générale, je vous conseille la visite de ce musée. Il est bien fait et plus facile d’accès qu’un palais toujours plus rempli et où il est difficile d’apprécier son parcours. A coupler, pourquoi pas, avec un tour de la ville et un saut au douzième salon du livre d’histoire qui s’y tiendra à la fin du mois de novembre:

Accueil

Le site du musée:

https://www.versailles.fr/culture/etablissements/musee-lambinet/

 

« L’enterrement du lieutenant Godard à l’église notre-dame de Versailles ». École française, vers 1871. Une scène intéressante dont voici un premier extrait: un militaire allemand salue le cercueil, recouvert du drapeau français, qui passe. Photo de l’auteur (juillet 2019).

La suite, avec un hommage de la part des troupes adverses. Photo de l’auteur (juillet 2019).

1890, Baudran présente la grille de la rue de l’Orangerie. Croiser des militaires à Versailles est alors courant, c’est une ville de garnison et les bâtiments faisant face au château (où il y a la galerie des carrosses désormais) sont des casernes. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Robert Lefrèvre, « Portrait du général Wathiez », 1819. C’est un enfant de la ville, qui a été décoré et a pris part à bon nombre de campagnes napoléoniennes.

Cette paire de pistolets à silex a été faite par Arault, au service du comte d’Artois, futur Charles X, à la fin du XVIIIe siècle. Pendant la période révolutionnaire, une manufacture d’armes est installée dans la ville. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Ces armes blanches ont toutes été faites à la manufacture d’armes de Versailles, en service sous la Révolution, l’Empire et au début de la Restauration. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Détail d’un modèle de manufacture de sabre de chasseur à cheval de la garde impériale. Plusieurs métiers interviennent dans la création de ces armes. Photo de l’auteur (juillet 2019). Voir plus bas la visite de la manufactures d’armes blanches de Klingenthal à ce sujet.

Casque d’officier de cuirassier, Restauration. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Détail d’une crosse de « fusil d’honneur » fait à Versailles. Ces armes d’honneur furent créées par Napoléon pour récompenser les soldats méritants. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Détail d’une « carabine de Versailles », essai d’arme rayée. Faite sous l’Empire. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Le roi reprend un temps l’idée des armes d’honneur, avec là un « fusil de récompense » en 1817. Photo de l’auteur (juillet 2019).

La vitrine complète. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Pistoler d’arçon de mamelouk (5), célèbres cavaliers de l’Empire. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Van der Meulen, « vue du château de Versailles sous Louis XIV » (1668°. Le château est alors en pleine construction, et les soldats y participent. Notamment sous la direction de Vauban, pour assainir la place, très marécageuse. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Les fameux mousquetaires du roi. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Liens:

L’exposition sur les armes savantes:

https://antredustratege.com/2018/09/23/exposition-les-armes-savantes-a-versailles/

Une autre manufactures d’armes (Klingenthal, Alsace): 

https://antredustratege.com/2018/01/13/la-manufacture-darmes-blanches-de-klingenthal/

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Musée de Douvres

Ma visite du musée

Site déjà occupé à la Préhistoire, Douvres est une ville chargée d’histoire et qui a toujours été d’importance étant donné sa position géographique. Bien avant d’être un terminal pour ferries, elle connut des fortunes diverses de l’époque romaine à nos jours. Toutefois, bien que ville-carrefour où beaucoup de gens passent, elle n’a jamais grandi au point de devenir une immense métropole, ce que la proximité des fameuses falaises blanches, qui limitent les constructions, explique aussi.

Elle ne manque tout de même pas d’intérêt pour l’amateur d’histoire militaire. Outre son château médiéval qui fut aussi un poste radar durant la Seconde Guerre mondiale, on peut voir des restes de fortifications dans une région proche de la France et que les autorités considéraient comme vulnérables. Le musée de la ville, lui, est gratuit et permet de se replonger dans ces siècles, selon une progression chronologique assez conventionnelle. La présentation des objets est claire et ils ne manquent pas d’intérêt: artillerie du XIXe siècle, vitrines riches consacrées aux deux conflits mondiaux etc. On profitera donc aisément d’un voyage en Angleterre pour passer une-demi journée à Douvres. En attendant, voici quelques pièces intéressantes.

Le site du musée:

https://www.dovermuseum.co.uk/Dover-History/Dover-History.aspx

Document des services de renseignements allemands, 1940. Les défenses de la ville et l’emplacement du radar y sont décrits, en vue d’une invasion qui n’eut finalement jamais lieu. Photo de l’auteur (août 2019).

Pour répondre aux canons allemands tirant sur l’Angleterre depuis la France, de lourdes pièces furent installées dans la région de Douvres, comme cet exemplaire de 14 pouces surnommé « Winnie » en l’honneur de Churchill. Il est servi par des hommes du Royal Marine siege regiment et tira le premier obus sur la France depuis le Kent. Photo de l’auteur (août 2019)

Pommade anti-gaz distribuée à Douvres pendant la Seconde Guerre mondiale, heureusement pour la population, de telles attaques n’eurent jamais lieu. Photo de l’auteur (août 2019).

Masque à gaz et sa musette, d’un modèle distribué aux civils. Photo de l’auteur (août 2019)

Affiche de propagande moquant les tentatives allemandes de réduire au silence le Royaume-Uni durant la Bataille d’Angleterre. On pourra lire le livre de Richard Overy à ce sujet. Photo de l’auteur (août 2019).

Les vitrines sur la Première Guerre mondiale, présentant ici la partition de la célèbre chanson « It’s a long way to Tipperary ». Photo de l’auteur (août 2019)

La chanson, interprétée par John McCormack

Souvenir de l’attaque-surprise de la Dover Patrol sur le port belge de Zeebrugge tenu par les Allemands, avril 1918. L’opération hardie (bloquer le canal, utilisé par la marine allemande) fut un demi-succès. Photo de l’auteur (août 2019).

Modèle d’un canon à chargement par la culasse, tel qu’utilisé par la Cinque ports volunteer artillery en 1869. Cette expression désigne une confédération médiévale de cinq ports du sud, encore existante aujourd’hui (de manière différente bien sûr). Craignant une invasion, notamment française, ils mirent en place des troupes volontaires pour se défendre.

Artilleurs ouvrant le feu depuis les fortifications des Western Heights vers 1812 (canon de 24 pounder). Il s’agit des ouvrages bâtis pour protéger la région d’un débarquement français. Les forts furent modernisés jusqu’à la fin du XIXe siècle. Photo de l’auteur (août 2019).

V1 allemand, utilisé contre l’Angleterre à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Photo de l’auteur (août 2019).

« View of Dover Castle » par Arthur Nelson en 1767. L’angle de vue est intéressant, car la ville est située en bas de la falaise sur laquelle le château est construit. Photo de l’auteur (août 2019).

Bombe d’une tonne allemande, vers 1940. Utilisée pour détruire les bâtiments, elle n’explosa pas. Retrouvée dans le port, elle fut neutralisée et est présentée dans le musée. Photo de l’auteur (août 2019).

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Cervières: musée de la cannetille (broderie au fil d’or)

Voici aujourd’hui une visite du musée de Cervières consacré à l’histoire de la broderie au fil d’or, et des informations sur cette technique depuis longtemps utilisée dans l’uniforme civil et militaire. Photos de l’auteur (28 juillet 2019).

L’âge d’or de la broderie au fil d’or

Arrivée de Chine, la broderie se déploie en Occident dans tous les domaines via les routes de la soie. Militairement parlant, c’est Napoléon qui développe son usage dans le milieu militaire: beaucoup d’insignes vont être brodés, et certains au fil d’or, selon plusieurs techniques. La cannetille est donc un « fil d’or ou d’argent, tourné en spirale, utilisé pour des broderies en relief, notamment celles des uniformes militaires ou civils » comme le rappelle le Dictionnaire de l’Académie française (1).

Le métier arrive en Auvergne par Paris à la fin du XIXe siècle, dans le canton de Noirétable grâce aux familles Gantès et Westler, qui forment sur le tas des ouvrières brodeuses. Avec les décennies, les commandes affluent et connaissent de très importants volumes jusque dans les années 1950. Au plus haut de la production, plus de 500 femmes travaillent à domicile, sous la supervision d’entrepreneurs, pour satisfaire soit de très grandes commandes de l’armée, en séries de milliers, voire de dizaines de milliers, de pièces: insignes de casquettes, pattes de col, grenades de gendarmes et de légionnaires… Soit pour réaliser des parties d’objets plus rares: képis de maréchaux de France, casquettes d’amiral, broderies de tenues de Saint-Cyriens ou demandes d’officiers et souverains étrangers. A côté, elles réalisent des insignes pour les compagnies de chemin de fer, aériennes et autres, en plein essor entre 1930 et 1960.

A partir des années 1960, leur activité décline lentement: les effectifs des armées se réduisent, les modèles plus récents d’uniformes nécessitent moins de broderies, la production est décentralisée vers des sites de production à la machine, ou même dans des pays comme le Pakistan où le travail se fait toujours à la main, mais pour un coût moindre. Enfin, de nombreux insignes sont désormais réalisés en tissu, en métal, voire en plastique.

Insignes de casquettes de la Marine Nationale.

Détail d’une broderie sur une tenue de Saint-Cyrien.

Casquette de préfet.

Casquette de vice-amiral.

Képi de maréchal de France.

Écusson du roi du Maroc.

Flamme de trompette de la garde Républicaine.

Divers insignes posés sur un métier à broder.

Détail d’un tablier de tambour de la garde Républicaine.

Écusson de vice-amiral d’escadre (quatre étoiles).

Reproductions d’insignes de la marine napoléonienne.

Képi de général suisse, tel que porté par le fameux Guisan par exemple.

La cannetille en Auvergne aujourd’hui

Aujourd’hui, il n’existe de plus de « grenadières » (c’était leur titre) en activité en Auvergne. Elles se transmettaient leur savoir appris « sur le tas » jusqu’au début des années 2000. Heureusement, l’activité n’a pas tout à fait disparu. Des brodeuses ont été formées dans des écoles diplômantes et ont pris la relève dans plusieurs sites en France. L’une d’entre elles exerce son activité en Auvergne et son travail peut être admiré en direct dans le musée. Les activités culturelles, un mince filet de commandes de la part de préfets (pour les tricornes de préfète par exemple), d’officiers, des réalisations plus contemporaines et des demandes de reproduction d’insignes anciens venues du monde de la reconstitution historique ont permis de sauver ce travail pluri-centenaire et ce patrimoine français. Toutefois, cette relative renaissance reste fragile et dépend de l’intérêt porté par les pouvoirs publics et les visiteurs.

On peut contacter le musée et faire des demandes de broderie sur le site internet suivant:

https://www.grenadieres.com/

 

Bibliographie consultée (sans but d’exhaustivité):

-Informations rassemblées lors de la visite du musée (28 juillet 2019).

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(1): https://cnrtl.fr/definition/academie9/cannetille

Musée de la reddition allemande (Reims)

La reddition allemande a bel et bien été signée une première fois à Reims le 7 mai 1945, dans un lycée alors utilisé par les Alliés comme quartier-général du corps expéditionnaire en Europe. La salle des cartes où la cérémonie a eu lieu se visite encore, et les pièces attenantes ont été également transformées en musée. On y trouve des belles collections évoquant autant la capitulation que la vie de Reims de 1939 à 1945. Je vous propose quelques clichés de ces objets. Le site du musée:

https://musees-reims.fr/fr/musees/musee-de-la-reddition/

Le contexte de la photo n’était hélas pas précisé. Mais il s’agit sans doute de soldats Américains avec des enfants français lors de la Libération. Le plus à gauche a une bouteille du fameux Coca-Cola. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Reims était un terrain d’aviation allemand et il s’agit là de la tenue d’un artilleur de la défense antiaérienne allemande (FLAK) en 1944 à cet endroit. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Objets de la défense passive française. Elle est chargée d’alerter lors des raids aériens, de préparer l’évacuation vers les abris, d’organiser une partie des secours. Le casque est un Adrian modèle 1926 avec l’insigne de la DP. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Uniforme des reporters de guerre américains lors de la reddition allemande de 1945. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Tableau représentant la cérémonie. Les Allemands sont de dos. Hélas, le nom du peintre n’est pas précisé. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Dérive d’un Morane-Saulnier 406 abattu au sud de Cambrai le 21 mai 1940. L’escadrille était basée près de Reims. Photo de l’auteur (juillet 2019).

La fameuse salle des cartes où a été signée la reddition. On y voit les pertes, les lignes de ravitaillement, l’évolution des fronts… Photo de l’auteur (juillet 2019).

Mannequin représentant un tireur FM à moto en 1940. Il fait partie d’une unité (15e groupe de reconnaissance de division d’infanterie, au nom assez clair) s’étant battue aux environs de Reims en 1940. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Tankiste américain de la Libération, vers Reims en 1944. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Blason au nom du croiseur Colbert, bonne unité de la marine de 39-40 dont la ville de Reims était marraine. Photo de l’auteur (juillet 2019).

Le lycée existe toujours ! L’entrée du musée est ailleurs, dans une partie devenue lieu de mémoire. Photo de l’auteur (juillet 2019).

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Musée de la cavalerie (Saumur): aperçu des collections

Ville par excellence des troupes montées puis blindées, Saumur regorge de musées et lieux de mémoire militaires liés à cette arme. Je vous propose aujourd’hui un bref aperçu du musée de la cavalerie, qui retrace son histoire de la Renaissance à nos jours. Il est évidemment bien plus riche que ces quelques clichés que je partage. A lier à la manufacture d’armes blanches de Klingenthal (lien plus bas).

https://www.musee-cavalerie.fr/

https://antredustratege.com/2018/01/13/la-manufacture-darmes-blanches-de-klingenthal/

Cuirasse de cuirassier, modèle 1804. Cette cavalerie lourde est utilisée pour le choc, créer des brèches dans les rangs ennemis ou exploiter une faiblesse. Elle a encore son utilité au début du 19e siècle.

Emblème de la garde impériale modèle 1812. L’ensemble a été réalisé sous le Second Empire, époque qui réactive la gloire du Premier et fait la filiation (parfois un peu forcée) entre les deux époques.

Sabres d’apparat de la Restauration, notamment des gardes du corps du roi. Le duc d’Angoulême dont le nom apparaît est le fils aîné de Charles X , dont le mariage avec la fille de Louis XVI est resté stérile. Je l’évoque au sujet de l’Espagne ici: https://antredustratege.com/2018/05/21/lexpedition-despagne-de-1823-i-lintervention-francaise/

Cuirasses de la garde impériale, époque Second Empire. La cavalerie cuirassée se révèle inapte aux combats de 1870. Elle se fait étriller par les tirs des armes à répétition manuelle (Dreyse, Chassepot), mais va subsister jusqu’en 1914.

Détail d’une plaque de carabiniers de la garde impériale (Second Empire). Le commentaire sur ces unités cuirassées écrit plus haut s’applique là encore.

Des dragons (infanterie montée) escortent des prisonniers allemands en 1914. Hélas, le nom de l’artiste n’est pas indiqué. Après la « course à la mer » et la création d’un réseau de tranchées, les cavaliers se révèlent inutiles sur le front de l’ouest. Ils vont être démontés provisoirement. A l’est ou en Afrique, la situation est différente.

Mannequin d’un spahi. Ces cavaliers marocains ou algériens sont recrutés par la France durant l’époque coloniale et se révèlent de très bons soldats. Il reste des unités héritières de celles-ci.

Détail du casque modèle 1935 de chars de combat du général Leclerc, héros de la France Libre et de la Libération.

Les deux visages de la cavalerie en 1940: une partie est encore à cheval, et l’autre motorisée ou blindée. D’ailleurs, la motorisation rencontre toutes sortes de résistances contre elle, bien évoquées dans le roman de Maurice Druon « La dernière brigade ». Cet ouvrage marquant raconte aussi les combats de Saumur en 1940.

Guerre d’Algérie. Le mannequin porte un camouflage dit « lézard » et un pistolet-mitrailleur MAT 49. Les unités mobiles sont envoyées « nettoyer » des zones, notamment à l’époque du plan Challe. Ce général choisit de concentrer ses forces sur une zone précise, avant de passer à une autre. Ainsi, militairement, le conflit est quasiment une victoire.

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Temple de Cargnacco (Italie)

Inauguré en 1955 et voulu par un chapelain militaire, ainsi que des vétérans des troupes italiennes envoyées aux côtés des armées allemandes en URSS à partir de 1941, le temple de Cargnacco se dresse dans la plaine vénète, à 10 kilomètres d’Udine. Étrange construction de brique rouge, il est un lieu consacré au souvenir de ces hommes envoyés se battre dans des conditions difficiles. Outre 90.000 noms, on y trouve aussi des plaques, d’intéressantes mosaïques et c’est un lieu de culte catholique également.

L’endroit perpétue surtout la mémoire des alpini, soldat recrutés en montagne et utilisés à contre-emploi dans la steppe russe. Or, contrairement à une mauvaise vulgate, il ne déméritèrent pas et se battirent plus que convenablement avec les moyens médiocres dont ils disposaient.

Ainsi, avant de reprendre sur la Belgique en 1914-1918, nous continuons ici notre tour d’horizon des lieux de mémoire et musées italiens (liens ci-dessous). Un dossier consacré à la bataille de Caporetto suivra dans les mois à venir, illustré par des photos prises sur les lieux.

Le site:

https://www.tempiodicargnacco.org

L’entrée du temple. Il est écrit « Paix ». Photo de l’auteur (avril 2019).

Borne en l’honneur d’une des fameuses divisions d’alpini. Photo de l’auteur (avril 2019).

Détail d’une mosaïque, figurant la terrible retraite des troupes italiennes après la percée soviétique de la fin de l’année 1942 et du début de l’année 1943. Photo de l’auteur (avril 2019).

Détail d’une mosaïque, figurant la terrible retraite des troupes italiennes après la percée soviétique de la fin de l’année 1942 et du début de l’année 1943. Photo de l’auteur (avril 2019).

Détail d’une mosaïque présentant des combats avec les alpini en protagonistes. Photo de l’auteur (avril 2019).

Blason commémoratif. Photo de l’auteur (avril 2019).

Plaque commémorative. Il est écrit toute la douleur des familles et la dernière phrase dit: « 1954, dernière arrivée de prisonniers. Dernières espérances perdues ». Photo de l’auteur (avril 2019).

Pour compléter, une superbe chanson des alpini, Il testamento del capitano, interprété par le chœur de la brigade alpine « Julia ».

Autres articles sur le patrimoine militaire italien:

https://antredustratege.com/2015/05/01/le-frioul-et-la-memoire-de-la-premiere-guerre-mondiale-en-italie-1915-1918/

https://antredustratege.com/2018/03/03/musee-des-carabiniers-rome/

Liens:

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Douglas Haig et Édimbourg

Avant de vous proposer un nouveau dossier consacré à l’occupation allemande en Belgique durant la Première Guerre mondiale, je vous propose la découverte du patrimoine de la ville d’Édimbourg lié au maréchal Haig. Officier de carrière né dans la capitale d’Écosse, il servit en Inde et lors de dures campagnes coloniales comme la guerre des Boers (voir liens à la fin). Durant le premier conflit mondial, il commanda sur le front de l’ouest, au sein du British Expeditionary Force. Son nom est lié à la bataille de la Somme (1916) et, comme beaucoup d’officiers généraux, à l’impasse liée à cette guerre.

Si les historiens ont pu apprécier à sa juste valeur son rôle réel dans l’affaiblissement général des armées allemandes (lien au-dessous), il reste souvent associé dans les mémoires aux terribles pertes humaines durant son commandement. On se souvient moins de son rôle dans l’accompagnement des blessés après la victoire: il aida a créer la Royal British Legion, qui vient depuis au secours des vétérans, et leva des fonds pour elle. Ses objets du quotidien et les statues ou autres portraits permettent de mesurer à la fois le quotidien d’un officier de haut rang et la mémoire restée associée à son nom de nos jours.

Fiche sur le personnage pour en savoir plus:

http://www.bbc.co.uk/history/historic_figures/haig_douglas_general.shtml

Mise au point sur son rôle récapitulée par la BBC:

https://www.bbc.com/news/uk-scotland-46064486

Liens vers les sites musées où sont conservés les objets:

https://www.edinburghcastle.scot/

https://www.edinburghmuseums.org.uk/venue/museum-edinburgh

https://www.nationalgalleries.org/visit/scottish-national-portrait-gallery

Photos de l’auteur (avril 2016 et février 2019)

Statue équestre de Haig dans le château d’Édimbourg. Photo de l’auteur (avril 2016).

Uniforme d’apparat de Haig. Musée de la ville d’Édimbourg. Photo de l’auteur (février 2019).

Cafetière de Haig, bien utilisée ! Elle servit en 14-18. Photo de l’auteur (février 2019). Museum of Edinburgh.

Cantine de campagne de Haig faite par Drew & Sons à Londres, utilisée durant le premier conflit mondial. Photo de l’auteur (février 2019). Museum of Edinburgh.

Bottes de Haig, 14-18. Photo de l’auteur (février 2019). Museum of Edinburgh. Elles furent faites par Bartley & Sons de Londres, entre décembre 1915 et décembre 1916.

Haig et sa famille. Photo de l’auteur (février 2019). Museum of Edinburgh.

Haig en visite sur le front (détails précis non fournis). On voit qu’il parle à un soldat écossais, reconnaissable à son « glengarry ». Photo de l’auteur (février 2019). Museum of Edinburgh.

Badges régimentaires. La devise a notamment été celle du Queen’s Royal Lancers. Photo de l’auteur (février 2019). Museum of Edinburgh.

Boîte à l’effigie de Victoria pour les troupes d’Afrique du Sud, 1900. Haig y combat et la reine sait très bien diffuser son image. Voir à ce sujet sa biographie récente par Philippe Chassaigne. Photo de l’auteur (février 2019). Museum of Edinburgh.

Couvre-chef de Haig lors de sa période au 7th Hussars. Il y est officier dès 1885.

Après la guerre, Haig oeuvre pour les vétérans. Là cette médaille lui a été remise par la légion galloise des anciens soldats. Photo de l’auteur (février 2019). Museum of Edinburgh.

Flasque offerte par French à Haig après la guerre, avec des écrits de sa main. Il a été le précédent commandant ne chef du BEF. Photo de l’auteur (février 2019). Museum of Edinburgh.

Portrait du maréchal par John Singer Sargent, peint entre 1919 et 1922. Photo de l’auteur (février 2019), Scottish National Portrait Gallery.

Articles sur la guerre des Boers :

https://antredustratege.com/2014/09/14/la-france-et-la-seconde-guerre-des-boers-1899-1902/

https://antredustratege.com/2013/06/20/lapparition-du-camp-de-concentration-1896-1905/

Un des autres articles sur le patrimoine écossais:

https://antredustratege.com/2019/03/04/le-volet-militaire-de-la-scottish-national-portrait-gallery/

Liens:

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Le volet militaire de la Scottish National Portrait Gallery

Après avoir parlé de la National Portrait Gallery de Londres, revenons sur les collections de son équivalente écossaise, la Scottish National Portrait Gallery. Elle aussi gratuite, elle se trouve dans la nouvelle ville d’Édimbourg, celle construite en bas du château à partir de l’époque Géorgienne, donc des rois George. Elle permet de se plonger intensément dans l’histoire écossaise, avec des salles richement dotées mais pas surchargées. Ce sont tout naturellement les œuvres les plus militaires qui vont nous intéresser ici.

Le site:

https://www.nationalgalleries.org/visit/scottish-national-portrait-gallery

Photos de l’auteur

Détail de la « bataille de Glenshiel » de Peter Tillemans. La scène se déroule en 1719: un soulèvement pro-Stuart de l’Ecosse est organisé avec le concours de l’Espagne, alors en guerre contre la Grande-Bretagne. Aussi étonnant que cela puisse paraître, des soldats espagnols réussirent à rejoindre les Highlands et s’y battirent. Hélas pour eux, une tempête en dispersa la plupart en mer: l’expédition fut un échec et la répression terrible. On voit bien les Écossais qui tiennent les hauteurs.

Autre détail du même tableau, avec les hommes des clans au sommet.

Un autre portrait de Bonnie Prince Charlie, attribué à Mosman en 1750. Il représente le prince plus jeune, avec son habit de highlander. Ce touchant tableau est l’un des plus connus du personnage dont vous retrouverez l’histoire ici: https://antredustratege.com/?s=bonnie+prince+charlie&submit=Recherche

De Loutherbourg, alsacien, a peint ce saisissant tableau en 1802 sur la base de témoignages. Il représente le débarquement des troupes britanniques à Aboukir en 1801. Après la départ de Bonaparte d’Egypte (voir plus bas), les troupes françaises sont livrées à elles-mêmes et sont finalement vaincues. Plus d’informations ici: https://antredustratege.com/2017/12/10/larmee-degypte-apres-le-depart-de-bonaparte-1799-1801/

Détail du même tableau avec le navire de commandement. Le général, Abercomby, est Écossais, d’où la présence de cette toile. Plus d’informations ici: https://antredustratege.com/2017/12/10/larmee-degypte-apres-le-depart-de-bonaparte-1799-1801/

Autre détail, on voit des marins autour d’une caronade, terrible pièce d’artillerie à courte portée… D’invention écossaise encore une fois. Plus d’informations ici: https://antredustratege.com/2017/12/10/larmee-degypte-apres-le-depart-de-bonaparte-1799-1801/

C’est le « frère » du tableau précédent, du même artiste. Il représente la bataille d’Alexandrie, victoire britannique. L’artiste représente ici le général blessé: il ne survécut pas à ses maux, mais commanda jusqu’à la fin de la journée. Plus d’informations ici: https://antredustratege.com/2017/12/10/larmee-degypte-apres-le-depart-de-bonaparte-1799-1801/

Détail.

Détail avec le général et son Etat-major.

Détail avec l’artillerie.

Copley représente ici Hugh Montgomerie, officier qui leva un régiment écossais, le 77th Foot, des fantassins. Ils se battirent durant les guerres franco-britanniques (qui virent beaucoup d’Amérindiens impliqués) en Amérique.

Peu connu en France, ce tableau de Mercer représente Charles Kenneth Scott-Moncrieff, officier et traducteur en anglais… de Proust ! Il servit dans le régiment des King’s Own Scottish Borderers qui connut le combat en France durant la Première Guerre mondiale. Blessé à Arras en 1917, il souffrit dans son corps et son esprit.

Plus étonnant, du moins à première vue, ce tableau de Valentin Serov (1902) représentant le tsar Nicolas II en tenue de colonel des Royal Scots Grey. A première vue en effet, car il était d’usage au XIXe siècle et au début du XXe qu’un souverain soit officier honoraire d’un régiment d’un autre pays. Là, les liens familiaux l’expliquent : cette oeuvre accentue bien la ressemblance avec le cousin du tsar… Le roi Georges V.

L’article sur celle de Londres:

https://antredustratege.com/2018/12/16/le-volet-militaire-de-la-national-portrait-gallery-londres/

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