Archives de Tag: Italie

La République romaine de 1849. La guerre avec l’Autriche et ses conséquences

Le pape ne s’engage pas contre l’Autriche

La situation passablement embrouillée décrite précédemment, faite de mouvements insurrectionnels et révolutionnaires se nourrissant l’un l’autre, se complexifie encore un peu plus au printemps 1848 en Italie. Dans le sillage de cinq journées révolutionnaires antiautrichiennes à Milan (18-22 mars 1848), le roi du Piémont-Sardaigne déclare la guerre à l’Autriche. Le plus puissant État d’Italie souhaite profiter de la situation interne passablement dégradée dans l’empire d’Autriche, et du fait que son pouvoir est secoué dans le Nord de l’Italie. L’idée de l’unification autour de lui est en pleine progression.

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La République romaine de 1849. Le pape, l’Italie et le printemps des peuples

Pie IX et ses réformes

J’ai précédemment rappelé que les révolutions de 1848-1849 ne sortaient pas de nulle part en Italie, et s’inscrivaient dans un terreau propice à la contestation alors que les décennies précédentes avaient déjà connu des révoltes et des manifestations bruyantes.

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La République romaine de 1849. Introduction

Un événement dans son contexte

Bien connue en France, l’année 1848 est celle de la chute de la monarchie de Juillet et de l’avènement de la IIe République. Toutefois, elle est trop souvent prise isolément et sortie de son contexte européen, alors que cette période révolutionnaire est loin de se résumer à la seule année 1848 et à la France. Ainsi, il convient de la rattacher à un mouvement de fond plus global de montée des sentiments nationaux, de contestation des décisions du congrès de Vienne.

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La bataille de Caporetto: V) Les conséquences et le mythe

Je l’ai dit la dernière fois: la rupture du front suite à la bataille de Caporetto ne signifie pas la défaite de l’Italie. Elle parvient à stabiliser la ligne des combats, notamment le long du fleuve Piave qui devient bientôt légendaire et personnifié, l’objet de chansons et de dessins. Les Austro-Allemands ne parviennent pas à le franchir et sortir l’Italie, soutenue par des troupes de l’Entente, de la guerre. En novembre 1918, la très belle victoire de Vittorio Veneto marque même la revanche des Italiens qui vainquent Vienne avant le fameux 11 novembre  (soit le 4), dont j’ai pu souligner ailleurs la relativité (1). Toutefois, tout ceci nous éloigne de Caporetto proprement dit. Il nous reste donc à analyser les conséquences de la bataille et le mythe qui l’entoure.

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La bataille de Caporetto: IV) La retraite se mue en déroute

La rupture du front

Nous l’avons vu la dernière fois, l’ordre de repli général ne se traduit pas par une retraite en bon ordre. Cadorna lui-même abandonne Udine le 27, pour se replier avec tout le commandement à Trévise, soit cent kilomètres en arrière. Et ce sans laisser aucune structure, même provisoire derrière lui. L’effet produit est désastreux et les clichés que la mémoire collective italienne conservent ont une base bien réelle de vérité.

Ainsi, le front se rompt rapidement et la retraite se transforme en déroute. Si les morts militaires ne sont « que » 40.000, l’historien Giorgio Rochat donne des chiffres éloquents: 280.000 prisonniers, 350.000 soldats débandés, sans unité. Le matériel abandonné est précieux: plus de 3000 canons, autant de mitrailleuses, sans compter la nourriture et le reste. Heureusement, certains officiers plus énergiques et volontaires que les autres ont localement sauvé la situation. Cela a permis à des unités entières de rejoindre les nouvelles lignes en bon ordre… en emportant, difficilement certes, avec elles leurs vivres et leur équipement. Preuve, s’il en est, que cette déroute n’obéit pas à une fatalité, mais est la résultante de plusieurs causes.

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La bataille de Caporetto: III) Premiers succès austro-hongrois et allemands

Nous avons vu les précédentes fois la mise en place de ce qui va être appelé par la suite la bataille de Caporetto, en replaçant ces plans et préparatifs dans un contexte plus large. Alors que la bataille débute le 24 octobre 1917, les troupes austro-hongroises et allemandes vont progresser de manière fulgurante, dépassant même les prévisions. On le rappelle, l’affrontement n’était pas censé être une offensive de grande envergure, mais l’effondrement très rapide du dispositif italien le fait changer de nature.

Les premiers jours de combat 

En fait, les Italiens, on l’a vu, ne s’attendaient pas à telle attaque et leur dispositif est marqué par une série de faiblesses qu’on a décrites. Ainsi, quand les combats débutent, leur réaction est trop lente et mal coordonnée. L’artillerie italienne, qui comporte pourtant 560 pièces au point le plus fort de la ligne, ne parvient pas à effectuer des tirs bien cadrés et efficaces. Les unités communiquent mal entre elles et, dans le secteur de l’attaque secondaire, vers Plezzo, des centaines d’hommes sont tués par des gaz de combat bien utilisés. Allemands et austro-hongrois progressent vers les tranchées secouées par des bombardements brefs mais violents, et en colonnes plus mobiles que les précédentes vagues d’assaut en ligne.

La confusion s’empare de plusieurs unités italiennes, confusion qui ne va pas faciliter un récit scientifique par la suite et qui va nourrir beaucoup de rumeurs quant au comportement au feu des troupes royales. Il reste que désorganisation et effet de surprise semblent battre leur plein. S’il y a un responsable, il est plutôt à chercher du côté du commandement, totalement dépassé et incapable de réagir dans les premiers moments, pourtant fondamentaux dans une bataille. Le tout va amener à l’écroulement de toute la structure de l’armée. Déjà, certaines positions-clés dans les vallées sont mal tenues, voire abandonnées sans combat. En deux jours seulement les troupes allemandes et austro-hongroises atteignent leurs objectifs, voire les dépassent.

Pistolet Rast et Gasser austro-hongrois, modèle 1898. Musée de Caporetto, photo de l’auteur (avril 2019).

Caporetto (Kobarid) aujourd’hui, en Slovénie. Photo de l’auteur (avril 2019).

Le retrait

Les premiers jours catastrophiques et le manque de réserves conduisent les hauts gradés italiens à décider du repli. En fait, les troupes en arrière du front sont en plein repos, complètent leurs effectifs et matériels ou ne sont pas endivisionnées. Après avoir attendu un redressement général durant les journées du 25 et du 26, le commandant en chef décide donc d’émettre un ordre général de retrait dans la nuit suivante. L’idée est de se replier le long du fleuve Tagliamento, abandonnant ainsi des positions âprement conquises et défendues depuis plus de deux ans.

Ainsi, si l’ordre est réaliste sur le papier, étant donné les conditions, il produit un mauvais effet sur le moral italien. Il ruine dans leurs esprits les efforts si durement consentis. De plus, le général en chef Cadorna s’est à tort convaincu d’une désagrégation de certaines unités italiennes, qui disposaient pourtant encore de troupes « fraîches ». D’autres choix auraient donc pu être faits: l’armée a été surprise, mais ne s’est pas encore écroulée. Là, suivre l’ordre de retraite s’avère très difficile étant donné la nature du terrain et l’agressivité de l’ennemi. Pour se replier et atteindre les ponts les plus importants sur le Tagliamento, certaines troupes doivent même marcher vers le nord-ouest, soit en direction de l’adversaire ! L’historien Giorgio Rochat affirme que Cadorna a en fait perdu le contact avec la réalité du terrain, et la suite de cette retraite va se transformer en déroute.

Bibliographie consultée (sans but d’exhaustivité):

L’essentiel des livres est sans surprise en italien. Je conseille la lecture de Giorgio Rochat à ceux qui maîtrisent cette langue, il est très facile d’accès, plus que son collège Isnenghi à mon sens (voir qui a écrit quel chapitre en table des matières). Le deuxième livre est une histoire-bataille à l’ancienne, fouillée, bien illustrée et coordonnée par le service historique militaire italien.

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

-GASPARI (Paolo), « La battaglia di Caporetto il 24 ottobre 1917 » dans La grande guerra italiana. Le battaglie, Udine, Gaspari, 2015, 255 p.

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La bataille de Caporetto: II) Préparation et déclenchement

La création de la quatorzième armée 

On l’a dit précédemment, le but des commandements austro-hongrois et allemand n’est pas de monter une immense offensive dans un secteur difficile d’accès, mais de conduire une attaque aux moyens et objectifs limités, pour relâcher la pression sur un front où l’armée impériale et royale menace de s’écrouler à moyen terme. Une armée est donc créée pour l’occasion, la XIVe, avec 7 divisions allemandes et 8 austro-hongroises.

L’idée est de surgir depuis deux têtes de pont: Tolmino (attaque principale) et Plezzo (diversion), avec de nouvelles méthodes de combat pour cette région. On parle là de l’emploi du gaz (connu depuis 1915 dans les Flandres) et de petites unités chargées de s’infiltrer pour désorganiser le dispositif italien, phénomène à replacer dans un contexte plus large (1). Plutôt que de partir à l’assaut en vagues serrées et très facilement atteignables par le feu des mitrailleuses, il est décidé de lancer en avant des colonnes très entraînées et elles aussi dotées d’armes automatiques, comme des mitrailleuses légères. 

De plus, ayant appris des batailles passées, notamment Verdun, l’Allemagne fait le choix de renoncer à une longue préparation d’artillerie (parfois de plusieurs jours auparavant), somme toute peu efficace et qui laisse le temps à l’ennemi d’organiser sa défense, notamment en deuxième ligne. Le tout est couplé à une intense recherche de renseignement sur le terrain: passage en revue de cartes, de photos aériennes, patrouilles, interception des communications radio italiennes mais aussi avec l’aide d’informateurs. Les assaillants connaissent donc le terrain sur lequel ils vont se battre.

Le plan du début de la bataille sur le site du ministère de la Défense italien. http://www.esercito.difesa.it/storia/pagine/o12-battaglia-caporetto.aspx

Le début de la bataille

Ainsi, quand débute la bataille le 24 octobre 1917, les Alliés profitent de l’effet de surprise. En effet, ils limitent leurs tirs de préparation d’artillerie à quelques heures dans la nuit du 23 au 24 et ont la chance d’être couverts par une légère brume.

Côté italien, les troupes ont été mises en défense depuis la mi-septembre, mais sans ordre précis, de manière très générale. Le commandant en chef Luigi Cadorna ne croit en effet pas à la probabilité d’une offensive « de grand style » adverse et a négligé ce volet, comme la création d’une réserve pour se porter sur un point du front qui viendrait à rompre. Toutefois, contrairement à ce qui a souvent été écrit sur lui, il n’est pas le seul responsable. Ainsi, ses subordonnés n’ont pas réellement suivi ses ordres. Citons l’exemple du général Capello à la tête de la IIe armée: il a tout simplement désobéi et laissé ses hommes en position offensive ! A leur décharge, c’est une guerre d’attaque que tous ces hommes menaient depuis 1915, et changer de posture mentale ainsi que sur le terrain n’était pas simple. Il n’empêche que leur outil militaire n’est pas prêt quand l’attaque débute, et le front va rapidement rompre.

Notons toutefois que Cadorna n’a pas réellement vérifié sur le terrain si ses directives avaient été suivies, ce qui aurait pu éviter certains problèmes.

Caporetto (Kobarid) et les montagnes environnantes aujourd’hui, en Slovénie. Photo de l’auteur (avril 2019).

Caporetto (Kobarid) et les montagnes environnantes aujourd’hui, en Slovénie. Photo de l’auteur (avril 2019).

Bibliographie consultée (sans but d’exhaustivité):

L’essentiel des livres est sans surprise en italien. Je conseille la lecture de Giorgio Rochat à ceux qui maîtrisent cette langue, il est très facile d’accès, plus que son collège Isnenghi à mon sens (voir qui a écrit quel chapitre en table des matières). Le deuxième livre est une histoire-bataille à l’ancienne, fouillée, bien illustrée et coordonnée par le service historique militaire italien.

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

-GASPARI (Paolo), « La battaglia di Caporetto il 24 ottobre 1917 » dans La grande guerra italiana. Le battaglie, Udine, Gaspari, 2015, 255 p.

Liens:

1: Voir par exemple les arditi: https://antredustratege.com/2015/06/01/les-arditi-italiens-i-origines-et-formation/

Caporetto en jeu vidéo: https://www.wargamer.fr/la-bataille-de-caporetto-a-travers-to-end-all-wars/

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La bataille de Caporetto: I) Introduction

Caporetto est l’une des batailles les plus significatives de la Première Guerre mondiale, et ce presque plus pour sa mémoire et les représentations que l’on en a que pour le fait en lui-même. Or, lorsqu’on étudie Clio, ces deux derniers volets sont au moins aussi importants que les événements, car ils créent de l’histoire à leur tour. Ce lieu et ce qui s’y passa a ainsi été instrumentalisé par la suite et il est généralement rattaché à une terrible défaite, voire une déroute italienne.

Toutefois, même si le nom de cette bataille est bien connu des historiens, il a moins marqué l’imaginaire collectif français, plus rattaché à Verdun, la Somme, ou encore la Marne et le chemin des Dames. Je vais donc m’attacher cette-fois à en retracer les grandes lignes et revenir sur les conséquences matérielles et mémorielles de Caporetto, qui ont marqué l’histoire de l’Italie au XXe siècle.

L’Italie en guerre de 1915 à 1917

Restée neutre en 1914, l’Italie est finalement entrée en guerre aux côtés de l’Entente en mai 1915. Ce ralliement suscite de grands espoirs, car il ouvre un nouveau front contre les Empires centraux. Le pays, lui, espère profite au maximum de cet effet et emporter une victoire rapide. L’idée est de marcher vers le Trentin et l’Istrie, réclamées par Rome, puis pourquoi pas en direction de Vienne, sur un front laissé dégarni par l’Autriche-Hongrie, occupée dans les Balkans et contre l’armée russe.

Toutefois, c’est un échec: l’armée italienne n’est pas prête avant la mi-juillet, et attaque avec lenteur, tout en manquant d’artillerie et opérant essentiellement dans un terrain montagneux propice à la défense. L’armée ennemie a donc eu le temps de se préparer et contre l’effort italien. Cela inaugure plusieurs années d’une guerre terrible dont les conditions de combat très difficiles, du fait du terrain et du climat alpin, sont finalement assez peu comparables aux affrontements de la steppe ukrainienne ou des tranchées des Flandres.

Les chocs se déroulent essentiellement le long d’un cours d’eau qui donne son nom aux batailles principales, le fleuve Isonzo. Bien que n’ayant pu y percer le front de manière décisive, l’armée italienne repousse peu à peu son adversaire, qui doit se battre sur plusieurs fronts et peine à remplacer les pertes. Alors que se termine l’année 1917, très importante dans le conflit, l’armée impériale et royale craint de ne pouvoir faire face à une nouvelle offensive italienne de grande ampleur et décide de réagir.

Téléphérique italien dans le secteur de Caporetto. On se doute bien de la difficulté du combat en montagne. Photo de l’auteur (avril 2019). Cliché conservé au musée de la bataille: https://www.kobariski-muzej.si/en/

Position austro-hongroise dans le secteur de Caporetto. On se doute bien de la difficulté du combat en montagne. Photo de l’auteur (avril 2019). Cliché conservé au musée de la bataille: https://www.kobariski-muzej.si/en/

Vienne demande de l’aide à Berlin

En effet, bien que les pertes italiennes aient été importantes dans les précédentes batailles, l’Etat-major austro-hongrois sait pertinemment qu’il ne parviendra pas à rassembler suffisamment de réserves pour soutenir un combat prolongé, et décide demander de l’aide à l’allié allemand. Bien que réticent, car occupé à préparer ses grandes attaques du printemps prochain à l’ouest, le commandement de l’armée du kaiser décide d’y souscrire par crainte d’un écroulement de la résistance de la double-monarchie, qui entraînerait sa propre perte.

L’idée n’est pas de bâtir des plans faramineux et irréaliste, mais « simplement » de conduire une offensive moyenne pour soulager la pression sur ce front, avant le début de l’année suivante. Sept divisions allemandes de grande qualité avec artillerie et impedimenta nécessaires sont ainsi fournies par Berlin, pour une durée limitée. Après avoir participé aux assauts, elles doivent revenir à l’ouest pour pouvoir participer aux grandes offensives du printemps suivant. Le déroulement ultérieur de ce qu’on l’on va appeler la bataille de Caporetto ne doit donc pas laisser croire à un plan préétabli d’attaque de très grande ampleur.

Carte du front sur le site de West point:

Cliquer pour accéder à WWOne14.pdf

Bibliographie consultée (sans but d’exhaustivité):

-ISNENGHI (Mario) et ROCHAT (Giorgio), La grande guerra, Bologne, Il mulino, 2014 (4e édition), 586 p.

-GASPARI (Paolo), « La battaglia di Caporetto il 24 ottobre 1917 » dans La grande guerra italiana. Le battaglie, Udine, Gaspari, 2015, 255 p.

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Temple de Cargnacco (Italie)

Inauguré en 1955 et voulu par un chapelain militaire, ainsi que des vétérans des troupes italiennes envoyées aux côtés des armées allemandes en URSS à partir de 1941, le temple de Cargnacco se dresse dans la plaine vénète, à 10 kilomètres d’Udine. Étrange construction de brique rouge, il est un lieu consacré au souvenir de ces hommes envoyés se battre dans des conditions difficiles. Outre 90.000 noms, on y trouve aussi des plaques, d’intéressantes mosaïques et c’est un lieu de culte catholique également.

L’endroit perpétue surtout la mémoire des alpini, soldat recrutés en montagne et utilisés à contre-emploi dans la steppe russe. Or, contrairement à une mauvaise vulgate, il ne déméritèrent pas et se battirent plus que convenablement avec les moyens médiocres dont ils disposaient.

Ainsi, avant de reprendre sur la Belgique en 1914-1918, nous continuons ici notre tour d’horizon des lieux de mémoire et musées italiens (liens ci-dessous). Un dossier consacré à la bataille de Caporetto suivra dans les mois à venir, illustré par des photos prises sur les lieux.

Le site:

https://www.tempiodicargnacco.org

L’entrée du temple. Il est écrit « Paix ». Photo de l’auteur (avril 2019).

Borne en l’honneur d’une des fameuses divisions d’alpini. Photo de l’auteur (avril 2019).

Détail d’une mosaïque, figurant la terrible retraite des troupes italiennes après la percée soviétique de la fin de l’année 1942 et du début de l’année 1943. Photo de l’auteur (avril 2019).

Détail d’une mosaïque, figurant la terrible retraite des troupes italiennes après la percée soviétique de la fin de l’année 1942 et du début de l’année 1943. Photo de l’auteur (avril 2019).

Détail d’une mosaïque présentant des combats avec les alpini en protagonistes. Photo de l’auteur (avril 2019).

Blason commémoratif. Photo de l’auteur (avril 2019).

Plaque commémorative. Il est écrit toute la douleur des familles et la dernière phrase dit: « 1954, dernière arrivée de prisonniers. Dernières espérances perdues ». Photo de l’auteur (avril 2019).

Pour compléter, une superbe chanson des alpini, Il testamento del capitano, interprété par le chœur de la brigade alpine « Julia ».

Autres articles sur le patrimoine militaire italien:

https://antredustratege.com/2015/05/01/le-frioul-et-la-memoire-de-la-premiere-guerre-mondiale-en-italie-1915-1918/

https://antredustratege.com/2018/03/03/musee-des-carabiniers-rome/

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Musée des Carabiniers (Rome)

Avant de reprendre nos affaires écossaises, je vous propose la découverte du musée des Carabiniers, à Rome. A deux pas du Vatican et gratuit, cet établissement est très riche en objets et informations sur cette composante essentielle des forces armées italiennes. Inspirés par la gendarmerie française, ils remplissent d’importantes missions de sécurité en Italie et sur les théâtres d’opérations extérieurs où les troupes de la Botte interviennent. Ils furent aussi de toutes les guerres du Piémont-Sardaigne puis de l’Italie depuis leur création en 1814. Le site du musée:

http://www.carabinieri.it/arma/ieri/museo-storico

Photos de l’auteur

Dessin du premier uniforme des Carabiniers, 1814. Il s’agit de la petite tenue estivale (car il y en a d’autres !) pour les hommes à pied. Photo de l’auteur.

Vous remarquerez l’usage du français, encore important dans le royaume de Piémont-Sardaigne avant l’unité italienne. C’était la langue du parlement comme le rappelle l’historien italien Lucio Villari dans « Bella e perduta. L’Italia del Risorgimento ».

Différents fusils (2e moitié du XIXe siècle) utilisés par les carabiniers. Photo de l’auteur.

Un bronze en l’honneur des carabiniers qui se battirent pour l’unité italienne. Photo de l’auteur.

Revolver Glisenti « type lefaucheux » modèle 1861 utilisé par les carabiniers. Photo de l’auteur.

Revolver Bodeo modèle 1889 utilisé par les officiers des carabiniers, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale comprise pour certains. Photo de l’auteur.

1880, « La récidive » Photo de l’auteur.

Étonnante FIAT modèle 1915 « Villar Perosa », arme d’aviation (où de nombreux carabiniers s’illustrèrent comme pionniers) aussi utilisée en petit nombre au sol. Photo de l’auteur.

1917, la fanfare des carabiniers chez les alliés britanniques à Folkestone. Vous noterez les drapeaux. Photo de l’auteur.

14 juillet 1919, les troupes italiennes, dont des carabiniers, défilent sur les Champs-Elysées. Photo de l’auteur.

« La lettura », 1er août 1915 propose ce dessin des « Carabiniers dans la tranchée ». Il est l’oeuvre d’Achille Beltrame. Photo de l’auteur.

Vélo militaire 15-18, utilisé par les carabiniers notamment. Photo de l’auteur. Vous voudrez bien excuser l’extincteur.

Célèbre tableau de la charge de Pastrengo où s’illustrèrent les Carabiniers en 1848, lors des guerres risorgimentales. Photo de l’auteur. L’événement est quasi fondateur pour eux et est encore commémoré.

Autres articles sur le patrimoine militaire italien:

https://antredustratege.com/2015/05/01/le-frioul-et-la-memoire-de-la-premiere-guerre-mondiale-en-italie-1915-1918/

https://antredustratege.com/2015/05/16/le-musee-historique-et-naval-de-venise-en-images/

https://antredustratege.com/2017/04/24/museo-centrale-del-risorgimento-rome/

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